C'est un mal peu connu au nom imprononçable, et pourtant plus répandu qu'il n'y paraît : l'anosognosie, dont souffrirait Jacques Chirac, selon le Journal du Dimanche qui s'est procuré le rapport médical concernant l'ancien chef de l'Etat, est un trouble neuropsychologique caractérisé par l'incapacité du patient à reconnaître la gravité de son état. En gros, ceux qui en sont atteints ne se voient nullement comme malades, et ce, même si leur état est considéré comme grave par les médecins et par leur entourage. Sur le plan étymologique, ce terme barbare provient des mots grecs "nosos" ("maladie") et "gnosis" ("connaissance"). Sur le plan médical, l'anosognosie reste énigmatique, mais on lui attribue plusieurs origines possibles.
Procès Chirac : jugement historique attendu
Poursuivi dans l'affaire des emplois présumés fictifs de la ville de Paris dans les années 1990, Jacques Chirac, premier ex-président à passer en correctionnelle, encourt en théorie jusqu'à 10 ans de prison mais une sanction ferme semble exclue. Le jugement sera rendu dans la journée.
Publié le 15/12/2011
Emplois fictifs : Chirac coupable
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné jeudi l'ex-chef de l'Etat à deux ans de prison avec sursis pour "détournement de fonds publics", "abus de confiance" et "prise illégale d'intérêt" dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris.
Publié le 15/12/2011
Que reproche-t-on au juste à Jacques Chirac ?
L'affaire des emplois présumés fictifs de la Ville de Paris remonte au début des années 1990, quand Jacques Chirac était maire de Paris. Elle a deux volets : l'un instruit à Nanterre portant sur 7 emplois, un autre à Paris sur 21.
Publié le 05/09/2011
Une pointure de la magistrature pour juger Chirac
Clearstream, Kerviel, Chirac : Dominique Pauthe, qui va devoir juger l'ex-chef de l'Etat est un magistrat rompu aux procès dits "sensibles".
Publié le 01/09/2011
Chirac : l'UMP demande le respect à "un homme qui a beaucoup servi son pays"
<b>Réactions</b> - Plusieurs ténors de la majorité ont réagi, samedi, à l'annonce de l'absence quasi certaine de Jacques Chirac à son procès des emplois présumés fictifs de la ville de Paris, qui s'ouvre lundi, en raison de son incapacité à y participer.
Publié le 03/09/2011
Chirac trop "vulnérable" pour assister à son procès ?
Le procès de Jacques Chirac dans l'affaire des emplois présumés fictifs de la ville de Paris s'ouvre lundi, mais l'ancien président n'a "plus l'entière capacité de participer au déroulement des audiences", selon ses avocats. L'association Anticor a vivement contesté ce rebondissement.
Publié le 03/09/2011
Jacques Chirac, l'animal politique affaibli par la maladie
PORTRAIT - Premier président de la République française à être condamné en justice, Jacques Chirac, âgé de 79 ans, a été un des grands fauves de la vie politique jusqu'à son départ en 2007 de l'Elysée après 12 ans à la tête du pays.
Publié le 15/12/2011
Elle peut se rencontrer après un accident vasculaire entraînant une interruption de l'irrigation sanguine du cerveau. Auquel cas elle se manifeste de façon brutale et parfois spectaculaire : certains patients atteints, par exemple, d'héminégligence gauche négligeront dès lors toutes les parties gauches des objets ou de leur propre corps, allant jusqu'à se cogner régulièrement l'épaule gauche contre les portes ou ne chausser que leur pied droit, sans pour autant s'apercevoir de quoi que ce soit d'anormal.
L'âge, facteur aggravant
L'anosognosie peut aussi survenir de manière progressive. Plusieurs années après un accident vasculaire cérébral - Jacques Chirac avait été hospitalisé pour un AVC en 2005 - peuvent ainsi apparaître des troubles de mémoire ou des anomalies dans d'autres régions du cerveau, concernant par exemple le langage. Après un premier AVC important, un patient peut "récidiver à bas bruit", avec "de petits AVC qui passent inaperçus sur le plan clinique" mais qui peuvent à long terme entraîner "une anomalie cognitive importante", explique le Pr Françoise Forette, spécialiste de gériatrie qui dirige la Fondation nationale de gérontologie.
Certaines zones du cerveau manquent d'oxygène de façon répétée lors d'une telle succession de petits accidents de la circulation sanguine. Il peut en résulter une "démence vasculaire", maladie qui représente 30% de toutes les démences. Selon les zones du cerveau touchées, cela peut entraîner des pertes de mémoire, affecter le langage ou plus globalement les fonctions cognitives, autrement dit les capacités de raisonnement.
L'âge entre aussi en jeu : la capacité de régénération du cerveau, c'est-à-dire sa plasticité, diminue en vieillissant. Les structures qui avaient pris le relais après un AVC peuvent ne plus être capables de le faire, note le Pr Yves Dauvilliers, neurologue au CHU de Montpellier. Les lésions dues à un AVC ou une démence vasculaire peuvent, enfin, coexister avec une maladie neurodégénérative. Si la maladie d'Alzheimer, que le grand public associe généralement aux problèmes de mémoire, est la plus fréquente, il existe au moins "une demi-douzaine" de maladies neurodégénératives, note ainsi le Pr Forette.
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