© DRD'abord boudés, les centres de vaccination contre la grippe A/H1N1 ont connu une soudaine affluence ces jours derniers, ce qui a conduit les autorités à annoncer l'augmentation de leur capacité et l'allongement de leurs horaires d'ouverture dès la semaine prochaine. "En moins d'une semaine, on a décuplé le nombre de visites dans les centres de vaccination", a déclaré samedi la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. Pour faire face à ce nouvel engouement, la capacité des centres va être accrue, selon des instructions données aux préfets.
H1N1 : où en est l'épidémie ?
La France métropolitaine a enregistré près d'un million de nouveaux cas de grippe pandémique H1N1 la semaine dernière, selon les estimations du réseau des Grog, diffusées mercredi.
Publié le 05/11/2009
Le virus grippal mute... et fait plus de morts
Alors que les autorités sanitaires françaises s'interrogent sur les dangers représentés par les virus mutants signalés vendredi, le nombre de morts a bondi de 85% en une semaine en Europe.
Publié le 28/11/2009
Deux cas mortels de mutation du virus H1N1
Une seule injection sera désormais effectuée dans le cadre de la campagne de vaccination contre le virus H1N1, sauf pour les moins de 9 ans qui auront toujours besoin de deux injections.
Publié le 27/11/2009
Grippe H1N1 et généralistes: Chérèque crie à l'hypocrisie
François Chérèque a qualifié dimanche d'hypocrite la colère des médecins généralistes, écartés de la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1). Une question de "pognon" selon le syndicaliste.
Publié le 29/11/2009
Il faut "d'une part, ouvrir très rapidement les 1080 centres installés sur l'ensemble du territoire métropolitain (2/3 à ce jour sont ouverts) et, d'autre part, en allonger les plages d'ouverture et accroître leur capacité, notamment les mercredis et les samedis", ont annoncé samedi les ministères de l'Intérieur et de la Santé. "Le service de santé des armées va être appelé en renfort", alors que "650 internes sont mobilisés quotidiennement dans les centres" qui reçoivent aussi l'aide de médecins du travail. Et pour inciter les professionnels de santé à se porter volontaires et "analyser de visu le fonctionnement d'un centre", le professeur Didier Houssin, Directeur général de la santé, a assuré samedi matin la vaccination à l'un des postes médicaux au Centre de vaccination du gymnase Courcelles à Paris.
Patients à risques et personnes isolées
Mais tout ceci ne fait pas les affaires des généralistes, qui continuent à réclamer la possibilité de vacciner dans leurs cabinets. "Alors que les files d'attente s'allongent devant les centres de vaccination dédiés, 3 millions de vaccins conditionnés sous forme de monodoses ont été livré à l'Eprus (l'organisme en charge des stocks) il y a quelques jours", a affirmé dimanche le syndicat de médecins MG France. Or, l'un des arguments opposé jusqu'à présent à de telles demandes portait sur le conditionnement des vaccins, les rendant difficilement utilisables au cas par cas. Ces monodoses, affirme donc MG France, permettraient aux médecins généralistes qui le souhaitent, "de vacciner dans leurs cabinets, en complément du travail effectué en centre de vaccination dédié, les patients qui en ont le plus besoin aujourd'hui", notamment "leurs patients les plus à risques et les personnes isolées (plus d'un million) qu'ils sont souvent les seuls à voir et qui ne peuvent se déplacer".
François Chérèque (voir la réaction en vidéo) a qualifié d'hypocrite la colère des médecins généralistes, soupçonnant derrière cette montée au gréneau des visées mercantiles. Le syndicat des médecins "nous dit 'Nous, on peut vacciner', mais c'est une question de coût. Il y a toujours une question de pognon derrière ça". "On nous dit, c'est huit euros" la vaccination, "mais on se moque de nous parce que ce sera 22+8, ce sera trente euros", majoré du prix de la visite, a dit François Chérèque.
"Accusation inacceptable"
Réponse immédiate de Michel Chassang, président du principal syndicat de médecins libéraux (CSMF). Permettre aux généralistes et pédiatres de vacciner contre la grippe H1N1 à leur cabinet n'est pas "une affaire d'argent". "Chérèque dit tout haut ce que la ministre (de la santé, ndlr) pense tout bas: que ce serait un problème financier. Ils nous accusent ni plus ni moins, de vouloir utiliser la grippe pour nous en mettre plein les poches, c'est une accusation inacceptable", a-t-il expliqué. Michel Chassang, qui se dit "extrêmement affligé" de constater "que les centres de vaccination sont toujours aussi saturés", juge qu'il "aurait été tout à fait simple de mettre en place le système le plus souple possible pour permettre aux Français d'aller se faire vacciner là où ils le souhaitaient".
L'accélération brutale de l'épidémie, avec 730.000 consultations pour grippe en une semaine, selon un dernier bilan datant du 26 novembre, et l'annonce d'une trentaine de décès récents, peut contribuer au regain d'intérêt pour la vaccination. Alors que collégiens et lycéens peuvent depuis mercredi être vaccinés dans les établissements scolaires, la vaccination des écoliers de primaires et de maternelles débutera lundi. Ils sont invités à se rendre, avec leurs parents, dans les centres de vaccination de proximité, ce qui pourrait accroître encore l'affluence.
En Ile-de-France, où 114.227 personnes ont été vaccinées depuis le 12 novembre, grâce aux 163 centres de vaccinations dont 17 pédiatriques ouverts dans la région, la capacité des centres doit être augmentée dès le milieu de la semaine prochaine, grâce notamment à "l'extension des horaires et des jours d'ouverture", selon la préfecture de Police de Paris. A Paris, où fréquentation moyenne des centres est passée d'environ mille personnes par jour à "4699 vendredi", la capacité des douze centres pour adultes va doubler.
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H1N1 : où en est l'épidémie ?
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