
L'annonce a été faite cette semaine à Vancouver : des chercheurs canadiens estiment que l'ablation des trompes de Fallope réduirait de 30% les décès dus au cancer de l'ovaire. Certaines femmes sont porteuses de la mutation du gène BRCA qui prédispose au développement des cancers du sein, de l'utérus et de l'ovaire. Pour prévenir la maladie, elles subissent une hystérectomie totale (utérus, ovaires, trompes). Or, "en étudiant les organes de ces femmes, on s'est aperçu que les premiers signes du cancer n'apparaissent pas dans les ovaires, mais dans les trompes de Fallope", explique le docteur Sarah Finlayson, du programme de recherche réalisé par l'Hôpital Général de Vancouver et l'Agence contre le cancer de la province canadienne de Colombie-Britannique. Les trompes des femmes qui n'ont pas cette prédisposition génétique montraient la même chose, indiquant que le cancer des ovaires épithélial, la forme la plus commune et meurtrière de la maladie, est en fait un cancer des trompes de Fallope.
Diabète et cancer du poumon : combat différent, remède commun
L'antidiabétique metformine a fortement réduit la fréquence du cancer du poumon chez des souris de laboratoire exposées à un dérivé de la nicotine, cancérigène contenu dans le tabac.
Publié le 02/09/2010
Un test de l'haleine pour détecter les différents types de cancer ?
Un test de l'haleine, aussi bon marché qu'un alcootest, pourrait permettre de détecter un cancer du poumon, du sein, des intestins ou de la prostate, selon une étude scientifique.
Publié le 10/08/2010
Une protéine pour soigner le cancer du sein ?
Une protéine qui élimine le fer des cellules de l'organisme pourrait être utilisée pour ralentir la croissance de tumeurs cancéreuses du sein, prédire quelles sont les chances de survie des patientes et traiter la maladie.
Publié le 04/08/2010
Cancer du poumon : du mieux pour les hommes... pas pour les femmes
Alors qu'elle baisse régulièrement chez les hommes, la mortalité par cancer du poumon chez les femmes de 40 ans a été multipliée par 4 en 15 ans. Signe de modes de vie qui se rapprochent.
Publié le 25/05/2010
Cancer du poumon du non-fumeur: l'explication génétique ?
Des variations génétiques sur le chromosome 13 pourraient avoir un effet sur le risque de développer un cancer du poumon chez les non-fumeurs.
Publié le 22/03/2010
Cancers de la prostate : les ravages du principe de précaution
Deux études, l'une américaine, l'autre européenne, ont mis en cause les bénéfices du test standard de détection du cancer de la prostate : trop d'interventions lourdes, pour trop peu de vies sauvées.
Publié le 13/03/2010
40% des cancers pourraient être évités
D'après l'Organisation mondiale de la santé, qui organise jeudi une journée mondiale de lutte contre le cancer, 40% des cancers pourraient être évités grâce à des mesures de préventions simples.
Publié le 04/02/2010
Pour les femmes atteintes de ce cancer, le taux de survie à 5 ans est seulement de 37%. Car, même traité une fois, le cancer récidive. De plus, "les symptômes sont très diffus, les femmes sont donc diagnostiquées très tard, quand le cancer est déjà avancé", souligne la gynécologue-oncologue canadienne.
Les effets de la mutation du gène BRCA
L'hystérectomie ou la ligature des trompes sont des opérations "très courantes", soulignent les chercheurs. La première est utilisée pour traiter les femmes souffrant de règles trop douloureuses, d'endométriose ou de fibrose. La seconde permet une contraception définitive. "Dans tous les cas, nous disons: ne laissez pas les trompes de Fallope, c'est là que le cancer se développe", conclut la scientifique, qui espère que cette découverte entraînera un changement des pratiques gynécologiques au Canada et dans le monde.
Les chercheurs ont également découvert que dans un cas sur cinq, le cancer est provoqué par une mutation du gène BRCA. "Cela signifie que dans 20% des cas, nous découvrons la première porteuse du gène du cancer d'une lignée", explique le docteur Blake Gilks, pathologiste dans le même programme de recherche. Une femme peut très bien n'avoir aucun antécédent de cancer ovarien dans sa famille, "mais nous savons maintenant que ses enfants et la progéniture de ses enfants seront porteurs de ce gène. On pourra les examiner et agir en amont, avant que le cancer ne se déclare", conclut-il.
L'ablation des trompes de Fallope pourrait réduire de 30% les décès dus au cancer des ovaires, et le repérage des familles porteuses du gène BRCA, de 20% de plus, dans les vingt années à venir, selon ces scientifiques.
Retour MYTF1
Diabète et cancer du poumon : combat différent, remède commun
Chargement en cours...




