Luc Chatel, le 11 mars 2009 © TF1-LCIDeux semaines avant la rentrée scolaire, le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a présenté mardi matin son plan d'information sur la grippe A/H1N1 et de réaction en cas de contagion dans les établissements scolaires. "Mon rôle, c'est d'informer, d'expliquer et de rassurer la communauté éducative", a déclaré le ministre, soulignant les "deux écueils" à éviter : la banalisation, qui est "la meilleure alliée du virus", et la dramatisation.
Avec "1000 cas probables et confirmés" en France au 11 août et une "gravité modérée" du virus, "notamment chez l'enfant", "la situation actuelle ne justifie nullement le report de la rentrée scolaire ou la fermeture préventive" des établissements, a déclaré Luc Chatel. Les élèves reprendront donc les cours le 2 septembre prochain. Trois "objectifs prioritaires" seront poursuivis dans le cadre de la lutte contre la grippe A/H1N1, a précisé le ministre de l'Education nationale.
Priorité numéro un : "informer et protéger les élèves et les personnels de l'Education nationale". Cette information passe par un rappel des "gestes barrières" contre la propagation du virus : bien se laver les mains, se couvrir la bouche, se moucher aves des mouchoirs en papier... Une campagne d'information pédagogique se déroulera à la rentrée dans les classes et les écoles. Un dépliant de 4 pages, tiré à 12 millions d'exemplaires, sera par ailleurs distribué aux parents d'élèves.
"Au cas par cas"
Deuxième objectif prioritaire : traiter les cas groupés. Les parents sont invités à garder leur enfant s'ils présentent des symptômes grippaux à la maison. Si les symptômes apparaissent à l'école, l'élève ou le professeur doit être isolé dans un local spécifique dans l'attente d'une prise en charge par le médecin traitant. Lorsqu'au moins trois cas apparaissent en moins d'une semaine dans la même classe ou dans des classes différentes ayant des activités partagées (cantine incluse), il s'agit alors de "cas groupés". Cette situation implique de prévenir les autorités sanitaires (Ddass) et académiques puis de rechercher et informer les contacts proches de ces malades.
La fermeture de l'établissement se fait "sous la responsabilité du préfet", a précisé Luc Chatel. "Elle n'est pas automatique mais décidée au cas par cas, avec les autorités académiques et sanitaires et les collectivités locales". La situation épidémiologique locale et nationale doit être prise en compte. La réouverture est également décidée localement par le préfet. Elle n'est possible qu'après six jours au moins de fermeture et le nettoyage complet des locaux.
Cours à la télé
Enfin, troisième priorité présentée par Luc Chatel : "assurer la continuité administrative et pédagogique". La première s'effectue dans le cadre d'un plan mis en place par les recteurs d'académie. La permanence des cours sera assurée par chaque établissement. En cas de fermeture massive d'écoles, des émissions pédagogiques seront alors diffusées sur France Culture et sur France 5 tandis que les cours seront également accessibles sur le site internet du Cned. Par ailleurs, des enseignants référents au sein de chaque établissement assureront une permanence et un lien avec les élèves.
Pas de mesures systématiques donc mais du cas par cas. C'est le credo du ministère de l'Education, qui en a de nouveau appelé à la solidarité entre proches ou voisins pour faire face à la garde des enfants malades. Interrogé sur le plan prévu pour les crèches ou une éventuelle campagne de vaccination en milieu scolaire, Luc Chatel a répondu que c'était aux ministères de la Famille et de la Santé de s'exprimer sur ces points. Et le ministre d'assurer que cette épidémie probable devait être abordée comme une épidémie traditionnelle de grippe saisonnière ou de gastro-entérite.
Retour MYTF1
Chargement en cours...





