Chaque année 4 000 victimes d'accidents cardiaques pourraient être sauvées. Pour y parvenir, les autorités sanitaires ont décidé de généraliser l'installation de défibrillateurs dans tous les lieux publics. © TF1/LCILe bouche-à-bouche, la fin d'un mythe ? Les chances de survie peuvent être nettement accrues par une réanimation cardio-pulmonaire, RCP, prodiguée par un témoin, sans bouche-à-bouche associé révèlent les auteurs de la recherche dans le Journal of the American Medical Association, JAMA.
"C'était moi qui faisais les réanimations cardiaques"
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Publié le 26/12/2008
Le Vioxx jugé responsable d'une crise cardiaque
Le groupe pharmaceutique Merck devra verser 47,5 millions de dollars pour défaut d'informations sur son anti-inflammatoire, qui présente un risque cardiovasculaire.
Publié le 13/03/2007
Ralentir le rythme cardiaque pour vivre plus longtemps
Le risque de mortalité s'abaisse avec la diminution des battements du c?ur au repos, selon une étude française. Pour ralentir son pouls, les cardiologues recommandent la pratique régulière d'un exercice physique et l'adoption d'une alimentation saine.
Publié le 16/11/2006
La mort subite liée au rythme cardiaque
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Publié le 12/05/2005
L'étude publiée dans le JAMA a été réalisée dans le cadre d'un programme lancé dans l'Arizona en 2005 et visant à améliorer la survie des personnes victimes d'une crise cardiaque. "Ce programme comprenait des changements dans les soins prodigués par des passants et des personnels de services d'urgence médicale à partir d'observations et de données montrant qu'il est préférable de limiter les interruptions (nécessaires pour pratiquer un bouche-à-bouche) lors des compressions thoraciques", écrivent les auteurs.
L'étude a été réalisée entre janvier 2005 et décembre 2009 auprès de 4.415 personnes d'au moins 18 ans ayant été victimes d'une crise cardiaque en dehors d'un hôpital. Parmi ces personnes, 2.900 (65,6%) n'ont bénéficié d'aucune intervention lors de leur arrêt cardiaque. 666 (15,1%) ont eu une RCP conventionnelle, c'est à dire avec ventilation artificielle. 849 (19,2%) ont eu uniquement un massage cardiaque. Le taux de survie à la sortie de l'hôpital a été de 5,2% pour ceux n'ayant pas bénéficié d'une RCP, de 7,8% chez ceux ayant eu une RCP conventionnelle et de 13,3% pour ceux à qui on a uniquement prodigué un massage cardiaque externe.
Le taux annuel d'interventions de secouristes profanes prodiguant l'une des deux techniques de RCP (avec ou sans bouche-à-bouche) a fortement augmenté en Arizona, passant de 28,2% en 2005 à 39,9% en 2009. Et parmi les patients ayant bénéficié d'une RCP, la proportion de ceux qui ont seulement reçu des massages cardiaques est passée de 19,6% en 2005 à 75,9% en 2009.
30 000 personnes meurent d'une crise cardiaque
Une campagne d'information a ainsi été lancée visant à encourager les massages cardiaques sans bouche-à-bouche ni bouche-à-nez, ce qui est plus facile à enseigner, à apprendre et à mémoriser.
Dans l'ensemble, toujours selon cette étude, le taux de survie des victimes de crises cardiaques s'est fortement accru sur la même période, passant de 3,7% en 2005 à 9,8% en 2009. Des analyses supplémentaires ont révélé que la compression thoracique seule effectuée par un témoin était liée à une augmentation d'environ 60% des chances de survie d'une personne victime d'arrêt cardiaque hors hôpital comparé aux personnes ayant reçu un bouche-à-bouche ou qui n'ont bénéficié d'aucun geste de réanimation cardio-pulmonaire.
Environ 300.000 personnes sont victimes chaque année aux Etats-Unis d'un arrêt cardiaque survenu en dehors d'un centre hospitalier.
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