Le dernier rapport de la Cour des Comptes sur les finances de la Sécurité sociale a tout du cri d'alarme. "Jamais le déficit de la Sécurité sociale n'a atteint un niveau aussi élevé qu'en 2010. A 29,8 milliards, le déficit cumulé des régimes de base et du fonds de solidarité vieillesse a un caractère historique. Il a plus que triplé en deux ans", souligne l'institution. La faute à la crise ? Pas uniquement. "Le niveau exceptionnellement élevé des déficits ne s'explique que partiellement par la crise économique. Moins de la moitié de celui du régime général provient de la faiblesse de la conjoncture", selon la Cour, qui précise que sur le 1,2 point de produit intérieur brut qu'a représenté en 2010 le déficit du régime général, les "facteurs structurels" ont compté pour 0,7 point. Soit un peu plus de la moitié. Dans ce contexte, elle suggère "d'intensifier la maîtrise des dépenses sociales, notamment d'assurance maladie".
Le premier procès du Mediator s'ouvrira bien en mai
Malgré les demandes des avocats du groupe Servier, qui réclamaient une nouvelle audience de procédure, la date du procès a été maintenue. Ce dont se félicitent les avocats des victimes, qui se battent pour un procès rapide, avec en toile de fond la question des indemnisations.
Publié le 06/02/2012
Dossier Mediator : les parties civiles se divisent
L'audience qui se déroule ce lundi devant le tribunal correctionnel de Nanterre, saisi de citations directes dans l'affaire du Mediator pour des faits de "tromperie aggravée", vise essentiellement à déterminer le déroulé du procès. Avec déjà des divergences entre les parties civiles...
Publié le 06/02/2012
Mediator : le premier procès aura bien lieu en mai
La Cour de cassation a décidé mercredi de ne pas regrouper toutes les procédures en cours sur le Mediator en une même instruction menée à Paris. Ce sera le 1er procès pour "tromperie aggravée" contre Servier.
Publié le 14/12/2011
Mediator : premier procès pénal en mai 2012
Le premier procès au pénal des laboratoires Servier et de leur fondateur Jacques Servier dans l'affaire du Mediator débutera le 14 mai 2012.
Publié le 26/09/2011
Jacques Servier aurait voulu transférer son laboratoire à l'étranger
Selon des écoutes téléphoniques, dont le contenu est rapporté par le JDD, les laboratoires mis en examen dans le dossier du Mediator, ont voulu déplacer leurs instances de décision vers les Pays-Bas.
Publié le 25/09/2011
Mediator : la Sécu réclame 255 millions à Servier
L'assurance maladie demande aux juges d'instruction chargés de l'enquête sur le Mediator d'imposer à Servier de verser 255 millions d'euros en garantie de futurs dédommagements que pourrait être condamné à verser le laboratoire, a déclaré mercredi son avocat.
Publié le 08/09/2011
Après le Mediator, un nouveau scandale chez Servier ?
Libération affirme, citant un rapport de l'Agence européenne des médicaments, que le laboratoire a falsifié des documents relatifs au Protelos, un médicament contre l'ostéoporose. Servier dément.
Publié le 07/09/2011
Servier aurait menti dès la mise sur le marché du Mediator
Selon Le Figaro et Libération, deux hommes auditionnés cet été par les juges chargés du dossier du Mediator accusent le laboratoire Servier d'avoir, dès l'origine, dans les années 70, menti sur les propriétés réelles du médicament pour permettre sa mise sur le marché.
Publié le 06/09/2011
Mediator : vers une mise en examen de Servier ?
Les laboratoires Servier sont convoqués par les juges en charge du dossier Mediator en vue d'une possible mise en examen, a déclaré mardi leur avocat. Il n'a toutefois pas précisé pour quel chef les laboratoires pourraient être poursuivis, alors que de nouveaux témoignages accablent Servier.
Publié le 06/09/2011
Mediator : le fonds d'indemnisation va recevoir ses premiers dossiers
Le fonds public mis en place pour indemniser les victimes du Mediator est lancé ce jeudi. Plus de 2000 dossiers sont prêts à lui être soumis dans les semaines qui viennent.
Publié le 31/08/2011
Mediator : Servier prêt à porter plainte contre les médecins ?
Le groupe pharmaceutique français pourrait bientôt poursuivre en justice les médecins ayant prescrit le Mediator comme coupe-faim, a annoncé Libération jeudi. Une information démentie dans la foulée par les Laboratoires Servier.
Publié le 25/08/2011
Mediator : Servier également poursuivi pour "escroquerie"
Le parquet de Paris a élargi l'enquête contre les laboratoires Servier à l'"escroquerie" au préjudice des caisses de Sécurité sociale et des mutuelles. Dans un premier temps, il n'avait retenu que la "tromperie aggravée". Servier est également visé pour "homicides et blessures involontaires".
Publié le 05/08/2011
Mediator : neuf mois après, la "réforme radicale" du gouvernement
Il était promis depuis des mois : le projet de loi sur les médicaments post-scandale du Mediator a été présenté ce lundi en conseil des ministres. Au programme : plus de transparence et un meilleur encadrement des visiteurs médicaux. Les réactions n'ont pas tardé.
Publié le 01/08/2011
Mediator : premier procès en 2012 à Nanterre
La Cour de cassation a rejeté mercredi la demande de regroupement à Paris de l'ensemble des procédures dans l'affaire du Mediator, ouvrant la voie à un premier procès pénal à Nanterre où ont été déposées trois citations directes.
Publié le 15/06/2011
Mediator : les indemnisations vont pouvoir commencer
Les députés ont validé à l'unanimité le mécanisme d'indemnisation des victimes de cet antidiabétique utilisé aussi comme coupe-faim. Les laboratoires Servier auront trois mois pour faire une offre aux victimes qui en feront la demande. Faute de quoi, elles pourront se retourner vers l'Oniam.
Publié le 11/06/2011
L'affaire Mediator "peut se reproduire"
Le président de la mission parlementaire sur le Mediator s'inquiète d'autres scandales possibles. Il évoque le dossier d'un autre antidiabétique, Actos, et souligne dans une tribune que publie Le Monde : "comme pour le Mediator, le doute profite au produit, et pas au patient".
Publié le 24/05/2011
Mediator : les médecins ne paieront pas, assure Bertrand
Les médecins ayant prescrit le Mediator ne seront pas les "payeurs" de l'indemnisation des victimes du médicament a déclaré dimanche le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, après des informations allant dans ce sens.
Publié le 08/05/2011
Mediator: les médecins pourront être appelés à participer à l'indemnisation
Les médecins pourront être appelés à "rentrer dans la procédure" d'indemnisation des victimes du médicament Mediator, si ces dernières le jugent bon ou si le laboratoire Servier le demande, a indiqué samedi le ministère de la Santé.
Publié le 07/05/2011
Le Mediator a coûté environ 1,2 milliard d'euros à la Sécu
Selon le Figaro, le médicament utilisé comme coupe-faim a coûté environ 1,2 milliard d'euros à la Sécurité sociale. Cette somme comprend les remboursements et le coût de la prise en charge des complications médicales.
Publié le 05/05/2011
Mediator : "Il ne s'agit pas de payer à la place de Servier"
Xavier Bertrand a précisé mercredi matin le fonctionnement du futur fonds public d'indemnisation des victimes du Mediator, annoncé quelques heures plus tôt par le ministère de la Santé. Il a notamment souligné que l'organisme gérant ce fonds pourrait se retourner contre le laboratoire Servier.
Publié le 07/04/2011
Et sur ce dernier point, la tâche s'annonce difficile. Car la Cour des Comptes dresse un tableau en forme de réquisitoire de l'ensemble du modèle économique français du médicament, alors que le scandale du Mediator a déjà conduit les autorités sanitaires à enquêter sur de nombreux autres médicaments. Le rapport dénonce ainsi "une consommation pharmaceutique exceptionnellement forte", chiffres à l'appui : "En 2008, la France a consacré à ses dépenses de médicaments 1,84% de son PIB, soit une part de 15% supérieure à celle de l'Allemagne (1,59%) et de 78% supérieure à celle du Royaume-Uni (1,03%)". Il pointe aussi "une culture de prescription spécifique qui favorise une forte consommation de médicaments nouveaux et chers".
Un système "insuffisamment rigoureux"
Dans un contexte français qui pousse visiblement à la consommation, les prix des médicaments et leurs taux de remboursement sont fixés par un système "insuffisamment rigoureux", note la Cour des Comptes. En premier lieu, les évaluations des médicaments avant leur commercialisation sont jugées "dépendantes des laboratoires" car elles "s'appuient sur des études qui sont laissées à l'initiative du fabricant", sans cadre précis. D'où des produits parfois retirés du marché car considérés après coup comme présentant de possibles dangers. En outre, note le rapport, "le modèle français de fixation des prix, fondé sur des négociations avec les laboratoires peu encadrées, est singulier par rapport aux pratiques constatées dans les autres pays européens". La Cour regrette notamment l'absence "d'évaluation médico-économique" des médicaments. "En conséquence, il ne peut être fait de lien entre un effet thérapeutique attendu et un prix consenti, ce qui a pu conduire à prendre en charge des médicaments qui ont été refusés dans de nombreux autres pays en raison d'une efficacité insuffisamment prouvée ou d'un prix trop élevé".
Enfin, le "mode de décision" du taux de remboursement est aussi jugé "peu transparent". Théoriquement, ce taux devrait dépendre du "service médical rendu" du médicament concerné, c'est-à-dire à la fois de la gravité de l'affection qu'il traite, et de son efficacité pour la traiter. C'est la commission de la transparence, rattachée à la Haute Autorité de Santé, qui est chargée de se prononcer sur ce point. "Mais la décision ministérielle d'admission des médicaments au remboursement n'est pas liée par l'avis de la commission de la transparence", regrette la Cour. "La décision prise peut être ainsi en contradiction avec l'avis rendu". Mais la commission de la transparence elle-même n'échappe pas aux piques de la Cour des Comptes, qui lui reproche de favoriser certains médicaments. Autant de dysfonctionnements qui expliquent des "anomalies coûteuses", certains médicaments étant mieux remboursés que d'autres à efficacité thérapeutique équivalente.
Et c'est précisément de ce système opaque, favorable à la dérive des dépenses et aux médicaments potentiellement peu efficaces ou présentant des effets secondaires risqués, qu'a bénéficié un médicament comme le Mediator. En 1999 et en 2006, note la Cour des Comptes, la commission de la transparence avait signalé "un niveau de service médical rendu insuffisant au regard des autres médicaments ou thérapies disponibles pour justifier sa prise en charge" par l'assurance maladie. "Malgré cet avis, le niveau de prise en charge de 65% a été maintenu", et ce jusqu'au retrait du médicament en 2009. Or, pointe le rapport, "en janvier 2006, la Cour avait déjà signalé cette anomalie dans un rapport provisoire sur l'AFSSAPS."
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