Le pic de contaminations par la bactérie Eceh, qui a tué 24 personnes en Europe, est peut-être passé. Le ministre allemand de la Santé Daniel Bahr a annoncé mercredi une baisse des nouveaux cas. "Je ne peux pas encore lever l'alerte. Mais nous avons maintenant des raisons de croire qu'il y a de l'espoir: les chiffres de nouvelles infections baissent de manière continue. Cela veut dire qu'il peut certes y avoir de nouveaux cas, et malheureusement aussi des morts supplémentaires, mais le nombre de nouvelles infections baisse de manière sensible", a-t-il ajouté.
Les légumes européens bientôt de retour dans les marchés russes
La Russie va lever son embargo sur les importations de légumes de l'UE, a assuré vendredi le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, à l'issue d'un sommet Russie-UE à Nijni Novgorod.
Publié le 10/06/2011
La bactérie tueuse, plat de résistance du sommet Russie-UE
La réunion qui se déroule pendant deux jours à Nijni-Novgorod est censée conforter la perspective d'une adhésion de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce. Mais l'UE accuse l'interdiction russe qui frappe les légumes européens d'être contraire aux règles de l'OMC.
Publié le 09/06/2011
Bactérie tueuse : l'UE va accroître son aide aux agriculteurs
Sous la pression de plusieurs pays mécontents, la Commission européenne a promis de revoir à la hausse l'enveloppe de 150 millions d'euros, destinée aux producteurs de fruits et légumes européens dont les ventes se sont effondrées. Une nouvelle proposition devrait être faite mercredi.
Publié le 07/06/2011
Bactérie tueuse : l'UE propose 150 millions aux maraîchers, "insuffisant !"
Face à l'effondrement de leurs ventes du fait de l'épidémie de la bactérie E. Coli, les producteurs de légumes et de fruits floués de l'UE se sont vus proposer mardi un plan d'aide de 150 millions d'euros par Bruxelles. Paris et Madrid sont mécontents.
Publié le 07/06/2011
Bactérie E.Coli : l'Europe promet d'aider ses agriculteurs
Les ministres de l'Agriculture de l'Union européenne se réunissent mardi pour établir un plan de soutien aux maraîchers, dont les ventes de fruits et légumes sont en chute libre depuis le début de l'épidémie liée à la bactérie E.coli.
Publié le 07/06/2011
Bactérie tueuse : l'UE au secours des producteurs de fruits et légumes
La Commission européenne proposera mardi des "compensations" financières pour venir en aide aux producteurs de légumes et fruits, qui ont vu leurs ventes chuter en raison de l'épidémie de la bactérie tueuse.
Publié le 06/06/2011
Bactérie tueuse : les germes de soja responsables ? Prudence...
Le ministre allemand de la Santé a apporté un bémol à la piste du soja contaminé. Si les autorités ont des indices, les tests de laboratoire doivent apporter la preuve formelle que la bactérie qui a fait plusieurs morts provient bien de cette source.
Publié le 06/06/2011
Les légumes européens sous embargo en Russie et au Liban
Déjà boudés par les consommateurs européens, les légumes produits dans l'UE sont l'objet d'un embargo en Russie et au Liban. La Commission européenne juge cette réaction"disproportionnée".
Publié le 03/06/2011
La bactérie E. coli trouvée dans une poubelle
En Allemagne, des chercheurs de Düsseldorf ont identifié la bactérie E. coli sur un sachet de graines germées, retrouvé dans les ordures d'une famille contaminée.
Publié le 10/06/2011
Bactérie tueuse : l'origine demeure mystérieuse
En Allemagne, les incertudes demeurent sur cette insaissable bactérie. Les premiers tests pratiqués sur des graines germées se sont révélés négatifs. L'origine de la contamination qui a fait 23 morts en Europe reste donc toujours aussi mystérieuse.
Publié le 06/06/2011
Alors que les autorités sanitaires traquent pour l'instant sans succès l'origine de la contamination par une souche rare et très virulente de la bactérie E.coli entérohémorragique, le ministre a rappelé que "dans la plupart des cas d'Eceh (bactérie), dans 80% des cas, la source d'infection (n'était) jamais identifiée". Il a invité à continuer de respecter les mesures de précaution de l'Institut de veille sanitaire Robert Koch, qui a déconseillé jusqu'à nouvel ordre la consommation de certains légumes crûs comme les tomates, concombres et salades et des graines germées. Les critiques se sont multipliées contre les autorités allemandes, accusées d'alarmisme, notamment hors d'Allemagne, avec des conséquences dramatiques pour les agriculteurs européens, espagnols en tête puisque leurs produits ont d'abord été désignés, à tort, comme à l'origine de la contamination.
Les producteurs indemnisés
Mardi, la Commission européenne s'est d'ailleurs penchée sur la crise dans le secteur agroalimentaire. Bruxelles a promis une enveloppe nettement supérieure aux 150 millions d'euros annoncés initialement pour indemniser les producteurs de légumes de l'UE. Partout en Europe, les consommateurs boudent concombres, salades et autres tomates. Les fonds tirés du budget européen permettront d'indemniser partiellement les pertes des producteurs de légumes, qu'ils soient ou non membres d'une organisation de producteurs. Un producteur de concombres pourrait ainsi percevoir 14 centimes par kilo, sur un prix normal de 48 centimes, calculé sur la moyenne saisonnière de 2007 à 2010. Les producteurs affiliés à des organisations, environ 35% des professionnels en Europe, pourront y ajouter des indemnisations déjà prévues par les règles en vigueur. Ils pourraient ainsi recevoir les deux tiers du prix de vente moyen (autour de 32 centimes par kilo de concombre). Les pertes de salades et de tomates depuis le 26 mai seront aussi prises en compte et la liste pourrait être étendue aux courgettes et poivrons.
Plusieurs ministres européens ont souligné la nécessité de tirer les leçons des dysfonctionnements du système d'alerte sanitaire européen, accusé d'avoir semé prématurément la panique et détourné les consommateurs des légumes sans preuve, sur fond de polémique germano-espagnole. Il y a urgence également à identifier la source pour obtenir la levée des embargos décrétés, en particulier par la Russie, sur les importations de légumes européens.
13 cas recensés en France
Treize cas de diarrhée sanglante, chez des personnes ayant séjourné ou résidant en Allemagne, ont été signalés en France depuis le début de l'épidémie, dont un cas "confirmé" et un "probable" d'infection à E. coli O104, selon le dernier bilan officiel mis en ligne mercredi par l'Institut de veille sanitaire (InVS). Ces cas concernent une touriste allemande qui était en France au moment de l'apparition des symptômes, deux Français résidant en Allemagne et dix Français ayant séjourné en Allemagne en mai. A ce jour, aucun cas de syndrome hémolytique et urémique (SHU), complication la plus grave de l'infection à E. coli enterohémorragique (ECEH), n'a été identifié en France.
| Le Maire mange du concombre sur LCI |
Le président de la FNSEA, Xavier Beulin, a réclamé mercredi une action symbolique du gouvernement pour soutenir la consommation de légumes en France, proposant une dégustation devant des caméras de télévision, ce qu'a fait le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire sur LCI, en dégustant du concombre. (voir la vidéo ci-contre) "On peut évidemment continuer à consommer des légumes en respectant les règles d'hygiène strictes qui sont de se laver les mains et de laver les légumes avant de les consommer", a déclaré Bruno Le Maire. Le ministre a par ailleurs rappelé qu'il réclamait de la part de Bruxelles une indemnisation à 100% des producteurs de légumes et insisté sur le caractère communautaire de la réponse à la crise. "Je réclame une indemnisation à l'euro près des pertes de tous les producteurs de légumes en France", a-t-il déclaré. "150 millions d'euros (le montant de l'indemnisation annoncée par l'Union européenne), c'est déjà un premier geste mais il faut aller plus loin pour garantir l'indemnisation de tous les producteurs à l'euro près", a-t-il ajouté. Mais la France ne paiera pas un centime. "C'est une crise communautaire, donc c'est l'Europe qui doit payer. Si ce sont les Etats qui paient, on va vers un dispositif totalement inéquitable", a-t-il indiqué. Le ministre s'est enfin engagé à ce qu'une évaluation des pertes soit faite par ses services. "On ne va pas rembourser n'importe quoi à n'importe qui, mais la crise est grave, ça touche durement les producteurs, et ils ont besoin de cette indemnisation", a-t-il déclaré. |
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