Chikungunya : vigilance accrue en Paca

le 25 septembre 2010 à 14h49 , mis à jour le 25 septembre 2010 à 21h32

Le chikungunya a été diagnostiqué vendredi chez une enfant de 12 ans. La préfecture a annoncé le "renforcement de la vigilance du réseau des professionnels de santé de la zone pour identifier d'éventuels patients" contaminés.

Il s'agit pour le moment d'un "cas isolé", mais la préfecture de Provence-Alpes-Côte-d'Azur prend l'épisode très au sérieux. Vendredi, le chikungunya a été diagnostiqué à Fréjus "sur une enfant de 12 ans, actuellement suivie à son domicile". Il s'agit du premier cas autochtone de Chikungunya (Lire aussi : Le chikungunya en 5 questions).
  • Chikungunya dans le Var : pas de "crise sanitaire"

    Le préfet du Var a annoncé que le département avait été placé en niveau 3 de vigilance, sur une échelle de 5 après la confirmation de deux cas non importés de chikungunya.

    Publié le 27/09/2010 Chikungunya dans le Var : pas de "crise sanitaire"
  • Le chikungunya en 5 questions

    Alors que qu'un 1er cas "autochtone" a été signalé vendredi dans le Var, après quatre cas rapportés de voyage, décryptage sur cette maladie véhiculée par un moustique d'origine asiatique, aux symptômes comparables à la grippe.

    Publié le 25/09/2010 Le chikungunya en 5 questions
  • Un 1er cas autochtone de chikungunya dans le Var

    Un premier cas autochtone de chikungunya vient d'être diagnostiqué dans le Var, à Fréjus, sur une enfant de 12 ans, actuellement suivie à son domicile. Des mesures de précaution ont été prises.

    Publié le 24/09/2010 Un 1er cas autochtone de chikungunya dans le Var
  • Le moustique vecteur du chikungunya présent à Marseille

    "Aedes albopictus", ou moustique-tigre, vecteur potentiel du chikungunya et de la dengue, a été localisé "en très petite quantité" dans les quartiers marseillais de La Valentine (XIe arrondissement) et de Saint Barnabé (XIIe arrondissement).

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  • Le Var menacé par le chikungunya ?

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    Publié le 12/09/2007 Le Var menacé par le chikungunya ?
  • Le chikungunya débarque en Europe

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  • Un médicament efficace contre le chikungunya

    Des médecins marseillais ont testé avec succès un médicament déjà existant contre le virus qui a contaminé 230.000 personnes à La Réunion. Le ministre de la Santé Xavier Bertrand a par ailleurs donné son "feu vert" pour reprendre les travaux sur la mise au point d'un vaccin.

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  • Chikungunya : 80% des Réunionnais menacés

    Un Réunionnais sur huit peut encore être infecté par le virus du chikungunya, a révélé mercredi le Pr Flahaut, qui préside la cellule de coordination de la recherche sur la maladie. "L'épidémie n'est pas terminée", a-t-il encore souligné.

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Plus d'infos

 
Des mesures de précaution ont aussitôt été prises, notamment "une expertise sur place de la présence du moustique puis les interventions de démoustication sur les lieux fréquentés par le patient" ainsi qu'un "renforcement de la vigilance du réseau des professionnels de santé de la zone pour identifier d'éventuels patients reçus présentant des symptômes évocateurs du chikungunya". "Tout le monde est mobilisé", a déclaré Jean-Jacques Coiplet, directeur de la santé publique et environnementale de l'Agence régionale de santé samedi. "Nous lançons un appel à la vigilance, c'est une question qui concerne tout le monde", a-t-il ajouté.
  
Deux cas de dengue dans les Alpes-maritimes
 
Un message d'alerte a été diffusé à l'ensemble des médecins généralistes de la région ainsi qu'aux laboratoires d'analyse pour faire remonter toute information sur d'éventuels symptômes pouvant faire penser à la dengue ou au Chikungunya. Les malades de la dengue ou du chikungunya présentent les mêmes symptômes que ceux de la grippe : une fièvre supérieure à 38 degrés, des courbatures, des  douleurs aux articulations, des manifestations hémorragiques ou des céphalées.
  
Deux cas autochtones de dengue ont été signalés les 13 et 18 septembre dans les Alpes-maritimes, département placé en alerte 3, sur une échelle qui va de 0 à 5. "Le niveau 5 serait atteint si le virus et son vecteur (le moustique tigre) étaient diffusés sur l'ensemble du territoire" du département, ce qui n'est pas le cas, a expliqué lundi le préfet du département, Francis Lamy. Le niveau 3 d'alerte induit "un certain nombre de mesures", parmi lesquelles la diffusion de documents dans les ports et aéroports, ainsi que sur le site internet de la préfecture, pour savoir "comment pouvoir intervenir en cas d'épidémie de dengue".
 
Campagnes de démoustification
  
Cette semaine, cinq cas suspects de dengue avaient été signalés dans les Alpes-maritimes, "quatre ont donné lieu à des prélèvements" et les "trois premiers résultats reçus (...) sont tous négatifs", a annoncé samedi la préfecture, dans un communiqué. "Les résultats de la quatrième et dernière analyse devraient intervenir en début de semaine prochaine".
  
La présence du moustique tigre, "aedes albopictus", vecteur potentiel de la dengue et du chikungunya, dans le sud-est, couplée à des retours de voyage depuis des zones où les deux virus sont très présents, expliquent l'émergence de cas autochtones. "Depuis début mai, nous avons enregistré quatre fois plus de cas de dengue et de chikungunya que lors des quatre dernières années, soit 124 cas de dengue et quatre de chikungunya", explique M. Coiplet.
  
Des campagnes de démoustication ont été mises en place dans les Alpes-maritimes et dans le Var pour essayer de limiter les risques de propagation des virus. D'autant que les conditions de transmission sont encore "favorables", selon Yvan Souarez, médecin épidémiologiste auprès de l'Institut de veille sanitaire.
"Même si nous sommes dans une période décroissante, nous avons encore un gros mois dans cette situation devant nous", a-t-il expliqué samedi.

le 25 septembre 2010 à 14:49
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