Image de la campagne des centres Leclerc pour le droit de vendre des médicaments en grande surface © TF1/LCILe tribunal de grande instance de Colmar a sifflé la mi-temps dans le conflit qui opposé Leclerc aux pharmaciens : le groupe de distribution a été condamné jeudi à cesser toute publicité qui utilise une référence aux prix des médicaments vendus en officine. Même si le distributeur a annoncé jeudi après-midi son intention de faire appel contre ce jugement, ce dernier est exécutoire dès à présent et assorti de lourdes astreintes. Leclerc a aussi été condamné à payer une somme globale de plus de 100.000 euros aux groupements de pharmaciens, Udgpo, Univers Pharmacie et Directlabo qui regroupent 7500 officines. Le jugement demande enfin à la société Gallec - le groupement d'achat des centres d'achat Leclerc - de publier sur son site sesoignermoinscher.com un avertissement au consommateur sur l'interdiction de citer des prix de médicaments "par mention ou comparaison", sous peine d'une astreinte de 10.000 euros par jour, passé le délai de huit jours après notification.
Ces vitamines qui donnent grise mine
La prise de vitaminiques A, E et de bêta carotène augmenterait de 4 à 16% les risques de mortalité, selon une étude publiée mardi.
Publié le 28/02/2007
En jeu : une nouvelle campagne du distributeur pour ses espaces de parapharmacie qui dénonçait un prix des médicaments déremboursés pouvant varier "du simple au triple" et l'absence de "vraie concurrence" sur ce marché. La décision à son sujet a été rendue alors même que le bras de fer judiciaire sur la première campagne de Leclerc n'est pas achevé : saisi une première fois en référé par les deux groupements et les syndicats USPO et UNPF, le tribunal de Colmar avait déjà condamné le 21 avril le groupe Leclerc à retirer une première campagne. Mais la condamnation avait été infirmée en appel le 7 mai, et les pharmaciens se sont pourvus en cassation. La décision de ce jeudi pourrait très bien suivre le même chemin...
"Une campagne déloyale"
Dans le cas jugé ce jeudi, les groupements de professionnels avaient porté plainte contre "une campagne déloyale dénigrant les pharmaciens sous le faux prétexte de défense de l'intérêt général du consommateur". Le groupe de distribution s'en défendait, affirmant avoir simplement participé "à un débat d'intérêt public" sur le coût de la santé dans sa campagne lancée en novembre dans les médias, avec des interviews de Michel Edouard Leclerc. "Cette publicité est dénigrante et de nature à induire en erreur car elle parle de la santé", avait plaidé le 18 décembre Me Hubert Bensoussan, l'avocat parisien des groupements. Mme Anca Pocan, conseil du groupe Leclerc, avait fait valoir de son côté que la campagne, amorcée en novembre dernier, n'était "pas une publicité" car "elle ne cite pas de produit et n'en propose pas à la vente, c'est de l'information aux consommateurs".
L'avocat des pharmaciens voyait néanmoins là une "campagne de communication pour faire pression sur l'Etat et obtenir le droit de vendre de la pharmacie" moins chère. Il avait plaidé qu'il s'agissait bien de publicité commerciale puisque les mots "parapharmacie Leclerc" figuraient en gros dans le texte de la campagne.
Daniel Buchinger, président d'Univers Pharmacie, s'est dit satisfait de la décision de ce jeudi. "Le juge a noté qu'il n'est pas possible de cumuler une prétendue défense de l'intérêt général, à savoir la vente de médicaments non remboursés, avec une volonté évidente de valoriser l'enseigne Leclerc", a-t-il commenté.
Retour MYTF1
Ces vitamines qui donnent grise mine
Chargement en cours...




