Un test pour détecter les cellules cancéreuses bientôt sur le marché

Par TF1 News (avec agences), le 04 janvier 2011 à 08h06 , mis à jour le 04 janvier 2011 à 12h21

Le géant pharmaceutique américain Johnson and Johnson a signé un accord avec l'Hôpital général du Massachusetts pour commercialiser un test sanguin capable de détecter la moindre cellule cancéreuse. A la clé, une meilleure efficacité des traitements et des techniques de dépistage moins lourdes.

TF1/LCI Le cancer tue chaque année 150 000 Français Le cancer tue chaque année 150 000 Français © TF1/LCI

Ce nouveau procédé devrait pouvoir un jour, selon les chercheurs, remplacer les techniques actuelles de dépistage comme les mammographies, les coloscopies ainsi que les biopsies. Le géant pharmaceutique américain Johnson and Johnson a annoncé  un accord avec l'Hôpital général du Massachusetts pour commercialiser un test sanguin capable de détecter la moindre cellule cancéreuse. "Cette nouvelle technologie a le potentiel d'offrir un test facile à effectuer pour détecter et dénombrer les cellules cancéreuses et aussi pour en déterminer les caractéristiques biologiques", explique Robert McCormack, responsable de l'innovation technologique et de la stratégie de Veridex, filiale de Johnson and Johnson spécialisée dans les tests in vitro.
  
"Récolter les informations contenues dans ces cellules dans un contexte clinique in vitro pourra aider à sélectionner les traitements et à voir comment les malades y répondent", ajoute-il dans un communiqué. "Il y a un besoin urgent et grandissant de technologies de pointe et non invasives pour aider à sélectionner un traitement et à surveiller la réponse tout au long de l'évolution de la maladie", souligne le Dr Nicholas Dracopoli, directeur général de la recherche sur les marqueurs biologiques chez Johnson and Johnson.
  
Les recherches précédentes ont montré que la plupart des cancéreux avaient des cellules malignes en circulation dans leur sang, signe que le cancer s'est déjà propagé ou est sur le point de faire des métastases. La FDA, l'agence américaine de réglementation des médicaments et des produits alimentaires, a déjà autorisé la commercialisation de cette technologie dite CTC ("Circulating Tumor Cell") pour dénombrer les cellules cancéreuses chez des malades souffrant de cancers du sein, de la prostate et du colon qui se sont généralisés.

Micro-puce informatique
  
Un décompte d'au moins trois cellules cancéreuses par échantillon de sang débouche sur un pronostic mauvais, indiquant probablement que la maladie continue de progresser. Le nouveau test qu'entend mettre au point et commercialiser Johnson and Johnson est plus sensible et permet de détecter la présence d'un cancer avant qu'il ne soit découvert par les méthodes existantes de dépistage.
  
Le test se présente sous la forme d'une micro-puce informatique contenant tout un éventail d'anticorps qui s'attachent à la surface des cellules cancéreuses et les rend lumineuses pour faciliter leur détection et leur capture pour analyse. Les résultats des recherches effectuées sur cette micro-puce avaient été publiés dans la revue médicale américaine New England Journal of Medicine ainsi que dans la publication britannique Nature. Une équipe française menée par le Dr Jean-Louis Viovy de l'Institut Curie avait annoncé en septembre 2010 la mise au point d'un "laboratoire sur puce"  pour détecter et analyser les cellules tumorales dans des "micro-biopsies" de malades atteints de différents types de leucémies. Leurs travaux avaient été publiés dans les Annales de l'Académie nationale des sciences (PNAS) américaine. Ces mêmes chercheurs français travaillent sur une nouvelle génération de puce afin de détecter des cellules tumorales dans le sang, à l'instar de la micro-puce de Veridex.

Par TF1 News (avec agences) le 04 janvier 2011 à 08:06
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8 Commentaires

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  • yannickatl, le 04/01/2011 à 13h46

    Une tumeur benine va se developer en cancer generalise a long terme. Le but est de dire au patient: OK vous avez une tumeur benine, on va la retirer et on en parle plus dans une semaine.

  • camillette13, le 04/01/2011 à 11h06

    Tout ce qui va dans ce sens m'intéresse et me ravi mais, l'homme et la femme n'aiment pas savoir et ne va pas se faire dépister. La preuve, le nombre énorme de femmes qui ne font pas de frottis.

  • hawaiki0689, le 04/01/2011 à 10h32

    Pourvu que les affaires de gros sous ne viennent pas retarder la mise en place d'un tel procédé génial....

  • 60corlau, le 04/01/2011 à 10h31

    Felicitations à tous ces chercheurs !!!

  • froggyb, le 04/01/2011 à 10h29

    Excellente nouvelle! Et apres il y en a qui se plaignent de l'industrie pharmaceutique (voir vaccin grippe...). Heureusement qu'ils investissent leurs profits dans la recherche...n'en déplaise aux anti-capitalistes.

  • brelandasa, le 04/01/2011 à 10h11

    Faudrait peut-être commencer par gérer l'annonce aux personnes concernées; comme beaucoup de gens sont porteurs de petites tumeurs ils auront un test positif qui va leur bouffer le restant de leur vie alors qu'ils seraient probablement morts d'autre chose?

  • alinea58, le 04/01/2011 à 09h34

    Tres bonne nouvelle, bravo !

  • bxmichel, le 04/01/2011 à 09h13

    Enfin une bonne nouvelle pour les malades, espérons que la mise en place se fera rapidement

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