Roselyne Bachelot jeudi donne l'exemple © Reuters/Charles Platiau"On ne peut pas se faire vacciner, comme Bachelot, sur son temps de travail !" "Diabétique, j'ai reçu un courrier m'invitant à me faire vacciner. Je me présente à 16h10 au centre de vaccination du Mans après ma journée de travail. Fermeture : 16 heures. Il faudrait informer Roselyne Bachelot que les diabétiques ne sont pas tous à la retraite ou en arrêt maladie ! De fait, ils ne peuvent pas se faire vacciner, comme elle, sur leur temps de travail. Est-ce un "couac" spécifiques au Mans ou à d'autres départements ? PS. : je ne retournerai pas dans ce centre. Si j'ai la grippe A, ce sera la CPAM qui en fera malheureusement les frais". Francis, du Mans. La France métropolitaine a enregistré près d'un million de nouveaux cas de grippe pandémique H1N1 la semaine dernière, selon les estimations du réseau des Grog, diffusées mercredi. La Norvège a détecté une mutation du virus de la grippe A/H1N1 pour trois patients atteints de la grippe. Deux sont morts, le troisième est gravement malade. Pour les femmes enceintes et les enfants âgés de 6 à 23 mois, il est l'heure de penser à la piqûre anti-grippe A/H1N1. Pour les élèves des collèges et lycées, ce sera la semaine prochaine. Le Panenza, seul vaccin sans adjuvant, a été autorisé lundi par les autorités sanitaires françaises. 28 millions de doses ont été commandées. Le président du Conseil national de l'Ordre des médecins estime que les professionnels de la santé ont "le devoir de participer à la campagne de vaccination". Les autorités ont promis la transparence totale, alors qu'un cas de syndrome de Guillain-Barré a été constaté chez un patient récemment vacciné. Les autorités sanitaires françaises ont confirmé qu'une infirmière vaccinée contre la grippe a développé le syndrome de Guillain-Barré. Toutefois, le lien de cause à effet n'est pas démontré pour l'instant. La campagne de vaccination de masse contre la grippe mutante a commencé jeudi. Six millions de Français sont appelés à se faire vacciner mais peu ont choisi de le faire. La ministre de la Santé Roselyne Bachelot s'est fait vacciner jeudi à la mi-journée dans un gymnase du 14e arrondissement parisien, arborant un large sourire devant une petite meute de journalistes.
Plus d'infosH1N1 : où en est l'épidémie ?

Et si le H1N1 devenait un "super virus" ?

La vaccination passe à la vitesse supérieure

Le vaccin sans adjuvant autorisé en France

Grippe A/H1N1 : les médecins rappelés à l'ordre

Questions sur les effets secondaires du vaccin

Vaccin de la grippe A/H1N1 : un 1er cas d'effet secondaire ?

Grippe A/H1N1 : les débuts timides de la vaccination

Bachelot donne l'exemple, et se fait vacciner

"On a oublié les tout nouveaux nés !"
"J'écris pour vous informer du raté au niveau de la vaccination pour les parents de nourrissons de moins de 6 mois. La sécurité sociale met de 6 à 8 semaines, voire plus, à enregistrer un enfant sur le numéro de ses parents. Or, les bons de vaccination sont extraits des fichiers de la Sécu. Il en résulte que de nombreux parents de bébés de moins de six mois n'ont pas reçu le bon. La Sécu ne veut rien entendre. Les responsables des centres de vaccination non plus. Il faudra attendre 2 mois que l'enfant soit déclaré. Donc la priorité ne sert à rien pour cette catégorie de personnes". Amzil, de Paris.
"L'administration, elle, aura ma peau !"
"Lundi, j'ai reçu mon "invitation" à me faire vacciner sous 10 jours, car je fais partie des 6 millions de personnes prioritaires. D'emblée, je me rends à Draguignan, à 15 km de chez moi, pour me faire vacciner. Ça fait longtemps que j'ai pris ma décision. Arrivé à l'adresse indiquée, un musée, la personne à la porte me dit que je suis le 4e à venir et que l'administration a fait une grosse bourde ! Il m'indique l'endroit qu'il pense être le bon. En vérité, deux adresses ont été mélangées sur l'invitation. Je finis par trouver le centre de vaccination, une ancienne chapelle. La personne présente à l'accueil et qui n'a rien à voir avec l'opération, me dit que cela ne commence que jeudi à 10 heures. Il faut dire qu'à part une adresse erronée, il n'y a aucune indication de dates et d'heures d'ouverture sur la lettre. Déjà 30km pour rien ! Jeudi, je profite de l'après-midi pour me faire vacciner, encore assez décidé à le faire. J'y vais vers 15 heures. Au centre de vaccination, on me dit qui oui, le centre est bien ouvert... Mais de 10 heures à 14 heures ! Toujours décidé, malgré tout, je regarde les centres du Var sur le site gouvernemental réservé à cet effet. Les heures d'ouverture des centres n'y figurent pas. Maintenant, je me demande si je ne vais pas déchirer cette invitation et laisser faire le virus. Il est peut-être moins nocif que l'absence de préparation quasi-endémique de l'administration varoise. Elle, elle aura ma peau ! Il est vrai que les personnes prioritaires, comme les personnes malades ou en invalidité ne travaillent jamais ! Laurent, du Muy (Var)
"Monsieur, je ne suis au courant de rien"
"Maman d'un bébé de 5 mois, j'ai reçu un bon de vaccination. Pas mon mari. Sur ce courrier, il est précisé quand l'absence de bon de vaccination pour le conjoint, ce dernier peut se rendre au centre de sécurité sociale le plus proche pour en demander un et se faire vacciner. Il en revient. La réponse étrange de l'agent de la sécurité sociale ? "Désolé monsieur, je ne suis au courant de rien !" Mon mari ne se fera donc pas vacciné puisque personne ne peut lui fournir le sésame. Bravo l'organisation et la communication. C'est bien la peine de faire tout ce ramdam".
Ludivine de Cournon d'Auvergne
Retour MYTF1
H1N1 : où en est l'épidémie ?

Chargement en cours...





