Contraception: Bachelot veut "mettre le paquet sur l'information à l'école"

Par A.C., le 02 février 2010 à 09h27 , mis à jour le 02 février 2010 à 22h33

L'Inspection générale des affaires sociales remet mardi à Roselyne Bachelot son rapport sur la contraception en France. Plusieurs écueils sont mis en exergue.

200.000 IVG par an. Ce chiffre reste stable d'année en année, selon les conclusions de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) qui rend aujourd'hui son rapport sur la contraception en France à la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. Ce qui inquiète l'Igas, c'est qu'au moins la moitié de ces avortements sont pratiqués sur des femmes sous contraception, écrit mardi Le Parisien. 10% de ces interventions concernent des grossesses tardives et l'Igas note que les centres d'IGV sont fréquentés par des femmes âgées de 17 à 47 ans.
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Comment ce chiffre ? Selon l'Igas, le principal responsable, c'est "l'accident de parcours" contraceptif, comme l'oubli de la prise quotidienne du comprimé. Le recours à la pilule du lendemain reste aussi faible, alors qu'elle est disponible sans ordonnance et gratuitement en pharmacie pour les mineures. Le rapport préconise selon Le Parisien un "accès gratuit et confidentiel des jeunes au conseil et à la délivrance des produits contraceptifs, s'inspirant des expériences menées en région", comme le Pass contraception délivré en Poitou-Charentes, région dirigée par Ségolène Royal.
 
Les écueils: l'information, l'argent et la peur
 
Autre constat de l'Igas: une éducation sexuelle à revoir. La loi prévoit trois séances d'éducation à la sexualité dans les écoles, mais le rapport estime que dans les faits, celles-ci sont plutôt rares. Dans Le Parisien, la ministre de la Santé Roseline Bachelot réagit et annonce que le gouvernement va mettre "le paquet sur l'information en milieu scolaire" en matière d'éducation à la sexualité pour faire reculer le nombre de grossesses chez les mineures. La ministre se dit "frappée d'apprendre que deux tiers des filles de 3e pensent encore qu'on ne peut pas tomber enceinte lors du premier rapport sexuel".
 
Les rapporteurs de l'Igas mettent également en exergue un autre frein: l'argent. Une pilule peut-être délivrée à une mineure sans l'accord des parents, mais pour l'Igas, le problème réside plutôt sur la consultation que les jeunes filles sans couverture sociale autonome ne peuvent pas régler. Et quasiment aucune pilule de "3e génération", jugée assez chère par l'Igas, n'est remboursée. "Et les jeunes filles sont souvent réticentes à aller chez le médecin, en raison de l'examen gynécologique", ajoute, en réaction à ce rapport Martin Winclker, un médecin spécialiste de la contraception, interrogé par Le Parisien.

Par A.C. le 02 février 2010 à 09:27
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25 Commentaires

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  • amelimimi64, le 06/05/2010 à 18h11

    Du côté d'internet je ne sais pas ...en revanche je sais que ds certains établissements est proposé une formation non-mixte (essentielle comme vous le dites si bien à un vrai échange) aupès des jeunes du collège et du lycée qui s'appelle teenstar exhaustive et très bien faite ,complète :l'ado ressort n'ignorant rien et responsabilisé ;cette formation se fait en accord avec les parents pendant le rythme de l'année scolaire comme une option en plus ...pour les volontaires ... il existe un site je crois ... les jeunes que je connais qui l'ont faite en sont très contents mais probablement pas assez répandue ..! amitiés

  • frozengod, le 08/02/2010 à 14h07

    Bien sure que les rapports sexuels sont un jeu !!!! Un jeu dans lequel on prend palisir d'ailleurs, sauf certains... Après libre aux gens de voir leurs filles avorter à 13 ou 14 ans parce que personne ne leur a rien n'expliqué.....

  • frozengod, le 03/02/2010 à 13h05

    C'est ca les parents au pilori !!!! non mais dans quel monde vit on ????? Dans beaucoup de famille le sexe reste un sujet tabou, et si l'école n'est pas là pour eveiller la curiosité, à quoi sert elle???

  • frozengod, le 03/02/2010 à 13h02

    Avec des premiers rapports sexuel à 14 ou 15 ans... ca ne me parait pas trops tot....

  • enjy14, le 03/02/2010 à 05h45

    La connaissance du sujet ne fera pas que votre enfant passera à l'acte ! Je ne vois pas en quoi la sexualité est tabou : ma fille a 10 ans et elle est en 6ème, je l'ai mise au courrant des prochaines transformations qui l'attendent. Après, il faut profiter des questions qu'ils peuvent vous poser pour les informer. Votre éducation et vos informations feront d'elle une adolescente responsable.

  • sydney1608, le 03/02/2010 à 02h32

    Entierement d'accord! Les parents ne remplissent plus leur role et c'est bien navrant....

  • kangooroux1, le 02/02/2010 à 20h19

    Pour le site, ça existe. C'est l'INPES...

  • kangooroux1, le 02/02/2010 à 20h18

    Si vous avez des enfants, vous risquez de bondir. Les programmes officiels du collège imposent que la sexualité soit abordée en 4e... Un enseignant qui ne le ferait pas serait en faute

  • 94000gege, le 02/02/2010 à 16h39

    La ministre se dit "frappée d'apprendre que deux tiers des filles de 3e pensent encore qu'on ne peut pas tomber enceinte lors du premier rapport sexuel". Quel âge ont donc ces filles? 10 ans 15 ans voire plus? En 2010 tout le monde devrait savoir comment on fait les bébés. Ils en parlent même dans la pub de lait qui est archi-connue (dit Papa, comment on fait les bébés" Néanmoins je pense que cet enseignement est plus du rôle des parents que de la ministre de la santé. Arrêtons l'assistanat que les parents fassent leur boulot ou bien qu'ils arrêtent eux même de faire des enfants s'ils ne sont pas capable de leurs apprendre le B.A. BA

  • halx, le 02/02/2010 à 16h33

    Vous débarquez ou quoi? J'ai eu mon premier cours d'éducation sexuelle en 6ème au CES en 1975! Mais qu'avez-vous donc fait ou vu en 35 ans?

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