© SXC.HUIls étaient venus avec l'espoir de convaincre. Les défenseurs des salles de consommation supervisées de drogue, accompagnés de la prix Nobel de médecine Françoise Barré-Sinoussi, ont exposé jeudi après-midi à Matignon leurs arguments, une semaine après la fin de non-recevoir de l'exécutif sur cette question.
Le Conseil de Paris vote pour l'ouverture d'une salle de shoot
Le Conseil de Paris a voté mardi en faveur de l'ouverture d'"au moins" un centre de consommation de drogue dans la capitale, souhaitée par le maire PS, Bertrand Delanoë, et rejetée par l'UMP dans la droite ligne de la politique du gouvernement sur le sujet.
Publié le 19/10/2010
Une courte majorité de Français favorable aux "salles de shoot"
53% d'entre eux sont pour l'ouverture de salles de consommation de drogue médicalisées, selon un sondage Ifop.
Publié le 20/08/2010
"Salles de shoot": un collectif va tenter de convaincre à Matignon
Le "collectif du 19 mai" regroupant notamment Asud, Act Up et SOS Hépatites sera reçu jeudi pour tenter de convaincre le Premier ministre convaincre de revenir sur la fin de non recevoir opposée aux salles de consommation de drogue à moindre risque.
Publié le 14/08/2010
Shooting room : Gaudin renonce au bras de fer
Ce jeudi matin, le maire UMP de Marseille a maintenu son envie d'ouvrir un tel espace dans sa ville. Pour ensuite rallier la position du Premier ministre, qui est contre l'idée de "salle de shoot".
Publié le 12/08/2010
Héroïne : "trouver des outils pour sauver des vies"
<b>Interview-</b> Pierre Polomeni, du service d'addictologie de l'hôpital Jean Verdier de Bondy, a participé à l'expertise commandée par Roselyne Bachelot qui recommande la mise en place de "centres d'injections supervisés", inspirés de l'étranger.
Publié le 22/07/2010
"Salles de shoot" : Fillon dit non
Ouvrir des salles de consommation encadrée pour usagers de drogue? Le débat enfle en France, transcendant les clivages politiques traditionnels, sur un dispositif qui a fait ses preuves à l'étranger.
Publié le 11/08/2010
Reçues par le directeur de cabinet de François Fillon Jean-Paul Faugère, les associations ont regretté à l'issue de la réunion, qui a duré une heure, que leur interlocuteur soit resté sur une opposition de principe. Toutefois, les partisans des "salles de shoot" restent pessimistes. "Il va réétudier le dossier avec le Premier ministre mais il apparaît qu'on n'est pas d'accord", a déclaré à la presse Pierre Chappard, coordonnateur du "Collectif du 19 mai" qui regroupe Asud, Act Up, Anitea, SOS Hépatites, Safe, Gaïa, salledeconsommation.fr. "On espère pouvoir retomber sur quelque chose de raisonnable, on voulait lever un certain nombre de quiproquos", a ajouté Jean-Pierre Couteron, président de l'Anitea (intervenants en toxicomanie et addictologie), se disant "surpris" de constater "la vision simplificatrice et un peu naïve" de Matignon sur ce problème.
Françoise Barré-Sinoussi, qui avait identifié le virus du sida en 1983 avec le Pr Luc Montagnier, était venue apporter une caution scientifique aux arguments des associations de réduction des risques. "J'ai l'impression que les données scientifiques publiées dans les pays où existent des salles de consommation ne comptent pas", a-t-elle regretté, soulignant qu'"on nous a beaucoup parlé de convictions alors que moi, je parle de données scientifiques".
"Regardez ce qui a été fait autrefois"
Effectivement, des salles de consommation existent dans plus de 45 villes de 8 pays, essentiellement européens (Allemagne, Pays-Bas, Luxembourg, Espagne, Norvège, Suisse, Canada et Australie), destinés aux toxicomanes les plus précarisés et en dehors de tout dispositif de soins, c'est-à-dire une minorité. "Regardez ce qui a été fait autrefois" avec les ministres de la Santé de droite Michèle Barzach (vente libre de seringues en 1987) et Simone Veil (produits de substitution en 1994) malgré une vive opposition aux premiers pas de la politique de réduction des risques, a estimé la prix Nobel. "Faites-le aussi, passez le pas !", a-t-elle lâché.
Selon les estimations des associations de terrain, Paris compterait entre 500 et 1.500 usagers de drogue potentiellement concernés, un petit millier à Marseille.
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