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Annoncée depuis des mois, la grande campagne de vaccination contre le virus H1N1 va donc commencer. Le top départ sera donné ce mardi pour le personnel hospitalier prioritaire, a annoncé lundi le ministère de la Santé. La vaccination se fera directement sur leur lieu de travail. Pour les autres, ce sera après les vacances de la Toussaint, par ordre décroissant de priorité.
Selon la liste rendue publique par François Fillon fin septembre, les personnels de santé prioritaires sont ceux travaillant dans la réanimation néonatale et pédiatrique ou ceux côtoyant des patients grippés ou porteurs de facteurs de risque. Hormis pour le personnel hospitalier dans son ensemble, la vaccination interviendra dans les 1080 centres mis en place pour l'occasion sur tout le territoire.
La vaccination reste la meilleure protection
Après les personnels de santé cités, seront prioritaires, dans l'ordre : les femmes enceintes (à partir du 2e trimestre), l'entourage des nourrissons de moins de 6 mois, les professionnels chargés de l'accueil de la petite enfance, les jeunes enfants (6 à 23 mois) et les personnes (2 à 64 ans) avec facteurs de risque. Viendront ensuite les autres professionnels de santé, les enfants de 6 à 23 mois sans facteur de risque, les personnels d'accueil des pharmacies, les personnels des établissements médico-sociaux ne faisant pas partie des catégories précédentes, puis les plus de 65 ans avec facteurs de risque. Fermeront la marche les 2 à 18 ans sans facteurs de risque, puis les plus de 18 ans sans facteurs de risque.
Pour le professeur Pierre Carli, président de la communauté médicale de Necker, même si "cette maladie paraît bénigne pour l'immense majorité des gens qui la contractent, les cas graves existent". Ce qu'est venue rappeler ce week-end la mort d'un nourrisson, qui souffrait par ailleurs d'une pathologie cardiaque, et qui a été victime d'une insuffisance respiratoire après son hospitalisation pour des symptômes grippaux. "Tout ceci nous rappelle qu'une des meilleures protections que nous avons contre la grippe classique, mais aussi contre cette nouvelle grippe, c'est la vaccination", assure le Pr Carli. Pour le Pr Hubert, chef du service de réanimation pédiatrique de l'hôpital Necker, "on a beaucoup entendu parler des inconvénients de la vaccination sans mettre en relation le risque beaucoup plus important que comporte la grippe elle-même : soit de décès - ce qui Dieu merci restera rare mais surviendra - soit de maladies graves et d'hospitalisations prolongées".
Vaccination du personnel hospitalier : Qu'en pensent les intéressés ?
D'après agence
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