© DRUne campagne de vaccination visant à inciter la population à adopter des "gestes-barrières" contre le virus A/H1N1, ce chiffre de 4.500 nouveaux cas chaque semaine en métropole, des avis d'experts ici-et-là sur le virus et les personnes à vacciner en priorité... Mais, pour le moment rien de très concret sur ce que décideront les autorités confrontées au virus de la grippe A.
Alors que son arrivée est "programmée" pour l'automne et à moins d'une semaine de la rentrée, un conseil interministériel de crise a lieu jeudi après-midi au ministère de l'Intérieur. Réunis autour de la table autour avec Brice Hortefeux : la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, Xavier Darcos, ministre du Travail, Nadine Morano la secrétaire d'Etat à la Famille, Nora Berra chargée, elle, des Ainés et Marie-Luce Penchard, responsable de l'Outre-Mer. (La conférence de presse est à suivre en direct en cliquant ici).
Parmi les questions en suspens : la vaccination. Toute la population sera-t-elle concernée ? Selon un expert interrogé par Le Point, "Si, à la réception des vaccins, la grippe A est très violente, on vaccinera en grande quantité ; à défaut, on attendra les essais cliniques et on vaccinera progressivement". Pour l'épidémiologiste Antoine Flahault, organiser une vaccination de masse contre la grippe H1N1, "ce serait une sorte d'aventure" car ce serait "une stratégie totalement innovante vis-à-vis de la grippe A", jamais tentée sur la grippe saisonnière. "On n'a encore jamais tenté d'utiliser le vaccin comme barrière contre une épidémie de grippe, pas même saisonnière, à l'exception du Japon dans les années 1970 à 1980 et aux Etats-Unis en 1976", souligne le professeur dans une interview au Monde daté de jeudi.
Lavez-vous les mains
Pour l'UE, les personnes prioritaires devraient être celles âgées de plus de 6 mois ayant des pathologies chroniques, les femmes enceintes et le personnel médical. Selon Le Point, les premières doses seraient données aux "plus prioritaires", c'est-à-dire les infirmières et médecins en néonatalogie et leurs collègues de réanimations pédiatriques. Toujours selon le magazine, Nicolas Sarkozy et François Fillon devront trancher sur proposition de Roselyne Bachelot. Premières piqures, autour du 20 septembre.
La France a déjà reconstitué son stock de Tamiflu et commandé 94 millions de doses auprès des laboratoires Sanofi Pasteur, Novartis, GlaxoSmithKline et, selon le Point, Baxter. D'après le magazine, plusieurs milliers de doses ont été commandées à ce laboratoire américain. Le hic : pour le moment, aucun de ces labos n'a obtenu d'autorisation de mise sur le marché.
La rentrée scolaire, à partir du 2 septembre, devrait se passer normalement. Dès les premiers jours, chaque élève suivra une séquence d'information sur les gestes et comportements qui limitent la transmission de la crise. "Une campagne de vaccination est prévue", est-il par ailleurs écrit sur le site du ministère de l'Education. "Elle aura lieu à partir de cet automne. Vous serez informé le moment venu de son organisation". En fonction de l'évolution de la pandémie, les écoles et établissements scolaires peuvent être éventuellement fermés localement ou nationalement. La suite du programme ? Sans doute à l'issue de la réunion des ministres. Et d'ici là, mouchez-vous dans un mouchoir en papier et lavez-vous bien les mains !
Pas de vaccin avant la mi-octobre aux USA |
Les premiers vaccins contre la grippe A (H1N1) ne devraient pas être disponibles avant octobre, a annoncé mercredi le nouveau directeur du Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC). "Nous avons littéralement mobilisé plus de 1.000 personnes au sein du CDC qui travaillent sur le H1N1", a déclaré le Dr Thomas Frieden dans une interview accordée aux agences de presse Reuters et AP. Lundi, les conseillers pour les sciences et technologies de la présidence américaine avaient estimé que le gouvernement fédéral devait accélérer le stockage des vaccins et médicaments contre la grippe A (H1N1), espérant que les premières doses seraient disponibles dès la mi-septembre. Mais ce calendrier ne cadre pas avec l'état actuel de production du vaccin. "Ce n'est pas possible compte tenu de la technologie dont nous nous disposons aujourd'hui", a souligné le Dr Frieden. |
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