© REUTERSLa grippe A/H1N1 menace-t-elle l'humanité ? Pas tant que ça, à en croire les virologues et autres experts des maladies infectieuses réunis ce week-end lors de la 49e conférence sur les agents antimicrobiens et la chimiothérapie (ICAAC) réunie à San Francisco (Californie, ouest). En effet, citant un ensemble de résultats d'essais clinique et d'études, les experts se sont montrés optimistes quant aux possibilités de contenir le nouveaux virus H1N1.
Premier motif de contentement, les résultats des essais cliniques sur un vaccin expérimental commandé par les Etats-Unis dévoilés vendredi ont ainsi montré qu'une seule dose permettait d'obtenir une immunité suffisante chez des adultes en bonne santé de 18 à 64 ans. "C'est vraiment une bonne nouvelle car nous aurons probablement deux fois plus de doses de vaccins et pourront vacciner beaucoup plus de monde", a lancé dimanche la chargée de la grippe aux Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Le même jour la ministre américaine de la Santé, Kathleen Sebelius a indiqué que les Etats-Unis pourraient commencer la vaccination contre la grippe H1N1 "dans la première semaine pleine d'octobre", une dizaine de jours plus tôt que prévu.
Le Tamiflu efficace
Outre le vaccin, une série d'essais cliniques présentés à l'ICAAC ont également confirmé l'efficacité des antiviraux contre la grippe saisonnière et d'origine aviaire H5N1 pour non seulement écourter l'infection mais sauver un grand nombre de vies. Les trois antiviraux actuellement sur le marché, dont surtout le Tamiflu du laboratoire suisse Roche, le plus prescrit, se sont révélés efficaces pour traiter les symptômes souvent sans gravité du nouveau virus H1N1 de la pandémie de grippe avec, petit bémol dans l'avalanche de bonnes nouvelles, quelques cas de résistance.
Enfin, dernière raison de relativiser la portée de la pandémie H1N1, ce virus n'est pas pourvu d'une protéine récemment découverte qui chez d'autres souches de virus grippaux leur donne la capacité de provoquer une forte inflammation qui accroit leur virulence et favorise des infections secondaires, a expliqué un chercheur à l'hôpital de Memphis (Tennessee, sud). "Ceci aide à comprendre pourquoi nous ne voyons pas avec cette pandémie un taux élevé de mortalité", a-t-il ajouté.
Le nouveau virus H1N1 a provoqué jusqu'à présent au moins 3.205 décès dans le monde depuis son apparition en mars-avril dernier au Mexique dont 593 aux Etats-Unis, selon l'Organisation Mondiale de la Santé.
(D'après agence)
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