
"Il n'y a pas de raison de s'alarmer mais des motifs de se préparer". Le mot de Brice Hortefeux résume l'attitude des autorités françaises : dédramatisation et vigilance. S'il n'y a pas d'épidémie de grippe A/H1N1 en France, des cas suspects ou avérés sont signalés régulièrement, comme c'était le cas récemment dans des colonies de vacances. Le dernier cas en date étant celui du centre de voile des Glénan, au large de Concarneau, dans le sud Finistère. Trois jeunes stagiaires y ont probablement été atteints du virus et ont quitté l'archipel. Ils ont été placés en observation sur le continent.
"On est a priori sur des cas de grippe A", a déclaré le directeur de cabinet du préfet du Finistère Maurice Barate en précisant que l'état de santé des jeunes n'inspirait pas d'inquiétude. Selon la préfecture du Finistère, les stagiaires concernés, majeurs et mineurs, ont été pris en charge par la "médecine de ville" dans des locaux du centre de voile des Glénan sur le continent.
"561 cas recensés depuis le mois d'avril"
En France, "il n'y a que 561 cas recensés depuis le mois d'avril, dont aucun mortel, ce qui veut dire que la situation est aujourd'hui encadrée", souligne toutefois Brice Hortefeux. Le ministre de l'Intérieur a tenu à montrer la mobilisation du gouvernement sur ce sujet en visitant mardi la plate-forme départementale des Hauts-de-Seine, à Nanterre, où sont stockés des masques. En cas de pandémie, "il faudrait 127.000 masques par jour dans le département et nous avons décidé de constituer un stock pour une semaine, soit 900.000 masques", a expliqué au ministre le préfet des Hauts-de-Seine, Patrick Sztroda.
A ces masques, tant les spéciaux destinés aux personnels de santé ou aux agents de sécurité (policiers, gendarmes, pompiers) que ceux dits "chirurgicaux" à distribuer aux malades pour éviter qu'ils ne propagent le virus, devraient s'ajouter plus tard les antiviraux et les vaccins. "Un milliard de masques antiprojection sont commandés et en passe d'être livrés et avec la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, nous avons commandé 94 millions de vaccins, plus 28 millions supplémentaires", a résumé Brice Hortefeux. Cela "signifie qu'on est certainement un des pays au monde dans lequel la précaution est la plus forte en cas de pandémie", a-t-il relevé.
Du côté de l'industrie pharmaceutique aussi, on se prépare. Le laboratoire GSK a ainsi rappelé provisoirement 160 salariés licenciés de son usine d'Evreux pour faire face à une forte hausse des commandes d'un médicament destiné à lutter contre le virus.
D'après agence
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