© DREn 2008, Roselyne Bachelot a demandé à l'Inserm d'analyser les meilleures expériences internationales de réduction des risques de contamination. Cette expertise collective, à laquelle Pierre Polomeni, du service d'addictologie de l'hôpital Jean Verdier de Bondy a participé, a émis une recommandation favorable à la mise en place de ce qu'ils préfèrent appeler des "centres d'injections supervisés".
LCI Radio muette à 12h45...
<b>Dans le Mix Info -</b> Ecoutez en direct dès midi le dernier journal d'LCI Radio. Il sera animé par Charlotte Casanova et Antoine Habert. Pascal Emond le patron de la radio les rejoindra en studio, tout comme les chroniqueurs qui ont fait vivre ce média.
Publié le 25/11/2009
Reçus à Matignon, les partisans des salles de "shoot" restent pessimistes
Les défenseurs des salles de consommation supervisées de drogue, accompagnés de la prix Nobel de médecine Françoise Barré-Sinoussi, ont exposé jeudi après-midi à Matignon leurs arguments.
Publié le 19/08/2010
"Salles de shoot": un collectif va tenter de convaincre à Matignon
Le "collectif du 19 mai" regroupant notamment Asud, Act Up et SOS Hépatites sera reçu jeudi pour tenter de convaincre le Premier ministre convaincre de revenir sur la fin de non recevoir opposée aux salles de consommation de drogue à moindre risque.
Publié le 14/08/2010
Shooting room : Gaudin renonce au bras de fer
Ce jeudi matin, le maire UMP de Marseille a maintenu son envie d'ouvrir un tel espace dans sa ville. Pour ensuite rallier la position du Premier ministre, qui est contre l'idée de "salle de shoot".
Publié le 12/08/2010
"Salles de shoot" : Fillon dit non
Ouvrir des salles de consommation encadrée pour usagers de drogue? Le débat enfle en France, transcendant les clivages politiques traditionnels, sur un dispositif qui a fait ses preuves à l'étranger.
Publié le 11/08/2010
TF1 News : En quoi consiste ce concept de "shooting room" ?
Pierre Polomeni (service d'addictologie de l'hôpital Jean Verdier de Bondy) : Tout d'abord, nous préférons les termes de "centre d'injection supervisé". L'idée n'est pas de créer un endroit pour s'injecter tout et n'importe quoi, mais qu'existe un lieu qui sécurise les usagers, où un accompagnement médical peut être opéré, voire de la prévention.
TF1 News : A quelles conditions répondraient ces lieux particuliers ?
P.P.: Une vraie densité de toxicomanes locaux s'adonnant à des injections sur une scène ouverte - la rue - où les conditions hygiéniques sont déplorables. Les risques d'infections, de contamination y sont très grands et posent à ces endroits un problème de santé publique. Le rapport de l'Inserm n'exprime pas de chiffres quant à un éventuel nombre de centres, mais de mon point de vue, cela ne concerne que très peu de villes en France. Par exemple, je n'imagine pas l'ouverture d'un centre dans une petite ville de province, avec tous les moyens que cela mobilise, pour seulement deux usagers par mois. Toutefois, c'est aux politiques de déterminer les lieux qui répondent à ces conditions.
TF1 News : Quels seront les bénéfices de tels centres d'injections supervisés ?
P.P.: Les études sur les effets des "shooting room" indiquent que de tels centres n'ont pas eu pour impact une hausse de la consommation de drogues, dans les différentes villes ayant fait l'expérience à l'étranger. La fréquentation de ces centres a prouvé également que leur fonction d'accès aux soins fonctionne. Les bénéfices des centres d'injections supervisés sont en lien direct avec les constats initiaux. Imaginons qu'à un lieu donné, un nombre d'usagers important s'injectent de la drogue dans la rue et qu'à côté de cela il existe un lieu hygiénique, protégé, alors on peut s'attendre à une baisse des overdoses, des abcès, des infections au VIH (virus de l'immunodéficience humaine) et VHC (virus de l'hépatite C). Ce lieu peut aussi permettre à une personne, non suivie auparavant, de pouvoir entrer dans un système de soin. Mais comme l'Inserm l'a indiqué dans son rapport, la réduction des risques c'est aussi prévenir le passage à l'injection.
TF1 News : Parmi les critiques sur ce type de structure, la plus récurrente est qu'elle n'apporterait pas de solution contre la dépendance, et au contraire l'accompagnerait. Quelles sont vos conclusions sur le sujet ?
P.P.: Le collectif d'experts a conscience que ces outils ne sont pas une aide pour lutter contre la dépendance, mais ce qui lui a été demandé, ce sont des outils pour sauver la vie des gens. Il est vrai que ces centres d'accueil toucheraient très peu d'usagers. Il faut donc réfléchir à des outils pour aider le plus grand nombre. Comme le rappellent les chiffres de l'Observatoire français des drogues et de la toxicomanie (OFDT), on estimait en 2006 en France entre 210 000 et 250 000 le nombre d'usagers problématiques de drogues. L'expertise collective a ainsi préconisé une palette d'outils tels que les médicaments de substitution, la mise à disposition de seringues stériles, l'héroïne médicalisée, etc. L'Inserm a travaillé dans le but d'alimenter la réflexion, de donner des arguments scientifiques pour que le gouvernement puisse ensuite prendre des décisions.
| Bachelot : "Une concertation avec tous les partenaires concernés" |
Pour diminuer les risques encourus par les utilisateurs de drogues, Roselyne Bachelot a annoncé "une concertation avec tous les partenaires concernés et notamment les collectivités locales" sur les salles d'injections supervisées, des lieux où les personnes peuvent s'injecter des produits dans de bonnes conditions d'hygiène et sous supervision de personnel de santé. |
Retour MYTF1
LCI Radio muette à 12h45...
Chargement en cours...




