
Ce sont les CHU de Toulouse (1er), de Lille (2e) et de Bordeaux (3e) qui décrochent encore la tête de la 14e édition du palmarès des 50 meilleurs hôpitaux publics de métropole, étudiés pour la qualité de 63 spécialités médicales et chirurgicales, qu'a publié jeudi Le Point. Depuis plusieurs années ces deux hôpitaux caracolent en tête de ce tableau d'honneur complété d'un palmarès des 50 meilleures cliniques privées prenant en compte 37 spécialités. Suivent les CHU de Bordeaux, la Pitié-Salpêtrière à Paris (en hausse), le CHU de Montpellier, les hôpitaux universitaires de Strasbourg, les CHU de Nantes, Nancy, Rennes, Rouen (en hausse), Tours, Nice, Grenoble, Caen (en hausse).L'hôpital Nord de Marseille (50e) ferme le ban.
Le rapport qui accable les hôpitaux psychiatriques
L'Inspection générale des affaires sociales publie, mardi, les résultats très critiques de son enquête sur la sécurité dans les hôpitaux psychiatriques où sont soignés les malades internés d'office.
Publié le 31/05/2011
Elle accouche seule à l'hôpital et perd son bébé
Une jeune femme, enceinte de 6 mois, affirme avoir accouché seule alors qu'elle était à l'hôpital de Montauban. Le nouveau-né n'a pas survécu. Les parents ont porté plainte.
Publié le 12/05/2011
Pour figurer au classement final, un établissement doit fournir un service médical et chirurgical complet. Les établissements de soins spécialisés en sont donc écartés, mais apparaissent dans les classements sur la prise en charge des cancers ou des maladies infantiles. Côté cliniques, le centre hospitalier privé Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine) remporte la palme, suivi par l'hôpital privé Jean Mermoz de Lyon et les Nouvelles Cliniques nantaises de Nantes.
Des retards en matière d'épilepsie
La version 2011 du palmarès ajoute cinq classements (chirurgie esthétique, diabète, épilepsie, hypertension artérielle, leucémies) aux 58 classements thématiques de l'an dernier (attaques cérébrales/AVC, chirurgie de l'oeil, de l'obésité, des artères, urgences traumatologiques...). L'hebdomadaire dénonce notamment les retards français en matière d'épilepsie avec une "chirurgie, pourtant efficace" mais "sous-employée". "20% des malades sont victimes d'erreurs de diagnostic", lance le Pr Alexis Arzimanoglou du comité national pour l'épilepsie.
Patients diagnostiqués à tort épileptiques, ou prenant un médicament destiné à une autre forme d'épilepsie que celle dont ils souffrent : ces "erreurs sont malheureusement trop courantes", déplore le spécialiste pour qui l'insuffisance en moyens humains est "essentiellement" en cause.
Autre point noir : il n'y a pas assez de centres de neurochirurgie pour enfants. Résultat "révoltant", selon lui : "environ cent enfants sont opérés par an, alors que les besoins sont trois fois plus importants".
Le Point a également enquêté à Londres au coeur du système de contrôle centralisé de la qualité des soins regroupant 800 inspecteurs qui peuvent surveiller seize critères de "performances" et de "résultats" (nutrition, gestion des médicaments, des plaintes, infections nosocomiales, mortalité...). En France, rien de tel.
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