La vaccination anti-grippe marque le pas à Noël

Par TF1 News (D'après agence), le 28 décembre 2009 à 13h52 , mis à jour le 28 décembre 2009 à 13h56

Dossier : Grippe A (H1N1)

Période de fêtes et centres fermés : le rythme des piqûres a nettement décru à la fin du mois de décembre. Mais la prochaine vague de vaccinations se profile.

Campagne de vaccinationCampagne de vaccination © TF1/LCI

Alors que l'épidémie se stabilise en France, le rythme des vaccinations contre la grippe A/H1N1 a très nettement ralenti durant la semaine de Noël. Selon Gérard Gachet, porte-parole du ministère de l'Intérieur, 250.000 personnes ont été vaccinées la semaine dernière alors que sur les trois premières semaines du mois de décembre, le rythme était d'environ un million de vaccinations hebdomadaires. Au final, à l'heure qu'il est, plus de 4,6 millions de personnes ont été vaccinées dans notre pays.

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Il faut dire que les centres de vaccination étaient quasiment tous fermés le dimanche 27, et qu'aucun centre ne sera ouvert de l'après-midi du jeudi 31 au samedi 2 janvier au soir. Mais une deuxième campagne de vaccination en milieu scolaire sera lancée à partir du 5 janvier. La campagne au sein des grandes entreprises sera mise en place quant à elle "début janvier" et une trentaine d'entreprises se sont dites intéressées à ce jour, a précisé Gérard Gachet.

"Le virus de la grippe est totalement imprévisible"

Selon les derniers chiffres disponibles, depuis le début de l'épidémie, 191 décès et 985 hospitalisations ont été enregistrés en France. Ce qui ne fait pas du H1N1 un virus particulièrement meurtrier. Une étude dirigée par Sir Liam Donaldson, conseiller santé du gouvernement britannique, a d'ailleurs récemment souligné que le nombre de personnes atteintes qui en meurent est "considérablement" moindre à ce jour au Royaume-Uni (0,026%) qu'on ne le craignait au départ, et nettement inférieur à celui des précédentes pandémies de 1918 (2 à 3%) ou de 1957-58 et de 1967-68 (0,2% environ). Antiviraux, antibiotiques, vaccin anti-pneumocoque, progrès en réanimation expliqueraient ces variations. Pour autant "il faut rester vigilant et ne pas baisser la garde", avertit le Dr Isabelle Nutall, de l'Organisation Mondiale de la Santé, car "le virus de la grippe est totalement imprévisible".

Même si cette grippe s'avère le plus souvent bénigne, les responsables sanitaires appréhendent d'avoir des hôpitaux - déjà sous tension en hiver - débordés par l'afflux de patients lors des prochains pics épidémiques, empêchant une prise en charge correcte des autres malades. D'où l'importance des campagnes de vaccination pour réduire la circulation du virus. Les femmes enceintes et les personnes atteintes d'obésités extrêmes se sont révélées particulièrement vulnérables au nouveau virus. Autre constat, les plus de 65 ans, apparemment moins touchés par le virus du fait d'une éventuelle exposition antérieure, ont plus de risque d'en mourir lorsqu'ils l'attrapent. "Contrairement aux virus saisonniers, le virus pandémique pénètre assez profondément dans les poumons, et cause plus de syndromes de détresse respiratoire aigu chez des sujets jeunes", souligne le Dr Sylvie Briand, qui dirige le département grippe à l'OMS.

Par TF1 News (D'après agence) le 28 décembre 2009 à 13:52
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7 Commentaires

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  • fimadou, le 29/12/2009 à 13h34

    Loin de vouloir accabler Mme Bachelot,(c'est vrai qu'après le scandale de la canicule d'y a quelques années gérées par un ministre de la santé incapable),cette crise n'a pas été très bien appréhendée,ni dans le temps,ni dans le fond,ni dans la forme.Dommage,mais,cette pandémie n'est peut-être pas terminée pour autant. Pour ma part,je pense qu'elle aurait pu ne commander que la moitié de la quantité requise,dans un premier temps,sachant par l'expérience Australe(antérieure),que cette grippe est bien moins mortelle que la grippe saisonnière.C'est mon point de vue et ça n'engage que moi. Personnellement,je suis contre les vaccins de tous poils.Bonnes fêtes à tous.

  • la_guepe25, le 28/12/2009 à 19h27

    C'est que le début d'accord d'accord.....

  • titeuf4979, le 28/12/2009 à 17h18

    Et ça continue encore et encore

  • namphase, le 28/12/2009 à 16h29

    A propos de la grippe H1N1, et surtout du fonctionnement des centres de vaccinations, voici la lettre ouverte que nous avons envoyée à Madame la Ministre de la Santé "Nous sommes médecins du travail. Ces derniers jours, comme de nombreux médecins de toutes spécialités, nous avons été "réquisitionnés" dans des centres de vaccination, parfois la veille pour le lendemain, sans concertation ni d'ailleurs respect des procédures légales. L'Etat, dans la gestion de cette pandémie, a recours à des réquisitions sauvages alors même que l'arrivée du virus de la grippe H1N1 est annoncée depuis des mois. Nous avons le sentiment que cette stratégie ne tient aucunement compte des salariés et des entreprises dont nous nous occupons quotidiennement : salariés dont nous devons annuler les rendez vous, au dernier moment, parfois le matin même ; actions en milieu de travail que nous devons remettre. Or, si nous n'avons pas, ou peu, d'urgences vitales, nous avons des urgences sociales fréquentes, surtout en ces temps de crises et d'explosion de risques psycho sociaux. Nous laissons donc « tomber », tout ceci afin d'obéir à une campagne dite de santé publique dont les modalités nous laissent songeurs. Peut-on sérieusement soutenir que notre participation à l'effort de prévention, alors même que des médecins retraités, volontaires, attendent en vain d'être appelés, passe avant notre mission auprès de nos employeurs et de nos salariés, ainsi que nos obligations règlementaires, dont personne ne nous décharge pendant ce temps? Les médecins du travail, qui ne peuvent prescrire, dont il n'est pas prévu d'autoriser l'accès au dossier médical partagé, qu'on « oublie » de consulter sur les grands sujets actuels tel que le travail des seniors ou la pénibilité, sujets au c?ur même de leur expertise professionnelle, se voient soudain investis d'une grande mission de service public? Il en va de notre dignité de questionner certaines pratiques, telles que la forme injonctive et autoritaire de certaines réquisitions sous forme de semonces et d'intimidations humiliantes. Des PV de carence nous ont été adressés sans réquisitions préalables ! Nous acceptons de participer à des missions préventives. Nous avons été volontaires sans, pour nombre d'entre nous, avoir été retenus sur les plannings, la DDASS préférant nous réquisitionner à un autre moment ! Nous voulons une organisation rationnelle qui ne s'exerce pas au détriment de notre mission première : « empêcher l'altération de la santé des salariés du fait de leur travail" Un collectif de médecins du travail (Nous ne sommes pas les seuls à contester cette "politique santé spectacle" qui consiste à écraser une mouche avec un marteau-pilon, tétanisés que sont nos gouvernants par le spectre d'une nouvelle catastrophe sanitaire, type sang contaminé, amiante ou hormone de croissance)

  • l.wallonie, le 28/12/2009 à 16h03

    C'est pas encore fini, ces simagrées?

  • libre-arbitre, le 28/12/2009 à 15h33

    Les français sont vraiment des piqués...

  • unautretemps, le 28/12/2009 à 15h15

    Pardon, c'est incompréhensible, on parle de personnes agées ou de sujets jeunes, dans l'enchainement (où est la logique?) suivant : Autre constat, les plus de 65 ans, apparemment moins touchés par le virus du fait d'une éventuelle exposition antérieure, ont plus de risque d'en mourir lorsqu'ils l'attrapent. "Contrairement aux virus saisonniers, le virus pandémique pénètre assez profondément dans les poumons, et cause plus de syndromes de détresse respiratoire aigu chez des sujets jeunes", souligne le Dr Sylvie Briand,

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