Consultation médicale dans les Territoires d'Outre-mer dans le cadre d ela lutte contre la grippe A/H1N1 (23 août 2009) © TF1/LCI
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Ce sont les cas comme ceux des deux derniers patients décédés en Nouvelle-Calédonie qui inquiètent le plus les autorités sanitaires. Selon la Direction de l'Action sanitaire et sociale, une femme de 46 ans et un homme de 30 ans sont morts les 21 et 22 août des suites de la grippe A/H1N1. L'homme a été victime, selon les termes de la DASS, "d'une pneumopathie provoquée par la grippe". Il était hospitalisé depuis le 14 août à l'hôpital Gaston Bourret de Nouméa où son état s'est rapidement aggravé. Le lendemain, une patiente succombait dans les mêmes conditions. Elle était hospitalisée depuis le 17 août dans le même établissement et se trouvait en réanimation. Contrairement aux précédentes victimes de l'épidémie de grippe, "ces deux patients ne présentaient aucun facteur de risque connu".
Avec les trois décès précédents - une fillette de huit ans, une femme de 58 ans et un jeune homme de 27 ans - on dénombre désormais cinq décès liés à l'épidémie en Nouvelle-Calédonie. Et les deux derniers en date ne correspondaient, semble-t-il, pas au profil typique des personnes habituellement menacées par la grippe saisonnière. D'où les inquiétudes affichées par l'OMS, dont un porte-parole, Gregory Hartl, souligne que le virus n'a pas encore passé son premier hiver dans les pays de l'hémisphère nord où vivent les 5/6e de la population mondiale. Inquiétudes d'autant plus perceptibles que la grippe, dont les contours se précisent lentement, se montre finalement "plus virulente" que sa cousine saisonnière, même si la majorité des cas restent bénins. Surtout, fait valoir Gregory Hartl, elle affecte essentiellement des personnes jeunes - les cas les plus sévères se retrouvent parmi les 30/50 ans - et, ce qui est le "plus préoccupant" car toujours "mystérieux" selon lui, 40% de ces cas graves voire mortels apparaissent chez des personnes en parfaite santé.
Pas de pénurie en vue dans les hôpitaux
Et la grippe a progressé très vite dans les zones peuplées de l'hémisphère sud. La Nouvelle-Calédonie est largement touchée, mais c'est aussi le cas de La Réunion et de la Polynésie française. En Nouvelle-Calédonie, Philippe Dunoyer, membre du gouvernement local en charge de la santé, juge qu'il n'y a pas péril en la demeure : il n'y a pas de pénurie de médicaments et les hôpitaux ne sont pas débordés "même si la situation était un peu tendue". Aucun durcissement du plan actuellement appliqué n'est envisagé : "Ces mesures constitueraient plus de signes de désarroi voire de panique, dont on pourrait aussi se demander pour quelles raisons de telles mesures n'auraient pas été prises auparavant".
Le ministère de la Santé a indiqué qu'il enverrait matériel - essentiellement des respirateurs - en Nouvelle-Calédonie dans les prochains jours et que des professionnels de santé de la réserve sanitaire avaient été mobilisés pour venir en aide au territoire s'il en faisait la demande. Le membre de l'exécutif chargé de la santé a toutefois expliqué qu'il existait sur place "des médecins qui sont mobilisables pour faire face à une brutale augmentation du nombre d'hospitalisations".
"Les départements et territoires d'outre-mer font l'objet d'une surveillance particulière", a déclaré dimanche Roselyne Bachelot, qui doit présenter ce lundi le nouveau dispositif de communication autour de la grippe A/H1N1, avec l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé. La ministre de la Santé a aussi décidé de se rendre vendredi et samedi à La Réunion afin d'évaluer le dispositif de lutte contre le virus et anticiper la gestion de l'épidémie. Parallèlement, la Polynésie française va recevoir des renforts sanitaires. Une équipe de neuf professionnels de santé quittera Paris lundi pour se rendre dans ce Pays d'Outre-mer. Trois médecins urgentistes, un médecin généraliste, trois infirmiers anesthésistes et deux infirmiers diplômés d'Etat vont aider les équipes hospitalières polynésiennes confrontées à l'épidémie.
Des enfants confinés dans une colonie près de Royan |
Quatre-vingt-six enfants et leurs dix-huit encadrants sont confinés dans une colonie de vacances, aux Mathes en Charente-Maritime, près de Royan, après la détection de deux cas de grippe A(H1N1), a-t-on appris dimanche auprès de la préfecture. Les deux enfants touchés, qui appartiennent à un groupe d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), n'ont pas été hospitalisés, selon la même source. "Après avoir évalué l'état sanitaire sur place, on a décidé, en liaison avec la mairie d'Ivry-sur-Seine, de ne pas fermer le centre, mais on a demandé que les enfants soient répartis en trois groupes", a expliqué Patrick Dallennes, secrétaire général de la préfecture de Charente-Maritime. |
D'après agence
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