© TF1-LCIVous est-il déjà arrivé de traverser la France au volant sans vous arrêter une seule fois ? Si c'est le cas, l'étude menée par l'Argus de l'automobile, en collaboration avec un centre médical spécialisé, risque de vous donner un frisson d'angoisse rétrospective. Et pourrait vous inciter à faire davantage de pauses lors des longs trajets, allant bien au-delà de la fameuse règle des "pas plus de deux heures d'affilée au volant". Publiée en plein mois de juin, avant les grandes migrations estivales, elle révèle qu'un conducteur peut littéralement "s'endormir" au volant sans s'en rendre compte pendant de courtes périodes, allant jusqu'à deux minutes trente.
Routes : les gendarmes traquent les voitures "chameaux"
Pour ce premier jour de départ en vacances, les gendarmes du Nord de la France sont sur le qui-vive. Pour assurer la sécurité des automobilistes, ils traquent les voitures surchargées, dites "voitures chameaux", qui peuvent être dangereuses.
Publié le 02/07/2010
Ainsi, le reporter du journal l'Argus qui s'est prêté à cette expérience a somnolé pendant un total de 11 minutes au volant sans s'en apercevoir lors d'un trajet Paris-Nice (soit 930 km). Bien qu'il ait respecté toutes les recommandations d'usage pour lutter contre la somnolence au volant (pause toutes les deux heures, respect des limites de vitesses, déjeuner léger, etc.), le conducteur a parcouru un total de 24 km, à une vitesse moyenne de 130 km/h, en état de somnolence.
Réflexes ralentis et dangers accrus
Lundi 21 juin, veille de son départ, l'automobiliste s'est rendu au Centre médical veille-sommeil à Paris pour se faire équiper de 15 électrodes reliées à un boîtier permettant d'enregistrer ses gestes et ses différents états (éveil, somnolence), explique le magazine. Après avoir passé une très bonne nuit, il a pris la route pour Nice ainsi équipé.
Durant son trajet, le conducteur a indiqué avoir ressenti la fatigue à plusieurs reprises, sans toutefois que ces pics de fatigue correspondent aux périodes de somnolence révélées par les capteurs. Au total, les périodes de somnolence enregistrées entre Paris et Nice se sont réparties en huit séries variant entre 30 secondes et deux minutes trente, selon l'Argus.
Commentant les résultats de cette expérience, l'Argus rappelle que la somnolence au volant est la première cause d'accident sur les autoroutes (1 sur 3) devant l'alcool (1 sur 6) et la vitesse (1 sur 10). Conduire en état de somnolence peut allonger le temps de réaction du conducteur de 650 millisecondes, précise-t-il. Ainsi, à une vitesse de 130 km/h, cela équivaut à 23 mètres parcourus.
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