© SXC.huParents, à en croire cette étude, vous allez pouvoir cesser de culpabiliser à la moindre petite poussière sur l'oreiller de votre enfant ou pour un poil de chat accidentellement arrivé dans la bouche de votre tête blonde... Selon une étude américaine publiée mercredi, les parents qui laissent leurs enfants se salir n'auraient pas complètement tort. Car s'ils tombent plus souvent malades étant jeunes, cela les protégerait contre certaines maladies, notamment cardiaques, une fois adultes. "Nos recherches laissent penser que des environnements ultra-propres, ultra-hygiéniques dans l'enfance peuvent augmenter le risque d'inflammation à l'âge adulte, ce qui à son tour augmente le risque de contracter un grand nombre de maladies", notamment cardiovasculaires, souligne le principal auteur de l'étude.
De l'importance de se laver les mains après les WC
Un téléphone portable sur six présente des traces de matières fécales, selon une étude menée au Royaume-Uni rendue publique vendredi. En cause : la mauvaise hygiène des utilisateurs qui ne se lavent pas bien les mains après être allés aux toilettes.
Publié le 14/10/2011
Comment en sont-ils arrivés à cette conclusion ? Thomas McDade et son équipe de chercheurs de la Northwestern University à Chicago a comparé les modes de vie et environnements d'enfants philippins avec ceux d'Américains. Ils ont voulu mieux comprendre dans quelle mesure l'environnement des enfants affecte la production de protéine C-réactive (ou CRP), qui augmente en cas d'inflammation, c'est-à-dire lorsque le corps réagit à une infection ou une blessure. Les chercheurs ont pour cela étudié les données d'une étude menée aux Philippines sur les enfants de 3.327 femmes, nés au cours des années 1980, de leur naissance à 22 ans. Les enfants ont été surveillés tous les deux mois pendant les deux premières années de leur vie, puis tous les quatre à cinq ans par la suite. L'hygiène faisait partie des éléments contrôlés (notamment pour savoir s'ils cohabitaient avec des animaux domestiques, comme des porcs ou des chiens), au côté des revenus des parents.
Plus malades étant enfants, mais moins adultes
Résultat : si des échantillons de sang ont mis en évidence le fait que ces enfants philippins avaient plus souffert de maladies infectieuses que les petits Américains, une fois devenus de jeunes adultes, leur sang présentait une concentration de CRP beaucoup plus faible que celui des Américains du même âge, tendant à montrer qu'ils souffraient moins d'inflammations. La concentration moyenne de CRP était de 0,2 mg par litre de sang chez les Philippins contre 1 à 1,5 mg chez les Américains.
"Aux Etats-Unis, nous avons tendance à penser que nous devons protéger à tout prix les bébés et les enfants contre les microbes et les pathogènes", note Thomas McDade. "Mais nous privons peut-être leurs fonctions immunitaires d'apports extérieurs importants qui sont nécessaires pour guider le développement de ces fonctions jusqu'à l'âge adulte", selon lui. "Notre étude tend à montrer que sans ces apports, les inflammations présentent plus de risques d'être insuffisamment régulées", selon lui.
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