© AFP
Médecins, à vos seringues. La campagne de vaccination contre la grippe A/H1N1 devrait pouvoir commencer fin octobre en France, trois laboratoires ayant eu l'autorisation de mise sur le marché, a déclaré dimanche Roselyne Bachelot. Cette campagne se fera selon un ordre de priorité défini par le Haut conseil de la santé publique en commençant par les professionnels de santé et les personnes les plus fragiles, a précisé la ministre de la Santé sur i-Télé. A terme, le gouvernement compte proposer la vaccination à toute la population. (Qui sera vacciné en priorité ? pour le savoir, cliquez-ici)
Des médecins et personnels soignants ayant exprimé des réticences, Roselyne Bachelot a répété que le vaccin était "la meilleure des protections" et que ces derniers avaient une "responsabilité morale" face à l'épidémie. Sur les risques de mortalité, la ministre a indiqué que les virologues évoquaient un chiffre "à peu près comparable à la grippe saisonnière", soit 2.000 à 6.000 personnes. Dans le cas de la grippe A, les victimes seraient surtout des patients jeunes. "C'est un des sujets qui nous incitent à proposer la vaccination à l'ensemble de la population", a-t-elle dit.
La France a commandé 94 millions de doses du vaccin, qui doit être a priori injecté en deux temps. "Peut-être qu'une seule injection suffira, ça nous permettra d'aller plus vite", a souligné Roselyne Bachelot. Selon le dernier point de l'Institut national de veille sanitaire (InVS), le recours aux soins pour la grippe saisonnière et la grippe A/H1N1 tend à se stabiliser en France, même s'il reste au-dessus du seuil épidémique.
En effet, 147.000 nouveaux cas ont été enregistrés pour la semaine du 21 au 27 septembre, contre 165.000 la semaine précédente. L'InVS ne distingue pas les consultations pour les cas de grippe saisonnière et celles pour la grippe A mais les autorités sanitaires estiment que le virus H1N1 est "majoritaire". En dépit du ralentissement de la progression de l'épidémie, les autorités pensent que le climat tempéré du mois de septembre a pu retarder le développement du virus et redoutent une deuxième vague fin octobre.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...





