Nouveaux médicaments à tester cherchent cobayes

Par TF1 News (D'après agence), le 27 avril 2010 à 08h43 , mis à jour le 27 avril 2010 à 08h55

Les essais cliniques n'ont pas bonne réputation. Or, sans eux, pas de mise sur le marché de nouveaux médicaments. Une campagne lancée ce mardi s'efforce de dissiper l'odeur de soufre qui les entoure pour susciter les vocations.

MédicamentsImage d'archives. © TF1 News

En matière d'essais de médicaments, la France est à la traîne, loin derrière les Etats-Unis et les pays de l'Est, et très en-deçà de la moyenne européenne. Le nombre d'essais cliniques est ainsi passé en près de dix ans de plus de 1333 en 2000 à 920 en 2009. La difficulté à recruter des volontaires est l'une des raisons de ce retard français. Ce qui constitue un véritable goulet d'étranglement à la commercialisation de nouveaux produits : les seuls tests de laboratoire in vitro ou ceux effectués sur les animaux pour connaître les effets d'une molécule et ses risques toxiques ne suffisent pas pour obtenir le feu vert des autorités sanitaires à la mise sur le marché.

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Mais les essais cliniques, dans notre pays, souffrent d'une image sulfureuse. Selon  un récent sondage IFOP, un Français sur deux refuse d'y participer... et même ceux qui ne s'y refusent pas ne savent pas où s'adresser et ne sont pas sollicités. Vincent Diebolt, directeur du Centre national de gestion des essais de produits de santé (CeNGEPS), reconnaît que cette activité reste "opaque pour nos concitoyens" qui en connaissent peu "les enjeux, les contraintes et les risques". D'où le lancement ce mardi d'une campagne de communication pour "dédramatiser, dédiaboliser".

Des essais très encadrés

Affiches dans les hôpitaux et cabinets de généralistes, site Internet (www.notre-recherche-clinique.fr) relayé sur Facebook, Twitter, DailyMotion... l'opération fait feu de tout bois pour expliquer, convaincre et partager les expériences. On peut y retrouver des essais en cours et découvrir comment devenir e-volontaire. Des associations (Ligue contre le cancer, CISS) font partie du pilotage de l'opération qui a pour slogan : "la santé de demain a besoin de nous aujourd'hui. Participons à la recherche clinique!". Examen médical préalable, consentement, "indemnisation" (4500 euros maximum par an), assurances en cas d'accident, suivi médical des participants, le site permet d'explorer les aspects pratiques du e-volontariat.

Très encadrés, sur le plan médical et éthique, les essais concernent les malades mais aussi les personnes en bonne santé. Le tout étant chapeauté par un organisme spécifique, le CeNGEPS, groupement privé-public créé en 2007 et opérationnel à partir de 2008, qui associe des organismes publics comme l'Inserm, l'agence du médicament (Afssaps), la Fédération hospitalière de France, et l'industrie pharmaceutique. Ses comptes sont contrôlés par le ministère de la recherche.

Les volontaires sains interviennent au cours de la phase 1 des essais, destinée à tester la tolérance du produit, afin de vérifier s'il est bien supporté par l'organisme. Quant aux malades, contrairement à une idée reçue, ils ne se précipitent pas forcément pour participer. Sauf en dernier recours. "Les malades peuvent être moins réticents à participer à des essais, quand il n'existe pas de traitement de référence ou lorsque c'est perçu un peu comme la dernière chance, en cancérologie ou pour l'Alzheimer. Là il y a un véritable effet d'adhésion", note Vincent Diebolt.

Par TF1 News (D'après agence) le 27 avril 2010 à 08:43
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5 Commentaires

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  • 18111948, le 29/04/2010 à 17h38

    Bonjour j ais lu votre article dans le journal et a la tele j ais 62 ans j ai eu un cancer de la gorge est je suis pres a tester les medicaments est en ce moment je suis embeter avec ma prostate merci de me repondre afin de savoir quelle demarches a faire merci

  • nouchka12, le 27/04/2010 à 18h01

    Atteinte de DMLA à son tout début, je sais ce qui m'attend! Je sais qu'il y a des essais de médicaments aux US...Je suis volontaire pour participer à des essais!...si toutes fois cela existe en France!

  • boubounico, le 27/04/2010 à 15h09

    Je participerais bien à ce genre d'etudes mais malheureusement sur Nantes y'a que dalle.

  • alinea58, le 27/04/2010 à 14h39

    Moi aussi je suis malade, avant qu'on ne me reproche ceci: je comprends le fait qu'il faille des humains pour tester les produits, c'est évident. Mais tester une crème solaire n'est pas comme tester un traitement contre la leucémie. Et cet article ne traite pas des drames survenus après certains essais, des personnes ont été amputées, sont devenues paraplégiques et d'autres conséquences moins graves mais handicapantes. Et il y a vraiment deux types de candidats à ces tests: les malades pour lesquels ça représente un dernier recours, mais aussi, et surtout, des étudiants qui doivent financer leurs études et qui ont l'impression de trouver le bon filon, sans connaitre les risques de ce qu'ils font. Et ça, ce n'est pas normal.

  • choupoinette, le 27/04/2010 à 12h17

    Comment etre contre ce procede indispensable pour soigner un grand nombre de malade dont je fais partie et dont nous ferons tous partie un jour ou l'autre directement ou indirectement.et si nous demandions a nos fumeurs de se porter volontaires pour qques essais ?peut-etre qu'il se jetraient un peu moins sur cette chose qui les rends bps plus malade que certains medicaments a tester en etant en plus sous controle .si je le pouvais j'accepterais volontier malgre le nombre considerable de medicaments que je prends chaque jour ;en tout cas mille bravo et merçi a ceux qui le fonf .

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