Dengue: le pic atteint en Martinique

le 14 septembre 2010 à 07h14 , mis à jour le 14 septembre 2010 à 07h18

Le directeur de l'Agence Régionale de la Santé a précisé que "plusieurs signes" montraient que l'épidémie était "en phase de décroissance depuis au moins trois semaines".

Les autorités sanitaires de Martinique ont estimé lundi que le pic de l'épidémie de dengue - qui a fait au moins 13 morts - avait été atteint mais que la vigilance restait de mise. Au terme d'une réunion tenue en présence du préfet de région et des  présidents du Conseil Régional et du Conseil Général, Christian Ursulet, le directeur de l'ARS (Agence Régionale de la Santé) a précisé que "plusieurs signes" montraient que l'épidémie était "en phase de décroissance depuis au moins trois semaines".

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De son côté, Ange Mancini, le préfet de Région, a ajouté que cette "baisse significative de 30%", permettait de considérer que le "pic est passé mais que cela ne veut pas dire" qu'on est à l'abri d'une reprise de la courbe de l'épidémie de dengue.   Serge Letchimy, député et président du Conseil Régional de Martinique, a souhaité la mise en place d'un "plan de prévention risque appliquée à la dengue" à l'instar du plan cyclone par exemple. Son homologue du département, le sénateur et président du Conseil Général Claude Lise a fait appel à la mobilisation des Martiniquais pour détruire les gites à moustiques.

Un cas en métropole

35.100 cas de dengue et 479 hospitalisations ont été recensés en Martinique  depuis le début de l'épidémie qui a fait déjà 13 morts. Six autres cas mortels  suspects ont par ailleurs été répertoriés et font l'objet d'analyses, selon les  autorités sanitaires.

La dengue s'est aussi manifestée en métropole, mais le ministère de la Santé s'est voulu rassurant. "Il s'agit d'un cas isolé et aucun autre cas n'a été signalé à ce jour. Le patient est guéri et en bonne santé", précise le ministère. "Afin de prévenir toute dissémination du virus, les mesures de surveillance épidémiologique et entomologique (c'est-à-dire des populations de moustiques) vont être renforcées. Des actions de démoustication ont également été mises en oeuvre autour de la zone de résidence de la personne atteinte", ajoute le ministère.  "Le risque de développement d'une d'épidémie est considéré comme limité mais ne peut être exclu, en raison de la présence importante du moustique tigre au niveau local", poursuit-on de même source. Le ministère chargé de la Santé "en appelle donc à la mobilisation individuelle et communautaire et demande aux personnes résidant à Nice et aux alentours d'adopter un certain nombre de mesures (ndlr: supprimer les gîtes de larves comme les soucoupes de pots, recourir à des moustiquaires, etc.) visant à prévenir toute dissémination du virus".

le 14 septembre 2010 à 07:14
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