Jean-François Copé © AbacapressAlors que les Français sont réticents, Roselyne Bachelot a été la première à donner l'exemple. Après s'être fait elle-même vacciner dans un gymnase parisien pour marquer le lancement de la campagne nationale de vaccination contre la grippe A/H1N1, la ministre de la Santé a assuré que le chef de l'Etat avait l'intention de le faire rapidement. Nicolas Sarkozy est, selon elle, "absolument décidé : il me l'a encore dit mardi soir", a-t-elle déclaré aux journalistes.
H1N1 : où en est l'épidémie ?
La France métropolitaine a enregistré près d'un million de nouveaux cas de grippe pandémique H1N1 la semaine dernière, selon les estimations du réseau des Grog, diffusées mercredi.
Publié le 05/11/2009
Et si le H1N1 devenait un "super virus" ?
La Norvège a détecté une mutation du virus de la grippe A/H1N1 pour trois patients atteints de la grippe. Deux sont morts, le troisième est gravement malade.
Publié le 21/11/2009
La vaccination passe à la vitesse supérieure
Pour les femmes enceintes et les enfants âgés de 6 à 23 mois, il est l'heure de penser à la piqûre anti-grippe A/H1N1. Pour les élèves des collèges et lycées, ce sera la semaine prochaine.
Publié le 20/11/2009
Le vaccin sans adjuvant autorisé en France
Le Panenza, seul vaccin sans adjuvant, a été autorisé lundi par les autorités sanitaires françaises. 28 millions de doses ont été commandées.
Publié le 16/11/2009
Grippe A/H1N1 : les médecins rappelés à l'ordre
Le président du Conseil national de l'Ordre des médecins estime que les professionnels de la santé ont "le devoir de participer à la campagne de vaccination".
Publié le 14/11/2009
Questions sur les effets secondaires du vaccin
Les autorités ont promis la transparence totale, alors qu'un cas de syndrome de Guillain-Barré a été constaté chez un patient récemment vacciné.
Publié le 13/11/2009
Vaccin de la grippe A/H1N1 : un 1er cas d'effet secondaire ?
Les autorités sanitaires françaises ont confirmé qu'une infirmière vaccinée contre la grippe a développé le syndrome de Guillain-Barré. Toutefois, le lien de cause à effet n'est pas démontré pour l'instant.
Publié le 12/11/2009
Grippe A/H1N1 : les débuts timides de la vaccination
La campagne de vaccination de masse contre la grippe mutante a commencé jeudi. Six millions de Français sont appelés à se faire vacciner mais peu ont choisi de le faire.
Publié le 12/11/2009
Bachelot donne l'exemple, et se fait vacciner
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot s'est fait vacciner jeudi à la mi-journée dans un gymnase du 14e arrondissement parisien, arborant un large sourire devant une petite meute de journalistes.
Publié le 12/11/2009
Par solidarité, et pour montrer eux aussi la voie, en prévision d'une pandémie encore plus forte, de nombreux parlementaires se sont également fait vacciner sans état d'âme. "Il faut le faire pour protéger les populations", a déclaré le président de l'Assemblée nationale, l'UMP Bernard Accoyer, par ailleurs médecin ORL de profession. Deux précautions valant mieux qu'une, son homologue du Sénat, Gérard Larcher, également de l'UMP, compte se faire vacciner dans quelques jours, après s'être protégé contre la grippe saisonnière. Pierre Méhaignerie, président de la commission des Affaires sociales à l'Assemblée nationale, ira se faire vacciner dans sa ville de Vitré : "Je suis convaincu que la vaccination est un moyen de réduire la pandémie. Nous ne sommes pas à l'abri des files d'attente dans deux mois", assure-t-il.
"Je ne veux pas intervenir dans sa vie privée, mais..."
Une exception de taille à ce bel unanimisme : Jean-François Copé. Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale a laissé entendre que pour sa part, il ne se ferait pas vacciner contre la grippe A/H1N1. Roselyne Bachelot l'a gentiment rappelé à l'ordre. Devant les caméras, elle lui a demandé de faire preuve d'altruisme et de se soumettre à la petite piqûre - grandement conseillée, mais pas obligatoire, insistent les autorités.
"Je ne veux pas intervenir dans sa vie privée, mais je comprends que sa famille va s'agrandir dans peu de temps, alors j'ai envie de lui dire : Jean-François, tu es en pleine forme mais il faut savoir que cette grippe n'est pas une grippe comme les autres", a argumenté la ministre de la Santé. "Elle attaque des personnes fragiles mais aussi des gens en parfaite santé. Alors, tu as envie de garder ta fonction pleinement opérationnelle de président du groupe UMP à l'Assemblée nationale ? Eh bien fais-toi vacciner et protège ton entourage".
Après les personnels de santé, plus de six millions de Français sont appelés à se faire vacciner dans l'un des 1060 centres mis en place par les autorités. Sont prioritaires les parents des bébés de moins de six mois, les professionnels de la petite enfance et les personnes dites fragiles, qui souffrent de diabète ou de pathologies cardiaques ou respiratoires. Les enfants en âge scolaire seront concernés à partir du 25 novembre. Pourtant, la première journée de la campagne de vaccination n'a pas déplacé les foules, et l'apparition d'un cas de syndrome de Guillain-Barré, une maladie rare du système nerveux périphérique, chez un patient qui venait de se faire vacciner, risque d'accroître la méfiance.
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H1N1 : où en est l'épidémie ?

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