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Sida : la trithérapie limite aussi les nouvelles infections


le 18 juillet 2010 à 15h27
Temps de lecture
3min
Médicaments

Image d'archives. / Crédits : TF1 News

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SantéPlacer les séropositifs sous trithérapie divise par deux le nombre de nouveaux cas d'infection au VIH, selon une étude publiée dimanche par la revue The Lancet, à quelques heures de l'ouverture de la 18e conférence internationale sur le sida.

L'ouverture de la 18e conférence internationale sur le sida à Vienne est l'occasion pour les équipes de chercheurs de publier les résultats, plutôt encourageants, de leurs dernières études. A commencer par celle d'une équipe canadienne, parue dans la revue médicale The Lancet, qui assure que la trithérapie a un effet bénéfique non seulement sur les malades eux-mêmes mais également sur la diminution des cas de diagnostics de la maladie. Ainsi, entre 1996, date de lancement des traitements par trithérapie, et 2009, le nombre de personnes traitées par trithérapie est passé de 837 à 5.413 dans la province canadienne de Colombie britannique, où cette étude a été menée. Dans le même temps, le nombre de nouveaux diagnostics de séropositivité de 702 à 338, soit une baisse de 52%.

"Outil de prévention"
 
"Pour cent personnes placées sous trithérapie, le nombre de nouveaux cas décroissait de 3%", notent les auteurs de l'étude, conduite par le Pr Julio Montaner, directeur du Centre d'excellence sur le sida de Colombie britannique et président de l'IAS (International Aids society), qui organise la conférence internationale. La courbe des nouveaux cas varie d'ailleurs en fonction de l'utilisation des traitements: elle est quasi stable entre 2001 et 2003, et en nette baisse entre 1996 et 2000 et 2004-2009 alors que l'usage des traitements est en hausse. Selon l'étude, la baisse du nombre des nouveaux diagnostics intervient particulièrement chez les consommateurs de drogues par injection. Les taux d'infections sexuellement transmissibles ont en revanche augmenté pendant la durée de l'étude, ce qui implique que ses résultats ne sont pas dus à une baisse des conduites sexuelles à risque, selon les chercheurs. En d'autres termes, l'augmentation des conduites sexuelles à risque durant la période de l'étude a pu masquer les effets bénéfiques des trithérapies contre les nouvelles infections.

Quoiqu'il en soit, ces résultats vont dans le sens d'une utilisation des trithérapies "pour réduire la transmission du VIH", et "justifie fortement un réexamen de la dichotomie établie entre prévention et traitement du VIH". L'Onusida vient de publier un rapport favorable à l'utilisation du traitement comme "outil de prévention" de nouvelles infections.

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