© www.sxc.huNyves Allier affirme depuis longtemps que sa vie serait en danger si l'antenne relais Orange installée près de chez elle, à Loctudy, devait entrer en service. A la suite d'un accident, elle a dû se faire implanter une valve neurologique programmable, qui régule le débit du liquide céphalorachidien dans son cerveau. Une valve sensible aux champs électromagnétiques. Or, une antenne-relais est une source importante d'ondes. Et ces ondes pourraient, estime-t-elle, dérégler ou bloquer le dispositif électronique dont dépend sa vie, et provoquer un accident cérébral.
Troubles du sommeil et de la concentration : les antennes-relais responsables ?
Une enquête réalisée par l'Association Santé Environnement France auprès d'une centaine de riverains d'antennes-relais dans les Bouches-du-Rhône relève des troubles supérieurs à la moyenne de la population.
Publié le 21/11/2011
Après avoir alerté les autorités, milité au sein du Collectif pour l'application du principe de précaution, elle a porté l'affaire en justice : la justice l'a déboutée. Ce mercredi, le tribunal de grande instance de Quimper a rejeté sa demande d'interdiction de l'antenne relais.
"Le risque sanitaire n'est pas pris en compte"
Dans ses attendus, le jugement écarte "le risque de dérèglement" de la valve en basant sa décision sur les informations délivrées par la société qui commercialise l'implant. Le jugement ne retient pas non plus le "trouble de voisinage".
Nyves Allier, qui, citant ses médecins à l'appui de ses inquiétudes, se sent toujours aussi menacée, assure qu'elle ne comprend pas la décision du tribunal et va demander à ce que l'affaire soit jugée sur le fond. "Le risque sanitaire n'est pas pris en compte, le principe de précaution n'est pas appliqué", a-t-elle affirmé à l'issue du prononcé.
D'après agence
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