
Les cabines de bronzages resteront ouvertes en France, même si leurs UV sont désormais classés cancérogènes. Jeudi matin sur France 2, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a estimé qu'il ne s'agissait pas "de les interdire", rappelant qu'un certain nombre de mesures encadraient déjà leur fonctionnement. "Elles doivent avoir un personnel qualifié. Ces cabines de bronzage sont interdites aux mineurs, et nous faisons régulièrement des contrôles qui souvent s'avèrent effectivement douteux dans un certain nombre de cabines de bronzage", a-t-elle indiqué.
Plutôt que de tout fermer donc, la ministre préconise la prévention. Des campagnes d'information spécifiques vont donc être mises en place. "Dans les campagnes de prévention, nous parlons surtout des dangers du bronzage naturel. Je ferai en plus une campagne sur les dangers du bronzage artificiel", a souligné la ministre.
Niveau 1 dans neuf pays
Le Centre international de recherche sur le cancer "a rappelé un certain nombre de vérités. On avait pensé que seuls les UVB étaient cancérogènes, on a bien indiqué que les UVA, qui sont la principale source de rayonnement bronzant dans les cabines étaient aussi cancérogènes", a souligné la ministre.
Depuis 1992, les rayonnements solaires ultraviolets (A, B et C), de même que les UV artificiels des lampes et lits à ultraviolets, étaient classés au niveau 2 de la classification du Circ, c'est-à-dire probablement cancérogène. Au vu des dernières études scientifiques, 20 experts de neuf pays ont désormais classé tous les rayonnements ultraviolets au niveau 1, c'est-à-dire cancérogène pour l'homme. Les résultats de leurs travaux sont présentés dans l'édition d'août de la revue médicale Lancet Oncology.
D'après agence
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