Classe fermée en Ariège pour cause de grippe (7 septembre 2009) © TF1/LCI
La première fermeture de classes pour cause de grippe A(H1N1) avait eu lieu en juin dernier. Elle avait concerné un collège près de Toulouse. En cette rentrée, c'est une classe de première du lycée d'Arsonval à Saint-Maur qui a été la première à inaugurer la liste des fermetures d'après-vacances. Elle a été aussitôt suivie de plusieurs autres dans le sud de la France : les élèves d'une classe d'un collège d'Ariège et de toute une école élémentaire du Lot vont également être dispensés de cours pendant une semaine, plusieurs enfants présentant des symptômes grippaux.
A Saverdun, en Ariège, au collège du Girbet, lundi matin, "cinq élèves dont quatre de la même classe de 3e étaient absents et présentaient tous des symptômes grippaux, diagnostiqués par leur médecin traitant", a annoncé lundi la préfecture dans un communiqué. Le préfet a donc demandé de "suspendre pour 7 jours les activités des collégiens de cette classe" pour réduire les risques de propagation du virus. A Castelnau-Montratier, dans le Lot, 3 des 5 classes de l'école publique élémentaire fermeront pour 6 jours, 11 élèves sur les 118 de l'établissement présentant eux aussi des symptômes correspondant à la grippe, a annoncé le préfet du Lot. Neuf cas ont été signalés au lycée Lacroix de Narbonne, dont 7 élèves d'une classe de terminale qui restera fermée six jours, a annoncé de son côté la préfecture de l'Aude. Tous les cas présentent "des syndromes grippaux, sans complication", a précisé le communiqué. Dans la soirée, on a également appris, la fermeture d'une école primaire située à Gagny en Seine-Saint-Denis. Les élèves sont dispensés de cours "jusqu'à nouvel ordre", certains présentant des symptômes grippaux
"On en fait un peu trop"
La décision de fermeture d'une classe ou d'un établissement peut être prise par le préfet à partir de trois cas apparus dans la même semaine dans une même classe, ou dans des classes différentes ayant des activités partagées, comme la cantine. Des consignes qui expliquent la célérité avec laquelle ont été fermées les classes où plusieurs cas d'élèves présentant des symptômes grippaux avaient été signalés.
Mais cette promptitude peut parfois susciter l'agacement. C'est le cas notamment au lycée d'Arsonval, premier concerné en cette rentrée. Pour Nadia Lecuyer, représentante de la Fédération des parents d'élèves de l'Enseignement public (Peep), "le sentiment général c'est qu'on en fait un peu trop, c'est énorme pour une si petite grippe". Un sentiment partagé par Baptiste, 14 ans, élève de seconde : "C'est trop médiatisé, ça fait peur aux gens, c'est une grippe normale". Il reconnaît tout de même qu'il "se lave les main plus souvent qu'avant".
D'après agence
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