Faut-il rendre la pilule gratuite et anonyme pour les mineures ?

Par TF1 News (D'après agence), le 26 septembre 2010 à 11h44 , mis à jour le 26 septembre 2010 à 11h47

Interrogé à l'occasion de la Journée mondiale de la contraception, le Dr Nisand, professeur de gynécologie-obstétrique au CHU de Strasbourg, réclame des mesures pour éviter l'augmentation du nombre d'IVG pratiquées sur des mineures : 15.000 en 2009.

La pilule/TF1La pilule/Image d'archives © TF1

"Il y a une aberration : l'IVG est anonyme et gratuite pour les mineures, la pilule du lendemain est anonyme et gratuite pour les mineures mais la pilule contraceptive, non... C'est monstrueux !" Monstrueux en effet, quand on sait que parallèlement, sur les "237.000 IVG" pratiquées en 2009 en France, "15.000" concernaient des mineures. L'homme qui s'indigne ainsi est le Dr Israël Nisand, professeur et chef du service de gynécologie-obstétrique au CHU de Strasbourg.  

Dans une interview au Parisien, publiée à l'occasion de la Journée mondiale de la contraception, il lance un cri d'alarme : "Il faut d'urgence rendre la pilule anonyme et gratuite pour les jeunes filles de moins de 18 ans. L'an dernier, il y a eu 237.000 IVG en France, dont 15.000 pratiquées sur des mineures", souligne le chef du service gynécologie-obstétrique au CHU de Strasbourg.

Un dispositif "Info Ado" qui a fait ses preuves

Si une jeune fille de moins de 18 ans veut prendre la pilule sans que ses parents le sachent, "elle ne le peut pas" car "quand elle va à la pharmacie, ça passe par la Sécu des parents", fait-il valoir. "Il faut absolument remédier à cela, sinon on continuera chaque année à se lamenter sur l'augmentation de nombre d'IVG de mineures. Les petites jeunes n'ont pas à payer l'addition des tabous de notre société", ajoute le Dr Nisand.

Le dispositif "Info Ado" qu'il a initié pour permettre aux mineures de bénéficier de la pilule de manière gratuite et anonyme est "applicable du jour au lendemain dans le Cantal ou dans n'importe quelle région", indique-t-il. "Il y a quatre ans, j'ai rencontré Roselyne Bachelot qui s'est dite très intéressée. Elle m'a dit : Il faudrait faire une expérience régionale. Je lui ai répondu qu'elle était déjà faite depuis longtemps en Alsace. Puis je n'ai plus eu de nouvelles", regrette-t-il.

Par TF1 News (D'après agence) le 26 septembre 2010 à 11:44
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13 Commentaires

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  • ocykath, le 28/09/2010 à 13h18

    Si les parent paient = ils sont au courant = problèmes familiaux. En passant, certains doivent se retourner dans leur tombe en voyant ce que d'autres font de nos acquis : de "l'anti-assistanat primaire" !

  • mps_68, le 26/09/2010 à 22h53

    Ily a une chose qui m échappe..... pourquoi considérer l état comme responsable, donc payeur, des lacunes éducatives des parents... car c est bien de cela qu il s agit.....quand les français arrêteront ils de se comporter en assistés revendicateurs ? cela semble être une vision utopique à plein d égards.

  • 0non0, le 26/09/2010 à 22h21

    Eduquez vos fils aussi....

  • pipoune777, le 26/09/2010 à 20h27

    Le Docteur Nisand s'est déjà indigné à tort contre l'émotion suscitée par le cas Courjault prétendant savoir expliquer l'inexplicable. Le préservatif, le planing familial existent, et tant que mère, je pense que j'aimerais savoir si ma fille prend la pillule à 15 ans dans mon dos, même si c'est, in extremis, grâce à la Sécu.

  • kangooroux1, le 26/09/2010 à 20h08

    Premièrement, c'est gynécologue. Deuxièmement, c'est faux de dire que seul ce dernier peut prescrire la pilule (les planning familiaux entre autres, ont cette possibilité). Si je suis d'accord avec vous qu'il est sans doute préférable qu'une éducation à la sexualité soit faite (et bien faite), il n'en demeure pas moins que 15000 IVG sont pratiquées chaque année, et que la pilule est un moyen d'éviter cela. Le problème actuellement, c'est qu'une mineure ne peut se procurer la pilule gratuitement que dans un centre de planning familial, et que c'est très loin d'exister partout. Si elle souhaite aller chez le médecin, ses parents le sauront puisque c'est sur leur décompte Sécu que ça va apparaître. Les jeunes n'ont donc pas l'anonymat dans ce genre de situation. Alors ok, la discussion, c'est toujours mieux, mais quand ce n'est pas possible, c'est quoi le moindre mal ? Une pilule gratuite et pas forcément parfaitement adaptée, ou une IVG ?

  • jtv31, le 26/09/2010 à 18h35

    2 choses : 1- arrêtons de tout rendre gratuit ! La gestion des deniers publics nous impose de faire des choix, et je ne pense pas que ce choix-là soit prioritaire ! 2- c'est de l'éducation qu'i lfaut !!!! Ne pas donner son corps à 15 ou 16, et encore moins "n'importe qd/comment", je pense qu'une fille de 16 ans peut le comprendre.

  • l.wallonie, le 26/09/2010 à 18h20

    C'est ça, avec trois Ave Marie et 5 Notre Père, je suppose?

  • achtepa, le 26/09/2010 à 17h16

    Non! Faisons appel a un minimum de conscience humaine.

  • danielediaz, le 26/09/2010 à 16h51

    Il y a 32 ans, j'avais la pilule anonymement et gratuitement grâce au planning familial. Est-ce donc devenu inaccessible pour les ados?

  • val26lulu, le 26/09/2010 à 14h40

    Je suis à 100 pour 100 pour!!! Pilule plus preservatif comme ça les jeunes filles sont à l'abri d'une mauvaise utillisation de la capote qui claque ou que le garçon ne sait pas oter,cela les preservera d'une grossesse non desirée. Certains parents sont myopes ou absents ,que nos ados puissent obtenir la pilule anonymement et gratuitement leur evitera une grossesse,catastrophique à 15 ou 16 ans!

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