Le Rafale © Sirpa MediaEn septembre 2009, le président brésilien de l'époque, Luiz Inacio Lula da Silva, et Nicolas Sarkozy annonçaient que le Brésil avait décidé de mener des négociations exclusives avec Dassault pour équiper son armée de chasseurs Rafale. Une excellente nouvelle pour l'appareil français, encore jamais vendu à l'étranger, et qui trouvait là un moyen de damer le pion de ses rivaux, notamment le F/A-18 Super Hornet de l'américain Boeing et le Gripen NG du suédois Saab. Avec à la clé un marché estimé entre 4 et 7 milliards de dollars.
La Suisse obligée de reconsidérer l'achat de Rafale
Officiellement, l'avion de Dassault avait été écarté au profit du Gripen pour équiper l'armée suisse. Mais un rapport polémique sur les performances de l'appareil suédois, révélé ces derniers jours, oblige les autorités du pays à se montrer plus ouvertes à l'offre française. Rien n'est joué.
Publié le 15/02/2012
Le Rafale remis en piste pour un contrat en Suisse ?
Les avions de combat Gripen, du groupe suédois Saab, préférés aux Rafale de Dassault pour équiper l'armée suisse, avaient pourtant échoué aux tests des Forces aériennes de ce pays. C'est ce que révèle un rapport d'évaluation confidentiel daté de 2009 et révélé ce week-end.
Publié le 12/02/2012
Rafale : le contrat avec l'Inde conclu d'ici 6 à 9 mois ?
Le gouvernement espère que les discussions avec l'Inde, entrée mardi en "négociations exclusives" pour acheter l'avion de combat de Dassault, seront conclues dans le courant du second semestre.
Publié le 01/02/2012
Le Rafale vendu à l'étranger... mais il reste encore à "négocier"
Le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur Pierre Lellouche a confirmé mardi que le français Dassault a remporté le colossal appel d'offres pour fournir à l'Inde 126 avions de chasse. C'est la première vente du Rafale à l'exportation.
Publié le 31/01/2012
Le Rafale a du plomb dans l'aile aux Emirats
Les Emirats Arabes Unis ont estimé mercredi que la proposition de Dassault pour son avion de combat Rafale était "non compétitive et irréalisable", marquant apparemment un blocage dans la négociation.
Publié le 16/11/2011
Pourtant, près d'un an et demi plus tard, le fameux contrat n'est pas signé. Il semble même de plus en plus loin de l'être. Si Lula a, à plusieurs reprises, fait part de sa préférence pour le Rafale, ce qui a donné à penser que la décision finale ne serait qu'une formalité, il a finalement quitté la présidence du pays le 1er janvier sans avoir mis un point final au dossier. Laissant à celle qui lui a succédé, Dilma Rousseff, la responsabilité du choix définitif.
Espoirs et revirements
Or la nouvelle présidente brésilienne a décidé de revoir le dossier depuis le début. Et, selon une source gouvernementale, contrairement à son prédécesseur, elle n'affiche pas de préférence particulière pour le moment. Elle semble bien décidée à réexaminer le détail de l'ensemble des offres et recherche de nouvelles garanties sur certaines questions sensibles. Ainsi, la semaine dernière, elle a demandé à des sénateurs américains en visite au Brésil de nouvelles garanties de transfert de technologie dans le cadre de l'offre de Boeing, ont fait savoir des sources au fait des discussions.
Il ne s'agit là que du dernier revirement en date dans un dossier qui a déjà suscité pour l'avionneur français bien des espoirs et des désillusions. En dépit de son prix plus élevé, le Rafale a longtemps fait figure de favori en raison du transfert de technologie "sans restrictions" promis par Nicolas Sarkozy. Et au-delà, Lula a toujours insisté sur le caractère politique de cette décision, soulignant que le Brésil ne voulait pas seulement acheter un avion mais aussi une technologie pour lui permettre de construire son propre appareil et de le vendre à ses voisins latino-américains. Mais le premier revirement était intervenu peu après les annonces faites par Lula et Nicolas Sarkozy, lorsque le gouvernement brésilien avait reculé et annoncé que la compétition était encore ouverte. Puis lorsque Lula avait quitté le pouvoir en léguant le dossier à Dilma Rousseff, alors même qu'il avait annoncé une décision avant de quitter la présidence.
Désormais, l'achat du Rafale apparaît de moins en moins certain. Et la France semble être allée au bout de ce qu'elle pouvait offrir en matière de transferts technologiques. Selon un câble diplomatique américain confidentiel de novembre 2009, diffusé par le site WikiLeaks et cité par le journal Le Monde, Paris serait allé jusqu'à promettre au Brésil les codes informatiques du Rafale, soit le coeur de l'avionique de l'appareil. Et selon un autre document cité par WikiLeaks, le chef de l'armée de l'air brésilienne, le général Juniti Saito, aurait dit à des officiels américains qu'il estimait "que, d'un point de vue technique, il ne faisait aucun doute que le F18 était le meilleur avion". Des considérations diplomatiques pourraient aussi entrer en jeu, Dilma Rousseff semblant pencher vers une amélioration des relations avec Washington, qui s'étaient détériorées dans les dernières années de la présidence Lula. La durée du réexamen décidé par Rousseff n'est pas encore connue ; elle pourrait se contenter d'étudier les offres existantes plutôt que de demander aux candidats de revoir complètement leurs copies sur l'aspect technique, un processus qui pourrait prendre plusieurs années.
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