Qui sera vacciné en priorité ?

Par A.C., le 16 juillet 2009 à 09h45 , mis à jour le 16 juillet 2009 à 14h26

Vaccination par population, mobilisation des généralistes, distributions de masques... Tout ce que vous devez savoir sur le plan français de lutte contre la grippe A/H1N1.

Grippe

Le plan de bataille a été dévoilé en détails mercredi par la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. Le gouvernement a monté d'un cran supplémentaire son dispositif de lutte contre la grippe A/H1N1, dans la crainte d'une épidémie à l'automne ou même avant. 94 millions de doses de vaccins ont été commandées auprès de Sanofi-Pasteur, GSK et Novartis. Ces contrats, qui représentent 1 milliard d'euros, comportent une  pré-réservation pour 36 autres millions de doses.
 
1. Les populations à risques vaccinées en priorité
Dans un premier temps, il faudra sélectionner qui sera vacciné avec ces doses, et qui ne le sera pas. Le gouvernent est en train de définir la stratégie vaccinale et les personnes "particulièrement exposées" ou à "risques". Ainsi, ce sont les personnes de moins de 65 ans qui souffrent d'une affection de longue durée, les femmes enceintes, les enfants de moins de un an - sachant que le vaccin aurait une autorisation de mise sur le marché à partir de 3 ans -, et les jeunes de moins de 18 ans qui devraient bénéficier des premières doses. Mais La ministre a répété que l'objectif était "de proposer la vaccination à l'ensemble de la population".
 
2. Mobilisation des généralistes
Avant même la livraison des premiers vaccins, le dispositif de prise en charge des malades va mobiliser les médecins libéraux à partir du 23 juillet. "Les médecins généralistes seront au centre du dispositif", a souligné Roselyne Bachelot. Le SAMU-centre 15 reste en place, mais il sera destiné à prendre en charge les cas graves et les enfants de moins d'un an. A cette même date, les pharmacies délivreront sur prescriptions médicales des masques anti-projections gratuitement. Elles délivreront également les médicaments antiviraux (type Tamiflu),  toujours sur prescription médicale, et qui seront remboursés par l'Assurance maladie.
 
3. Fermeture des écoles, des lieux publics et rationnement
En cas d'épidémie, plusieurs mesures drastiques pourraient ensuite être mises en place. Les écoles seraient fermées si des élèves sont touchés et des cours seraient diffusés sur France 5 ou France Culture ou par le CNED si le nombre de fermeture d'établissements devenait important, écrit Le Parisien. Dans les magasins, des vigiles pourraient être déployés pour éviter les pillages et organiser un éventuel rationnement. La livraison à domicile pour éviter les contaminations en magasins est aussi envisagée, peut-on lire dans le quotidien. Les salles de concerts, cinéma et les restaurants attendent les décisions gouvernementales mais la plupart des patrons ont déjà mis en place un plan d'action, dsitribués des masques et décideraient d'une fermeture au public en cas d'explosion du nombre de cas. Dans les stades, les matchs pourraient se dérouler à huis-clos. La Ligue de Football prévoit même de reporter plusieurs journées de championnat en cas de besoin.
 
4. Les transports, les entreprises et le courrier au ralenti
La circulation dans les transports en commun de la RATP devrait rester normale, même en cas de forte épidémie, écrit Le Parisien. En revanche, la SNCF réduirait son trafic en cas de passage au niveau maximum d'alerte, avec une priorité pour les grandes lignes et les transports de marchandises essentiels (énergie et nourriture). A La Poste, le courrier ne serait plus remis en main propre mais simplement déposé dans les boites aux lettres. Sa distribution pourrait être limitée voire suspendue lors du pic de l'épidémie, poursuit le quotidien. Dans les entreprises, des missions prioritaires ont été définies et continueront d'être assurées. Le télétravail sera développé.
 
5. Vaccination dans des centres dédiés
La livraison des vaccins va s'échelonner du mois d'octobre au mois de janvier si les rendements de production "sont satisfaisants", a ensuite précisé la ministre de la Santé. La vaccination sera prise en charge par le système d'assurance maladie, mais sera réalisée dans "des centres de vaccination". L'InVS recensait mercredi six cas de grippe nécessitant une hospitalisation, dont trois sont sortis de l'hôpital, concernant des patients âgés de 14 à 70 ans. Parmi eux une adolescente de la colonie de vacances de  Megève hospitalisée mardi soir pour pneumopathie. "Elle va très bien", ont précisé ses médecins. Pour l'heure, la situation  est "toujours en faveur d'une circulation existante mais encore limitée du virus sur notre territoire", mais elle "susceptible d'évoluer très rapidement" a conclu la ministre. 

Les députés PS veulent des "éclaircissements"

Les députés socialistes ont écrit à la ministre de la Santé Roselyne Bachelot pour lui demander des "éclaircissements"  concernant le plan de vaccination. "Selon nos informations, le vaccin ne sera pas disponible avant l'automne.  Pouvez-vous préciser les délais de mise en place?", demandent le président du  groupe PS Jean-Marc Ayrault et la députée de Haute-Garonne Catherine Lemorton,  pharmacienne de profession, dans leur lettre datée de mercredi. Les deux députés demandent aussi "à partir de quel seuil de contamination"  sera lancé la vaccination de 50 millions de personnes. "Pourquoi refuser le concours de la médecine de ville et des pharmacies? Comment faire face à l'engorgement des établissements hospitaliers ?", demandent  les deux élus. Ils s'inquiètent de "la saturation d'activité que connaissent les hôpitaux"  et de "la pénurie de personnels dans la médecine du travail et la médecine scolaire". "Notre démarche n'a aucune intention polémique. Elle a pour seul but  d'obtenir des réponses à certaines zones d'ombre du plan gouvernemental", concluent-ils.

Par A.C. le 16 juillet 2009 à 09:45
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148 Commentaires

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  • tolra, le 15/11/2009 à 09h13

    Je me suis fait vacciner le 12 novembre et j,ai le bras legérement enllé une douleur est ce normal

  • Le31octobre2009, le 31/10/2009 à 12h51

    Je suis ashmatique crionique quand doije être vacciné et question es-ce que ma famille doit l' être puisque je suis a risque

  • Denis, le 30/10/2009 à 12h20

    Etant malade et ne dois pas etre en contact avec d autres personnes comment faire pour etre vaccine s il n est possible d avoir le vaccin dans des centres merci

  • Aia, le 18/10/2009 à 18h52

    Oui je trouve tous ca mal organisé..... je suis italienne, résidente en France, et je peux vous dire que en Italie la campagne a deja commoncé, avec une lettre à chaque italien avec la date de sa vaccination (selon les memes priorités qu'en France), tous le monde est au courant de quand et si il lui est conseillé de se faire vacciner..... on dit toujours que l'Italie est un pays mal organisé, et bien voilà une belle leçon!!!!

  • Jocelyne, le 13/10/2009 à 23h13

    Moi et mon mari nous sommes cardiques alors est-ce que nous allons avoir levaccins dans les premiers car sa je ne l,ai pas entendu au nouvelles , j'aimerais bien le savoir car avant jegardais mon père et maintenant qu'ikl est décédé nous n'avons plus les vaccins comme avant du Médecin du clsc c'est notre médecin de famille qui nous donne celui contre la grippe de plus moi j'ai eu 4 pontage et la pointe de mon coeur est morte alors elle est plus bonne a rien. Merci à l'avance et au plaisr de vous relire bye bye.

  • Nicole, le 11/10/2009 à 11h03

    Je suis handicapée moteur maladie de LITTLE avec hémilplégie du bras gauche et je travaille comme secrétaire en ESAT, où on nous répète sans arrêt de se faire vacciner parce que l'on est des sujet à risques, mais comme les personnels de santé, ne savent encore pas quelles conséquences aura ce vaccin, je ne veux pas me faire vacciner. On pratique déjà le lavage des mains avec du savon bactéricide et du gel alcoolique tel que le BACIDE et on se les essuyent dans du papier que l'on jette dans une poubelle fermée.

  • Inconnu, le 26/09/2009 à 15h45

    Je suis enceinte de 6mois et demi et je n'ai pas très envie de me faire vacciner car j'ai peur sur les effets secondaires, de plus nous sommes mal informés sur le plan de vaccination car ils disent qu'il y'a des personnes prioritaires mais est-ce vrai??? quand?où? comment vont-ils procéder??? ont-ils utilisé ce vaccin sur des femmes enceintes??? car je n'ai pas envie d'exposer la vie de mon bébé ainsi que la mienne suite à la précipitation de se faire vacciner!!!!!!!!

  • Katy91, le 18/09/2009 à 16h43

    Mon fils va avoir a 2 mois et demi et je sais qu'il est trop petit pour se faire vacciner. mais est ce que nous ses parents sommes prioritaires???

  • Adel, le 18/09/2009 à 11h28

    Je suis enceinte de 7 mois, et ca me fait peur de faire vacciner car on ne connait pas encore les effets secondaires du vaccin qui n'a pas été validé pour être mis sur le marché.je ne pense pas me faire vacciner même si ca devient obligatoire.

  • Regine, le 15/09/2009 à 08h30

    Je suis asthmatique grave et myopathe, mon fils de 6 ans souffre d'une atteinte pulmonaire....pas évident à vivre au jour le jour..mais le vaccin contre la grippe quelle qu'elle soit, à toujours rendu plus malade les gens affaiblis qu'autre chose ..alors je prends le risque de refuser ce foutu vaccin qui n'a pas fait ses preuves et est toujours en test sur "des cobayes humains"...et si comme celui de l'hépatite il était reconnu à postériori dangereux ? vaccin ou pas si on doit l'attrapper et malheureusement en mourir et bien voilà. Des personnes dites "saines" viennent de partir alors arrêtez de nous paniquer elle est c'est sûr plus virulente, mais n'est ce pas ce que l'on dit tous les ans sur la grippe ?

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