Menace sur des dizaines de services de chirurgie

le 04 juillet 2010 à 16h14 , mis à jour le 04 juillet 2010 à 21h02

Le ministère de la Santé prépare des décrets pour fin juillet-début août menaçant de fermeture les services hospitaliers de chirurgie qui auront opéré moins de 1.500 personnes par an. Selon le JDD, 54 hôpitaux sont concernés.

[Expiré] hôpital euthanasie malade soin © SXC.HU

Les services hospitaliers de chirurgie qui auront opéré moins de 1.500 personnes par an entre 2007 et 2009 sont menacés de fermeture, a indiqué dimanche le ministère de la Santé, qui prépare des décrets en ce sens pour fin juillet-début août. Ces décrets qui vont "réglementer les activités de médecine et de chirurgie" accorderont cependant un sursis pour les services de chirurgie ayant opéré entre 1.050 et 1.500 personnes par an (soit 70% de l'objectif), qui disposeront de trois ans pour améliorer leur activité ou s'associer avec un autre établissement afin de pouvoir se maintenir, a-t-on précisé de même source, confirmant des informations parues dans le Journal du Dimanche. Le ministère n'a cependant pas confirmé la liste des 54 services hospitaliers menacés, publiée dimanche par le JDD.

  • Menace sur certains services de chirurgie

    Des décrets prévoient la fermeture des services opérant moins de 1.500 personnes par an. 54 établissements seraient concernés, selon le JDD. Le ministère de la Santé met en avant la sécurité des patients.

    Publié le 04/07/2010 Menace sur certains services de chirurgie
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Selon le journal, parmi les services de chirurgie condamnés ou en sursis pour 3 ans, on trouve notamment ceux de Paimpol (Côtes-d'Armor), Douarnenez (Finistère), Clermont (Oise), Péronne (Somme), Hazebrouck (Nord), Issoire, Ambert, Thiers, Riom (Puy-de-Dôme), Clamecy (Nièvre), Avallon (Yonne), Figeac (Lot), Decazeville (Aveyron), Cavaillon (Vaucluse) ou encore Lannemezan (Haute-Pyrénées). "On ne confirme aucun chiffre, il n'y a pas de listes", a indiqué le ministère de la Santé, précisant qu'il "ne s'agit pas forcement de fermer des services, mais de les réorganiser" ou "les reconvertir".
 
En dessous, "la sécurité des soins n'est pas assurée"
 
Les décrets en préparation prévoient également d'autres dérogations : les centres de lutte contre les cancers ne seront pas concernés, ainsi que les services de gynécologie qui font plus de 100 opérations de gynécologie par an. Ces décrets sont destinés à "garantir la sécurité des soins", plusieurs rapports et études ayant "fait un lien entre volume d'activité et sécurité des gestes pratiqués", a-t-on expliqué de même source. En dessous de ce seuil de 1.500 personnes opérées par an, les études montrent que "la sécurité des soins n'est pas assurée", a-t-on précisé. "Lorsque les médecins opèrent peu, le geste est moins sûr (...). Or dans certains cas, les blocs opératoires concernés fonctionnent à un rythme très ralenti avec moins d'un séjour dans le service par jour", a expliqué dans une interview au JDD Jean Leonetti, président de la fédération hospitalière de France qui est aussi vice président du groupe UMP à l'Assemblée nationale.
 
Pour le ministère, il y a déjà "un état de fait" : "les gens ne veulent plus se faire soigner dans les petits hôpitaux", et "les médecins ne veulent pas non plus rester dans ces petits hôpitaux", obligeant les directeurs d'établissement à recruter des médecins "mercenaires", qui exigent d'être payés à des tarifs très élevés pour assurer la continuité des soins. Selon M. Leonetti, "les restructurations seront examinées au cas par cas, dans un esprit de dialogue", et "sous la houlette des Agences régionales de santé". Il a également assuré privilégier "les partenariats entre établissements publics", plutôt que l'association d'établissements publics avec des cliniques privées, qui pourraient alors être tentées de se garder les patients les plus rentables. La réglementation actuelle sur l'activité de médecine et de chirurgie date de 1956 et ne concernait que les établissements privés, selon le ministère. Il  précise que, compte tenu des nouveaux enjeux (vieillissement, nouvelles pathologies, démographie médicale), "il fallait définir de nouvelles conditions de fonctionnement de l'activité".

le 04 juillet 2010 à 16:14
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30 Commentaires

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  • baal_, le 06/07/2010 à 13h11

    @dominique-caen mais une suppression de poste ce n'est pas une suppression de fonctionnaire. Si je supprime 1 milliard de postes non affectés, vous me croirez peut être pas mais je virerai pas une seule personne !!

  • davidlondres0, le 05/07/2010 à 16h59

    On ne peut pas avoir un hopital tous les 10 kilometres! Compare a il y a 50 ans, ils sont peut etre plus espaces (reste encore a demontrer!), mais les routes/vehicules ne sont t'elles pas meilleures pour y acceder? En 10 minutes de voiture, on fait plus de kilometres maintenant qu'il y a 50 ans! et meme si l'hopital est plus loin, on y arrive plus vite!

  • dominique-caen, le 05/07/2010 à 13h59

    Je suis tout à fait d'accord avec vous, et oui cette chasse aux fonctionnaires a bien des répercussions, la preuve et pour "bob42O" et "nicapae" un départ en retraite non compensé pour votre "gouverne" c'est bien une suppression de poste.

  • bob420, le 05/07/2010 à 13h14

    Nicapae...pour vous un départ à la retraite non compensé, c'est pas une suppression de poste !?!!?? une subtilité m'échappe sans doute....quoi qu il en soit on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre!!!!

  • baal_, le 05/07/2010 à 12h49

    Pour vous la progression c'est quoi ? Payer toujours plus cher, au seul motif que c'est du service public ? Dites moi, vous êtes imposable au moins ? Non parce que pour pas faire comme les américains (bouh, les vilains !!!), je propose qu'on multiplie par 10 le nombre d'hôpitaux ! Quelle "avancée" !!! Et vous inquiétez pas, c'est loutuc51 qui régale.

  • baal_, le 05/07/2010 à 12h47

    Transposer 2002 en 2010 sans se demander si la situation est bien la même, c'est aussi faire du café du commerce.

  • nicapae, le 05/07/2010 à 11h45

    Quelle suppression ? ce sont surtout des departs en retraite non compensés . pourquoi croyez vous que les syndicats ne sont pas en train de défiler dans les rues ? c est comme avec les cheminots qui avec la fin des regimes speciaux ont obtenu tres large compensation aux frais du contribuable .

  • uncitoyen, le 05/07/2010 à 11h40

    @diktatur...A votre avis n'y aurait il pas d'autres endroits pour faire des économies, l'hôpital public est un lieu où il y a des êtres Humains (patient comme soignant) et RIEN n'est fait pour améliorer leur conditions...AH SI il faut faire des économies, gérer l'ensemble comme une entreprise. Hier un confrère d'un grand hopital s'est vu fermer son service (2 infirmières en congés mat et 2 en arrêt maladie pour cause de surmenage...des vrais arrêts!!), résultat, le chef de service à renvoyé les patients dehors avec un sentiment de culpabilité et d'impuissance énorme (il ne lui restait plus qu'une infirmière pour 35 lits) devant ces économies...auriez vous acceptez que l'on vous mette dehors avec votre maladie et prendre les choses avec autant de simplicité!

  • bob420, le 05/07/2010 à 10h49

    ça va avec la politique de suppression des fonctionnaires....ceux qui disent qu'il y a trop de fonctionnaires doivent cautionner s'il sont logiques

  • ndom13, le 05/07/2010 à 10h12

    Tout à fait ! et quand je lis que que Laurent Fignon a déboursé 20 000 dollars pour ses soins de contrôle en Amérique et que le devis qu'ils lui ont fait pour son protocole de chimio était entre 70 à 150 000 dollars, je tremble vraiment à l'idée que notre système de santé disparaisse un jour ; car même ceux chez les ouvriers qui auront les moyens de payer une assurance, n'auront surement que les moyens de payer celle la plus basse, qui ne leur apportera pas l'accès aux soins plus importants !

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