Grippe A(H1N1) : un des spots TV diffusés du 25 août au 25 septembre 2009 © DRLes autorités sanitaires ont présenté lundi "le nouveau dispositif de communication et d'information" sur la grippe A(H1N1). Cette campagne, qui débutera mardi, comprendra un spot TV, trois spots radios, six clips internet et une campagne d'affichage.
Sous le slogan "Les gestes de chacun font la santé de tous", les spots rappelleront l'importance des gestes barrières (se laver les mains au savon plusieurs fois par jour, se moucher dans des mouchoirs en papier...), a indiqué Thanh Le Luong, directrice générale de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes). Un nouveau réflexe est mis en avant : éternuer ou tousser dans sa manche si on n'a pas de mouchoir en papier. Autre nouveauté par rapport à la première campagne de mai 2009 : en cas d'apparition de symptômes grippaux, il faut appeler son médecin traitant, le 15 étant réservé aux cas les plus graves.
Du 25 août au 25 septembre, ces spots feront l'objet de quatre diffusions par jour, dont "deux diffusions au moins à proximité des rendez-vous d'information", a précisé Christine Kelly, présidente de la mission Santé et développement durable au CSA. Les clips disponibles et téléchargeables sur internet viseront à informer sur les modes de transmission du virus, les façons de s'en protéger ou la manière de porter correctement un masque. Des affiches seront par ailleurs distribuées dans les cabinets des médecins libéraux et dans les établissements de soins.
Progression dans l'hémisphère Sud
"La circulation du virus reste limitée en métropole", a indiqué Roselyne Bachelot, qui a évoqué 3000 nouveaux cas survenus la semaine dernière, hors Outre-Mer. Un chiffre important lié à un changement dans la manière de comptabiliser les malades, a précisé la ministre de la Santé. Selon le réseau de surveillance Sentinelles, la semaine dernière, 22.000 consultations avaient pour motif des syndromes grippaux tandis que 15% des prélèvements du réseau de surveillance Grog étaient positifs au virus de la grippe A(H1N1). "On observe 12 cas graves", a ajouté la ministre : six ont fait l'objet d'une hospitalisation en réanimation. Deux décès ont été enregistrés en France métropolitaine.
Par ailleurs, "le virus progresse dans les territoires français de l'Océan Pacifique", a indiqué Roselyne Bachelot. La ministre a rappelé que les gouvernements de Polynésie française et de Nouvelle-Calédonie "ont compétence et responsabilité en matière de santé" mais que "la solidarité nationale (...) s'exprime tout moment et à la demande des autorités locales". Outre les stocks de masques et d'antiviraux sur place, le gouvernement va acheminer des stocks supplémentaires d'antiviraux pédiatriques. Un poste sanitaire mobile supplémentaire a rejoint l'offre du Samu polynésien. Des équipes de santé ont été envoyées en renfort en Polynésie ; la Nouvelle-Calédonie n'a pour sa part pas jugé nécessaire cette aide. La surveillance sanitaire a été renforcée à Wallis et Futuna.
A La Réunion, 7800 cas ont été identifiés du début de l'épidémie au 9 août dernier. Mais depuis cette date, il y a une "nette" augmentation du nombre de consultations pour des syndromes grippaux. La ministre a annoncé qu'elle se rendrait sur place jeudi prochain.
Vaccination : trois inconnues et un avis |
Le lancement d'une campagne de vaccination en France est soumis à trois inconnues, a précisé Roselyne Bachelot : quelles sont les populations les plus vulnérables ? Quand et en quelles quantités les vaccins seront-ils livrés par les laboratoires ? Quand les autorisations de mise sur le marché (AMM) seront-elles obtenues ? Sur ce dernier point, la ministre a précisé qu'une campagne de vaccination sans AMM pourrait intervenir "en cas de virulence très grave" de l'épidémie - "ce qui n'est pas le cas". Roselyne Bachelot a ajouté qu'elle ne prendrait sa décision qu'après avis du Haut conseil de la santé publique. Avis attendu le 3 septembre prochain. |
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