© DRPourrons-nous bientôt nous faire vacciner contre la grippe A(H1N1) tous les jours de la semaine, même le dimanche ? Nicolas Sarkozy a demandé lundi un élargissement des plages d'ouverture des centres de vaccination en particulier le mercredi, en début de soirée et le dimanche. Par ailleurs, pour compenser la pénurie de médecins dans les centres,"plusieurs centaines d'internes en médecine, de médecins du travail et de médecins du service de santé des armées seront affectés dans les centres de vaccination à compter de mercredi 2décembre", annonce l'Elysée.
H1N1 : où en est l'épidémie ?
La France métropolitaine a enregistré près d'un million de nouveaux cas de grippe pandémique H1N1 la semaine dernière, selon les estimations du réseau des Grog, diffusées mercredi.
Publié le 05/11/2009
Vaccinations H1N1 : mot d'ordre, accélérer le mouvement
Pour vacciner la population française, et parmi elle les millions de personnes prioritaires, les centres de vaccination vont ouvrir le dimanche, comme l'a demandé lundi Nicolas Sarkozy.
Publié le 30/11/2009
Le virus grippal mute... et fait plus de morts
Alors que les autorités sanitaires françaises s'interrogent sur les dangers représentés par les virus mutants signalés vendredi, le nombre de morts a bondi de 85% en une semaine en Europe.
Publié le 28/11/2009
Deux cas mortels de mutation du virus H1N1
Une seule injection sera désormais effectuée dans le cadre de la campagne de vaccination contre le virus H1N1, sauf pour les moins de 9 ans qui auront toujours besoin de deux injections.
Publié le 27/11/2009
Grippe H1N1 et généralistes: Chérèque crie à l'hypocrisie
François Chérèque a qualifié dimanche d'hypocrite la colère des médecins généralistes, écartés de la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1). Une question de "pognon" selon le syndicaliste.
Publié le 29/11/2009
Roselyne Bachelot, elle, a justifié lundi son refus de la vaccination chez les généralistes. Coupant court à la polémique du week-end sur le sujet (lire l'article), la ministre de la Santé a déclaré n'avoir aucun vaccin unidose à donner aux médecins généralistes qui souhaitent organiser la vaccination contre la grippe H1N1 dans leur cabinet. "Nous n'avons pas trois millions de doses", de vaccins à dose unique, a dit Roselyne Bachelot interrogé par RMC/BFM-TV. Elle a indiqué disposer de 250.000 vaccins à monodose sans adjuvant et 500.000 avec adjuvant. Plus d'un million de personnes ont été déjà été vaccinées en France, et l'objectif est de dépasser les 100.000 vaccinations par jour afin de pouvoir vacciner, avant fin décembre, les 6 à 7 millions de prioritaires, selon le professeur Didier Houssin, directeur général de la Santé.
Le syndicat de médecins généralistes MG France avait demandé dimanche, de pouvoir pratiquer des vaccins en cabinet médical, affirmant que 3 millions de vaccins conditionnés sous forme de monodoses auraient été livrés à l'organisme en charge des stocks de vaccins.
Vacciner les plus fragiles
"Ces vaccins j'en ai besoin parce qu'en France, il y des gens qui ne vont ni dans les centre de vaccination, ni dans les cabinets médicaux ce sont les personnes fragiles, les personnes précaires", a déclaré Roselyne Bachelot. "Avec ça je vaccine les sans-domicile-fixe, je donne les doses unitaires aux équipes de maraude qui vont vacciner les plus fragiles d'entre nous", a-t-elle dit ajoutant : "Je n'ai pas de dose unitaires à mettre dans les cabinet des généralistes". Opposée à ce stade à la vaccination dans les cabinets généralistes, la ministre a souligné qu'il s'agissait "de préserver la capacité des généralistes à traiter les malades grippés".
Roselyne Bachelot a souligné que la semaine dernière 730.000 consultations avaient eu lieu sur des états grippaux contre 400.000 la semaine précédente et a estimé que les généralistes, très sollicités par les malades, n'étaient pas en mesure de pratiquer les 200.000 vaccinations quotidiennes nécessaires. Le plan de vaccination est guidée par "l'efficacité", a-t-elle dit. "On vaccine 125.000 personnes jour, il va falloir en vacciner 200.000. Les généralistes ne peuvent pas le faire", a-t-elle affirmé.
"Début du pic pandémique"
Roselyne Bachelot a par ailleurs assuré que la mutation du virus de la grippe A (H1N1), constaté dans quelques cas en France, ne remet pas en cause l'efficacité de la vaccination. Deux cas mortels de mutation du virus de la grippe A, similaires à ceux détectés en Norvège, ont été signalés la semaine dernière en France, où l'on dénombrait alors 76 morts depuis le début de l'épidémie. La France vit actuellement le "début du pic pandémique", a expliqué la ministre de la Santé qui a fait état d'une augmentation de 72% des consultations liées à la grippe A la semaine dernière.
Des renforts militaires sont attendus lundi dans les centres de vaccination pour faire face à l'affluence dûe au début de la campagne de vaccination des écoliers de primaires et secondaires.
| Une enfant de 6 ans décédée samedi à Chartres |
Une enfant de 6 ans ne présentant a priori aucune caractéristique de santé laissant présager un risque est décédée samedi des suites d'une grippe A (H1N1) au centre hospitalier de Chartres, a indiqué lundi la préfecture d'Eure-et-Loir. Les tests effectués sur la petite fille ont permis d'identifier le virus H1N1. "S'agissant des causes du décès, seules les investigations complémentaires permettront d'établir si un élément surajouté a été en l'occurrence déterminant", a affirmé le directeur des hôpitaux de Chartres. Selon des sources sanitaires, l'enfant n'aurait pas présenté de symptômes pouvant laisser entrevoir cette issue tragique. Elle n'était, semble-t-il, pas atteinte d'une quelconque maladie ou faiblesse de santé, pouvant laisser craindre une fragilité vis-à-vis du virus. |
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H1N1 : où en est l'épidémie ?
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