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Les experts du ministère de la Santé ont établi la liste des personnes prioritaires pour la vaccination contre la grippe A/H1N1. Une liste, diffusée dans le quotidien Le Parisien vendredi matin, qui sera présentée au haut comité de santé publique lundi avant d'être soumise à la ministre de la Santé Roselyne Bachelot pour les derniers arbitrages.
En premier lieu, viennent les femmes enceintes, puis les enfants de moins de 2 ans suivis des malades chroniques et des personnels médicaux, pompiers et policiers, tous exerçant des métiers particulièrement exposés. A noter, concernant les enfants, que ceux de moins de six mois, ne sont pas soumis à la recommandation de vaccination, car il n'y a pas de vaccin adapté à leur âge.
Pas d'obligation
En tout, ces "personnes prioritaires" représentent 15 millions de personnes, ce qui correspond à un Français sur quatre, précise le Parisien. Ce groupe de personnes à risques a été défini grâce à des données recueillies par les experts sanitaires dans les pays où la population a déjà été le plus touchée, notamment au Mexique, en Argentine et aux Etats-Unis. Ces données ont permis de remarquer que les asthmatiques, les diabétiques, les insuffisants respiratoires et les populations immunodéprimées étaient les plus sujettes à une surmortalité. Même constat chez les femmes enceintes qui, selon l'Organisation mondiale de la Santé, sont plus soumises à des complications en cas d'infection par le virus mutant de la grippe.
Toutefois, le plan de vaccinations prioritaires ne revêt aucun caractère obligatoire. Le comité de lutte contre la grippe ne peut que recommander aux personnes à risque de se faire vacciner. Cette recommandation devrait être faite par courrier de la caisse primaire ‘assurance maladie, qui enverra un bon nominatif à présenter dans les centres de vaccination publics. *
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