© sxc.huLa ministre de la Santé Roselyne Bachelot a exclu dimanche de dérembourser des médicaments à "l'utilité médicale démontrée", tout en précisant que "des efforts" seront demandés aux assurés pour limiter le déficit de la Sécurité sociale en 2010. "Des efforts seront demandés aux professionnels, aux établissements de santé, à l'industrie du médicament, aux assurés", a-t-elle déclaré à Cannes (Alpes-Maritimes) en clôturant l'Université d'été du principal syndicat de médecins libéraux, la CSMF.
Actuellement, "nous réfléchissons aux différentes pistes envisagées", a-t-elle également dit, alors que le projet de budget 2010 de la Sécurité sociale (PLFSS) doit être connu le 1er octobre, avant d'être examiné par le Parlement. Elle a aussi précisé que "le niveau de remboursement des médicaments ne dépend que d'un seul critère, qui est un critère exclusivement médical", ajoutant: "Je ne dérembourserai pas, bien évidemment, un médicament dont l'utilité médicale est démontrée". Le ministre du Budget Eric Woerth a fait savoir que les taux de remboursement allaient baisser pour certains médicaments "dont l'efficacité médicale n'est pas prouvée". La presse a évoqué le passage de 35% à 15% pour des crèmes de traitement des brûlures ou des vasodilatateurs.
Invitée ensuite du grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, Roselyne Bachelot s'est prononcée résolument pour le maintien de la prise en charge à 100% par la sécurité sociale des affections de longue durée (ALD), du type cancer, sida ou diabète. Interrogée sur "un encadrement plus strict du système des affections de longue durée", préconisé par la Cour des comptes, Roselyne Bachelot a estimé qu'il ne s'agissait pas là d'"une piste qui génère des économies", mais "qui génère une meilleure prise en charge des patients".
(D'après agence)
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