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Des chercheurs anglais font marcher des chiens paralysés


le 20 novembre 2012 à 14h58 , mis à jour le 20 novembre 2012 à 16h27.
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3min
Un chien.

Un chien. / Crédits : Thinkstock

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SantéUn espoir pour tous les paralysés : des chercheurs de l'université de Cambridge sont parvenus à faire remarcher des chiens handicapés en quelques mois.

Ils n'avaient pas marché depuis des mois, voire des années. Des chercheurs britanniques ont annoncé lundi qu'ils étaient parvenus à refaire marcher des chiens paralysés en leur greffant des cellules qui réparaient les lésions du système nerveux.

Atteints de lésions sévères au niveau de la moelle épinière, les 34 chiens de l'expérience, pour la plupart des teckels, avaient perdu l'usage de leurs pattes arrière. Les chercheurs de l'université de Cambridge, en Angleterre, ont prélevé certaines cellules nerveuses à l'intérieur de leurs museaux afin de les mettre en cultures. Ces cellules olfactives présentent en effet  la particularité se transformer afin de réparer des liaisons nerveuses sectionnées, un peu comme des cellules souches. Les scientifiques les ont ensuite transplantées dans la partie malade.

Marcher à nouveau en quelques mois 

Selon l'étude, publiée dans la revue de neurosciences Brain, les lésions ont été résorbées. Quelques mois après, la plupart des chiens traités réussissaient à marcher sur un tapis roulant, à l'aide d'un harnais. Seuls 23 des chiens, choisis au hasard ont reçu ce traitement, les 11 autres ne recevant qu'une injection de placébo.

C'est la première fois que cette technique régénératrice est testée sur des blessures réelles et non pas sur des animaux de laboratoires chez qui les lésions sont volontaires et contrôlées.

Bientôt des tests sur les humains

Si cette découverte représente un grand espoir pour tous les paralysés, les scientifiques estiment toutefois que la technique ne sera pas aussi efficace sur le corps humain avant de longues années.

"Nous pensons que ce genre de traitement pourrait permettre à des patients humains de retrouver au moins une partie de leurs fonctions motrices, mais nous sommes loin de pouvoir promettre qu'ils retrouveront toute leur mobilité perdue", commente le professeur Roben Franklin, co-auteur de l'étude. "Il est plus probable que cette procédure soit utilisée un jour dans le cadre d'une combinaison de traitements, en complément de traitements médicamenteux, par exemple". Des tests devraient être lancés sur des hommes et des femmes présentant le même type de lésions.

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