Consultation médicale dans les Territoires d'Outre-mer dans le cadre d ela lutte contre la grippe A/H1N1 (23 août 2009) © TF1/LCI
Le gouvernement va prochainement remplir les sacs des facteurs. Chaque assuré social va recevoir individuellement, et au fur et à mesure de la disponibilité des vaccins et par ordre de priorité, une invitation à aller se faire vacciner contre la grippe pandémique A/H1N1. Un "décret en Conseil d'Etat, après avis de la Cnil", qui doit être publié prochainement, "encadre les modalités" de cette opération de prévention de grande ampleur "afin de respecter la loi informatique et libertés Car pour être menée à bien, l'opération repose sur l'utilisation de données nominatives et personnelles, comme par exemple d'être enceinte", précise le ministère de la Santé.
L'Assurance maladie est en charge de l'expédition des courriers aux assurés (et bénéficiaires) pour permettre cette vaccination - non obligatoire - au fur et à mesure de la livraison des vaccins et selon l'ordre de priorité défini par le Premier ministre. Le courrier - une lettre signée de Roselyne Bachelot, invitant l'assuré à se faire vacciner, s'il le veut - précisera l'adresse du centre de vaccination où se présenter. "Au verso de cette lettre, le destinataire trouvera un double coupon (1ère injection et rappel à quelques semaines d'intervalle) à présenter au centre de vaccination", selon un document de l'Assurance maladie du 6 octobre, mis en ligne par rue89. "La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a rendu un avis favorable le 1er octobre sur le projet de décret", indique ce document.
1080 centres de vaccination contre la grippe H1N1 "sont recensés sur l'ensemble du territoire", a indiqué mardi le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, devant la Commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale. "L'ouverture des centres s'adaptera à la livraison des vaccins, qui montera en puissance d'ici la fin de l'année", a-t-il précisé. "En gros, le premier million de doses devrait nous être livré aux alentours du 15 octobre", a estimé le ministre, ajoutant que cela permettait "d'envisager le lancement de la campagne vaccinale dans les centres prévus à la fin du mois d'octobre". La France a commandé 94 millions de doses.
Bachelot "victime" du virus |
La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a renoncé à être tête de liste UMP pour les élections régionales dans les Pays-de-la-Loire en raison de l'épidémie. Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, avait assuré mercredi dans un entretien au Figaro que le retrait de la ministre était désormais "acté". "C'est une décision que j'ai prise depuis plusieurs semaines", a-t-elle déclaré dans Ouest France. Elle a assuré que "cela n'avait rien à voir" avec la règle du non cumul. "Ma décision a mûri à un moment où la règle du non-cumul n'était pas fixée. A partir du moment où cette règle est édictée, c'est une règle politique et non pas une règle technique, je m'y plie bien volontiers". |
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