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Bactérie Eceh : la piste du concombre espagnol s'éloigne, l'inquiétude monte

Edité par
le 31 mai 2011 à 17h19 , mis à jour le 03 juin 2011 à 16h11.
Temps de lecture
4min
Concombres contaminés : la bactérie en cause est très rare

La bactérie E.coli / Crédits : TF1/LCI

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SantéUne lutte contre la montre s'est engagée au niveau européen pour enrayer la propagation de cette bactérie qui a déjà fait 16 morts, dont une 1re victime hors d'Allemagne. Des résultats partiels d'analyses éloignent la thèse des concombres bio espagnols.

Le bilan s'alourdit, un premier mort hors d'Allemagne
Les bilans des victimes en Allemagne divergent. La Commission parle de 9 décès confirmés suite à l'épidémie de diarrhées mortelles dues à la bactérie E.coli 0104. Les autorités allemandes font elles état de 15 décès et de 373 cas. Elles craignent en tous cas que le pic de contamination reste à venir, en raison d'une incubation qui peut durer une semaine.
En Suède, une femme d'une cinquantaine d'années contaminée lors d'un séjour en Allemagne est morte mardi dans un hôpital du sud-ouest de la Suède. C'est à ce jour, le premier décès connu en dehors d'Allemagne.
"Quinze cas ont été confirmés en Suède, 14 au Danemark, six en France, sept aux Pays Bas, deux au Royaume-Uni, deux en Autriche, un en Espagne et deux en Suisse", selon le dernier bilan publié par la Commission européenne. La porte-parole avait mentionné dans la matinée "trois cas présumés aux Etats-Unis".
Ces malades ont toutefois tous séjourné récemment en Allemagne, laissant penser que la source de contamination s'y trouve.
 
Origine de la bactérie : retour à la case départ
Madrid a haussé le ton contre l'Allemagne, accusée d'avoir prématurément mis en cause des concombres bio espagnols comme vecteurs probables de la bactérie... une hypothèse infirmée pour le moment par les premiers résultats partiels d'analyses à Hambourg.
Du coup, les autorités allemandes ont pour la première fois mardi exprimé des doutes sur la responsabilité de concombres espagnols. Les résultats de tests sur deux autres concombres ne sont pas encore connus. En attendant, les autorités allemandes ont maintenau leurs conseils à la population de ne pas consommer des concombres, des tomates et de la laitue, et certains de ces produits ont été retirés des étals. 
Pour accélérer la chasse à la bactérie, des chercheurs de l'Université allemande de Münster ont annoncé la mise au point d'un test permettant de rapidement identifier la bactérie.
Des chercheurs de l'Institut Robert Koch, chargé de la veille sanitaire, se sont rendus au chevet des malades afin de les interroger sur leurs habitudes alimentaires et leur consommation de légumes avant qu'ils ne tombent malades, pour cerner au mieux l'origine possible de la contamination.
Les résultats d'analyses en cours en Espagne sur des concombres issus de culture sous serre en Andalousie ne seront pas connus avant mercredi.

L'inquiétude s'installe
La ministre espagnole de l'Agriculture a chiffré les pertes des maraîchers espagnols de primeurs à 200 millions d'euros par semaine, demandant comme le font les Pays-Bas, des compensations pour les producteurs.
La commission européenne a promis mardi d'étudier les moyens de venir en aide aux producteurs de légumes, confrontés à une crise de confiance de grande ampleur suite à cette épidémie de diarrhées mortelles, une vague sans précédent en Allemagne et l'une des pires au monde.
L'Espagne n'est pas seule affectée. En recommandant d'éviter de consommer des légumes crus, les autorités allemandes ont provoqué une chute drastique de la demande. Par exemple, quelque 78% des Autrichiens ont indiqué vouloir pour le moment renoncer à la consommation de concombres, tomates et aubergines, selon un sondage.
 
L'UE s'interroge
Une réunion de crise s'est tenue mardi soir à Bruxelles. L'identification de la source de la contamination "sans précédent" "est une priorité absolue", a alors annoncé le commissaire européen chargé de la Santé, John Dalli. Il a souligné que le nombre de nouveaux cas semblait décliner, mais il a invité les autorités de tous les Etats de l'UE a demeurer "vigilantes".
L'épidémie a été inscrite à l'ordre du jour de la réunion des ministres de la Santé de l'UE lundi prochain à Luxembourg.

Un espoir
La souche rare d'Eceh qui frappe s'est révélée résistante au traitement habituel par dialyse, amenant les médecins à lancer un nouveau traitement, avec un médicament de la famille des anticorps monoclonaux. Un porte-parole de la faculté de médecine de Hanovre a fait part lundi de premiers succès. Mais l'efficacité du traitement reste à confirmer.

Commenter cet article

  • quidseco : Pourquoi personne ne s'intéresse aux activités du laboratoire EMBL à Hambourg ? C'est un laboratoire très sécurisé qui fait actuellement des recherche sur les bactéries dans les intestins...

    Le 04/06/2011 à 19h29
  • mercator2 : Le concombre arrive masqué !

    Le 01/06/2011 à 07h56
  • stoicien : Le concombre a-t-il eu un bon avocat?

    Le 01/06/2011 à 07h01
  • kristiano7 : Manger 5 fruits et légumes... Mon cul ué !!!

    Le 01/06/2011 à 06h38
  • pagan29200 : C'est pour ça que c'est bon pour le régime ;o)

    Le 01/06/2011 à 02h03
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