Image d'archives. © TF1 NewsEn matière d'essais de médicaments, la France est à la traîne, loin derrière les Etats-Unis et les pays de l'Est, et très en-deçà de la moyenne européenne. Le nombre d'essais cliniques est ainsi passé en près de dix ans de plus de 1333 en 2000 à 920 en 2009. La difficulté à recruter des volontaires est l'une des raisons de ce retard français. Ce qui constitue un véritable goulet d'étranglement à la commercialisation de nouveaux produits : les seuls tests de laboratoire in vitro ou ceux effectués sur les animaux pour connaître les effets d'une molécule et ses risques toxiques ne suffisent pas pour obtenir le feu vert des autorités sanitaires à la mise sur le marché.
Des médicaments bientôt disponibles en quelques clics ?
La réflexion du ministère de la Santé ne concerne que les médicaments non remboursables, vendus sans prescription médicale obligatoire, avance jeudi Le Figaro.
Publié le 08/04/2010
Leclerc promet des médicaments 25% moins chers
Michel-Edouard Leclerc assure que les médicaments à prescription facultative seraient vendus 25% moins chers dans ses parapharmacies par rapport à la moyenne. Le groupe d'hypermarchés milite pour que le gouvernement ouvre ce marché à la grande distribution.
Publié le 03/04/2008
Médicaments en libre-service = meilleur pouvoir d'achat ?
Roselyne Bachelot estime que la vente en libre-service de certains médicaments dans les pharmacies garantira la transparence sur les prix et fera "jouer le jeu de la concurrence".
Publié le 29/03/2008
200 médicaments en libre-service en mai
Dès mai, près de 200 médicaments seront accessibles en libre-service dans les pharmacies. Les pharmaciens préviennent qu'ils n'abandonneront pas pour autant leur rôle de conseil.
Publié le 11/03/2008
Mais les essais cliniques, dans notre pays, souffrent d'une image sulfureuse. Selon un récent sondage IFOP, un Français sur deux refuse d'y participer... et même ceux qui ne s'y refusent pas ne savent pas où s'adresser et ne sont pas sollicités. Vincent Diebolt, directeur du Centre national de gestion des essais de produits de santé (CeNGEPS), reconnaît que cette activité reste "opaque pour nos concitoyens" qui en connaissent peu "les enjeux, les contraintes et les risques". D'où le lancement ce mardi d'une campagne de communication pour "dédramatiser, dédiaboliser".
Des essais très encadrés
Affiches dans les hôpitaux et cabinets de généralistes, site Internet (www.notre-recherche-clinique.fr) relayé sur Facebook, Twitter, DailyMotion... l'opération fait feu de tout bois pour expliquer, convaincre et partager les expériences. On peut y retrouver des essais en cours et découvrir comment devenir e-volontaire. Des associations (Ligue contre le cancer, CISS) font partie du pilotage de l'opération qui a pour slogan : "la santé de demain a besoin de nous aujourd'hui. Participons à la recherche clinique!". Examen médical préalable, consentement, "indemnisation" (4500 euros maximum par an), assurances en cas d'accident, suivi médical des participants, le site permet d'explorer les aspects pratiques du e-volontariat.
Très encadrés, sur le plan médical et éthique, les essais concernent les malades mais aussi les personnes en bonne santé. Le tout étant chapeauté par un organisme spécifique, le CeNGEPS, groupement privé-public créé en 2007 et opérationnel à partir de 2008, qui associe des organismes publics comme l'Inserm, l'agence du médicament (Afssaps), la Fédération hospitalière de France, et l'industrie pharmaceutique. Ses comptes sont contrôlés par le ministère de la recherche.
Les volontaires sains interviennent au cours de la phase 1 des essais, destinée à tester la tolérance du produit, afin de vérifier s'il est bien supporté par l'organisme. Quant aux malades, contrairement à une idée reçue, ils ne se précipitent pas forcément pour participer. Sauf en dernier recours. "Les malades peuvent être moins réticents à participer à des essais, quand il n'existe pas de traitement de référence ou lorsque c'est perçu un peu comme la dernière chance, en cancérologie ou pour l'Alzheimer. Là il y a un véritable effet d'adhésion", note Vincent Diebolt.
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