
La ministre de la Santé était l'invitée de LCI jeudi matin. Elle a annoncé le partenariat avec un quatrième laboratoire fabriquant le vaccin. Ecoutez ses propos.
Les généralistes repartent au front pour un euro très symbolique
Si vous avez rendez-vous chez votre médecin ce lundi, vous pourriez avoir une surprise : une consultation à 23 euros au lieu de 22. Les généralistes sont appelés par le syndicat CSMF à facturer un euro de plus ce lundi.
Publié le 12/04/2010
Consultation à 23 euros : la justice dit non
Cet arrêt de la Cour de cassation intervient le jour où des syndicats de médecins généralistes libéraux appelaient de nouveau les praticiens à fermer leur cabinet pour réclamer plus de moyens, dont la consultation à 23 euros.
Publié le 08/04/2010
Porte close chez certains médecins généralistes
Des syndicats de médecins généralistes libéraux appellent de nouveau les praticiens à fermer leur cabinet jeudi pour réclamer davantage de moyens.
Publié le 07/04/2010
Les médecins prêts à passer en force pour un euro très symbolique
Le principal syndicat de médecins libéraux appelle les généralistes à pratiquer unilatéralement des tarifs de 23 euros la consultation au lieu de 22 dès le 12 avril, s'ils n'obtiennent pas satisfaction sur d'ici là.
Publié le 21/03/2010
Vingt-trois euros qui déclenchent une fronde des médecins
S'estimant moins considérés que les médecins spécialistes, dont le prix de la consultation est plus élevé, ou "harcelés" par la Sécu pour limiter les dépenses, les généralistes sont appelés à laisser leur cabinet fermé ce jeudi.
Publié le 11/03/2010
Les généralistes veulent la consultation à 23 euros
Plusieurs syndicats des médecins généralistes libéraux appellent à fermer leurs cabinets le 11 mars pour réclamer davantage de moyens et dénoncer un "système de santé sans pilote et à la dérive".
Publié le 02/03/2010
Les cas, suspects ou avérés, de grippe A/H1N1 ne seront plus systématiquement acheminés à l'hôpital via le Samu. Une organisation parfois injustifiée et surtout inadaptée à l'épidémie attendue pour la rentrée. A partir de ce jeudi, ce sont donc les médecins généralistes, en association avec les pédiatres et les pneumologues, qui assureront la prise en charge des patients. Ils décideront si un traitement par médicaments antiviraux est nécessaire. Ils rédigeront au besoin une ordonnance pour aller chercher gratuitement dans une pharmacie des masques que portera le malade pour protéger son entourage. Ils donneront également des conseils pour éviter la contagion dans la famille et parmi les proches. En cas de symptômes graves, le malade sera dirigé vers l'hôpital.
Pour cette "plus vaste opération de santé publique" de l'histoire française récente, les autorités ont pour la première fois décidé de "s'appuyer sur les médecins généralistes", s'est félicité mercredi le docteur Martial Olivier-Koehret, président du syndicat MG France. Une décision qui suscite "une très grande fierté" au sein de la profession, a-t-il déclaré à LCI.fr. Les généralistes ont besoin d'être informés et d'être rassurés, souligne-t-il toutefois.
Accompagnement
Pour s'informer : - le site pandemie-grippale.gouv.fr - 0 825 302 302 |
Roselyne Bachelot a justement présenté mercredi le plan d'accompagnement de cette nouvelle organisation. Les autorités sanitaires françaises ont déjà distribué aux généralistes 300.000 kits d'information sur le virus et les mesures à prendre lorsqu'un malade arrive dans leur cabinet. Les médecins de ville ont également à leur disposition 250.000 kits de protection. Ils peuvent par ailleurs s'abonner à une messagerie professionnelle diffusant des informations utiles : 45.000 docteurs en sont actuellement utilisateurs, contre 14.000 à l'apparition du virus. Avant le 10 août puis à la rentrée, se tiendront des réunions départementales entre les autorités et les professionnels de santé. Les centres départementaux de stockage de masques, au nombre de 16 à ce jour, seront par ailleurs étendus à l'ensemble du territoire.
Avec ce plan, qui s'appuie sur celui mis en place à l'origine pour lutter contre une éventuelle épidémie de grippe aviaire, "nous disposons d'un cadre mais il faudra forcément l'adapter", pointe Martial Olivier-Koehret. "Le climat de concertation avec les pouvoirs publics qui s'est instauré dans les dernières semaines, je souhaite le voir se développer dans les départements", insiste-t-il. "J'ai totalement confiance dans la médecine libérale", a déclaré pour sa part la ministre de la Santé.
Quatre campagnes de vaccination
"Le plan est conçu pour un virus beaucoup plus létal [le virus de la grippe aviaire, NDLR] que celui" actuel, a assuré la ministre de la Santé. Mêmes propos rassurants de la part du Dr Olivier-Koehret : "La grippe, on la connaît : la plupart des malades guérissent au bout de deux trois jours, certains mettent 5 à 6 jours et une toute petite partie nécessite une hospitalisation". Le médecin rappelle l'importance des "mesures barrières" : "On a perdu l'habitude de se laver les mains et de moucher le nez des enfants, il faudra s'y réhabituer", a-t-il déclaré à LCI.fr.
"Chaque année, les généralistes ont l'habitude de prendre en charge des malades de la grippe", a-t-il fait remarquer. Mais contrairement au virus "classique" de la grippe, le virus apparu au Mexique touche "principalement les actifs", à savoir les 14-54 ans. D'où l'importance d'informations précises sur la vaccination des patients et la prise en charge des malades, selon le président de MG-France. "Au début de l'épidémie, le Tamiflu était administré systématiquement ; aujourd'hui, on sait qu'il n'est pas utile dans la plupart des cas mais uniquement pour les cas avec des complications", justifie le Dr Olivier-Koehret. Il faudra également adapter les horaires des visites, précise le praticien, afin que grippés et non grippés ne se côtoient pas.
Selon lui, les généralistes devront assurer quatre campagnes de vaccination concomitantes d'octobre à janvier : contre la grippe saisonnière, contre le virus A/H1N1, contre les pneumocoques et contre les méningocoques, lesquels seront en probable recrudescence. D'où l'importance de définir les populations à vacciner en priorité : personnes déjà atteintes, personnes à risques, professionnels de santé...
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