© sxc.huCancers de l'oesophage, de l'estomac, du côlon, du poumon, du pancréas, du foie, de la prostate... Autant de maladies peu réjouissantes et potentiellement mortelles que la consommation d'un petit verre quotidien pourrait faciliter. La relation semble établie par une étude menée par des chercheurs de l'Université McGill de Montréal. L'enquête a porté sur près de 3600 hommes canadiens âgés de 35 à 70 ans. Elle conclut que ceux qui ont bu en moyenne une bière ou un verre d'alcool fort par jour ont plus de probabilité de développer un certain nombre de cancers que les hommes qui ne boivent qu'occasionnellement ou pas du tout.
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Publié le 27/10/2010
Et le lien semble net puisqu'en général, la probabilité de développer un cancer augmente parallèlement avec la consommation d'alcool. Concernant le cancer de l'oesophage par exemple, les hommes qui boivent une à six fois par semaine ont un risque plus élevé de 83% que les hommes qui ne boivent jamais d'alcool ou les buveurs moins réguliers. Le risque est trois fois plus élevé chez les consommateurs quotidiens. En outre, concernant ces derniers, le risque s'accroît généralement avec le nombre d'années de consommation.
Même bu avec modération, l'alcool nuit à la santé
De nombreuses études ont laissé entendre que le fait de boire modérément - pas plus d'un verre ou deux par jour - pouvait être une habitude bonne pour la santé, en particulier lorsqu'il s'agit d'atténuer le risque d'attaque cardiaque. Mais l'enquête des chercheurs de McGill suggère que même une consommation modérée de bière ou d'alcool fort pourrait être nuisible.
La question de savoir s'il faut cesser totalement de boire ne peut être résolue par une seule étude, a toutefois souligné Andrea Benedetti, l'un des auteurs de l'enquête. "Pour savoir comment équilibrer le risque (de cancer) avec le risque de maladie cardiovasculaire, le mieux est de parler avec son médecin", estime-t-elle. Quant aux amateurs du petit ballon de rouge, qu'ils se rassurent : quand les chercheurs se sont penchés sur la nature de l'alcool, ils ont constaté que seuls la bière et les spiritueux - et non le vin - étaient liés à ce risque accru de cancer.
D'après agence
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