Le bouche-à-bouche n'est plus recommandé en cas de crise cardiaque

le 06 octobre 2010 à 17h43 , mis à jour le 06 octobre 2010 à 18h17

Le massage cardiaque serait plus efficace sans bouche-à-bouche associé, lorsque survient la crise cardiaque.

Crise cardiaque : des défibrillateurs à portée de mainChaque année 4 000 victimes d'accidents cardiaques pourraient être sauvées. Pour y parvenir, les autorités sanitaires ont décidé de généraliser l'installation de défibrillateurs dans tous les lieux publics. © TF1/LCI

Le bouche-à-bouche, la fin d'un mythe ?  Les chances de survie peuvent être nettement accrues par une réanimation cardio-pulmonaire, RCP, prodiguée par un témoin, sans bouche-à-bouche associé révèlent les auteurs de la recherche dans le Journal of the American Medical Association, JAMA.

  • "C'était moi qui faisais les réanimations cardiaques"

    Le père d'Ilyès critique l'hôpital parisien où son fils est mort mercredi soir après une erreur de médication. Les syndicats dénoncent les sous effectifs.

    Publié le 26/12/2008 "C'était moi qui faisais les réanimations cardiaques"
  • Le Vioxx jugé responsable d'une crise cardiaque

    Le groupe pharmaceutique Merck devra verser 47,5 millions de dollars pour défaut d'informations sur son anti-inflammatoire, qui présente un risque cardiovasculaire.

    Publié le 13/03/2007 Le Vioxx jugé responsable d'une crise cardiaque
  • Ralentir le rythme cardiaque pour vivre plus longtemps

    Le risque de mortalité s'abaisse avec la diminution des battements du c?ur au repos, selon une étude française. Pour ralentir son pouls, les cardiologues recommandent la pratique régulière d'un exercice physique et l'adoption d'une alimentation saine.

    Publié le 16/11/2006 Ralentir le rythme cardiaque pour vivre plus longtemps
  • La mort subite liée au rythme cardiaque

    Une équipe de l'Inserm a mis en évidence la relation entre le rythme cardiaque et le décès soudain chez l'adulte. Sujets à risque : ceux dont le coeur bat trop rapidement au repos et trop lentement pendant l'effort.

    Publié le 12/05/2005 La mort subite liée au rythme cardiaque
Plus d'infos

 
L'étude publiée dans le JAMA a été réalisée dans le cadre d'un programme lancé dans l'Arizona en 2005 et visant à améliorer la survie des personnes victimes d'une crise cardiaque. "Ce programme comprenait des changements dans les soins prodigués par des passants et des personnels de services d'urgence médicale à partir d'observations et de données montrant qu'il est préférable de limiter les interruptions (nécessaires pour pratiquer un bouche-à-bouche) lors des compressions thoraciques", écrivent les auteurs.
 
L'étude a été réalisée entre janvier 2005 et décembre 2009 auprès de 4.415 personnes d'au moins 18 ans ayant été victimes d'une crise cardiaque en dehors d'un hôpital. Parmi ces personnes, 2.900 (65,6%) n'ont bénéficié d'aucune intervention lors de leur arrêt cardiaque. 666 (15,1%) ont eu une RCP conventionnelle, c'est à dire avec ventilation artificielle.  849 (19,2%) ont eu  uniquement un massage cardiaque. Le taux de survie à la sortie de l'hôpital a été de 5,2% pour ceux n'ayant pas bénéficié d'une RCP, de 7,8% chez ceux ayant eu une RCP conventionnelle et de 13,3% pour ceux à qui on a uniquement prodigué un massage cardiaque externe.
 
Le taux annuel d'interventions de secouristes profanes prodiguant l'une des deux techniques de RCP (avec ou sans bouche-à-bouche) a fortement augmenté en Arizona, passant de 28,2% en 2005 à 39,9% en 2009. Et parmi les patients ayant bénéficié d'une RCP, la proportion de ceux qui ont seulement reçu des massages cardiaques est passée de 19,6% en 2005 à 75,9% en 2009.

30 000 personnes meurent d'une crise cardiaque
 
Une campagne d'information a ainsi été lancée visant à encourager les massages cardiaques sans bouche-à-bouche ni bouche-à-nez, ce qui est plus facile à enseigner, à apprendre et à mémoriser.
 
Dans l'ensemble, toujours selon cette étude, le taux de survie des victimes de crises cardiaques s'est fortement accru sur la même période, passant de 3,7% en 2005 à 9,8% en 2009. Des analyses supplémentaires ont révélé que la compression thoracique seule effectuée par un témoin était liée à une augmentation d'environ 60% des chances de survie d'une personne victime d'arrêt cardiaque hors hôpital comparé aux personnes ayant reçu un bouche-à-bouche ou qui n'ont bénéficié d'aucun geste de réanimation cardio-pulmonaire.
 
Environ 300.000 personnes sont victimes chaque année aux Etats-Unis d'un arrêt cardiaque survenu en dehors d'un centre hospitalier.

le 06 octobre 2010 à 17:43
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Sciences
  

4 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • ylea-secourisme, le 29/12/2010 à 13h57

    Bonjour, Dommage que cet article ne parle pas de l'importance du rôle du

  • caroo47, le 06/10/2010 à 22h14

    Ou quand un beaux pompiers es présent ou un beaux jeune homme ... =)

  • ieyasu, le 06/10/2010 à 19h32

    Attention, n'allons pas si vite en besogne avec des statistiques d'ici ou là, attendons plutôt le congrès de l'ILCOR (The International Liaison Committee on Resuscitation) (au niveau mondial) en Novembre 2010 comme tous les 5 ans et qui régit les nouvelles recommandations et nouveaux gestes en secourisme Ensuite l'ERC (European Resuscitation Council) (au niveau européen) donnera les siennes Puis seulement l'ONS (Observatoire National du Secourisme) (pour la France) c'est ainsi que cela fonctionne et que l'on saura vraiment ce qui a été retenu sur notre territoire. C.Q.F.Savoir

  • inspatatrac, le 06/10/2010 à 18h42

    Donc plus la peine de simuler une crise cardiaque quand une jolie fille est dans les parages...dommage !!!

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience