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Donner la fessée, un risque pour le cerveau des enfants


le 03 juillet 2012 à 07h25 , mis à jour le 03 juillet 2012 à 13h05.
Temps de lecture
3min
Pieds d'une enfant.
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SantéLes personnes qui ont reçu des fessées lorsqu'elles étaient enfants ont plus de risques de souffrir d'affections mentales une fois adultes, selon une étude canadienne parue lundi.

Adeptes de la fessée, réfléchissez-y à deux fois avant de donner une tape sur le derrière de votre enfant.  Selon une étude canadienne publiée lundi, cette punition corporelle augmenterait le risque de problèmes mentaux, que ce soit des désordres comportementaux ou des problèmes d'alcool ou de drogue.
 
L'étude, menée auprès de 653 adultes par une équipe de chercheurs canadiens, visait à examiner uniquement l'effet des fessées et châtiments corporels légers sur des problèmes psychologiques ultérieurs, en excluant les sévices sévères (qui laissent des bleus ou causent des blessures) ou de nature sexuelle. Les résultats montrent que les personnes ayant reçu des fessées ont entre 2% et 7% de risques supplémentaires de présenter des pathologies mentales une fois adultes.

La fessée accroît le comportement agressif

Ces chiffres, publiés dans la revue américaine Pediatrics, peuvent paraître anecdotiques mais ils démontrent que les punitions corporelles semblent accroître le risque de problèmes ultérieurs, selon les experts, d'autant que la moitié des Américains se rappellent avoir reçu des fessées dans leur enfance.  "Cette étude est importante, elle ouvre un débat sur l'éducation des enfants", estime Victor Fornari, directeur du département de psychiatrie infantile au North Shore-Long Island Jewish Health System à New York. Les chiffres mis en évidence "ne sont pas très élevés, mais ils démontrent que les punitions corporelles sont un facteur de risque pour souffrir de problèmes mentaux une fois adulte", ajoute Victor Fornari en commentant cette étude à laquelle il n'a pas participé.
 
Les recherches précédentes sur le sujet avaient déjà démontré à plusieurs reprises que les enfants victimes de châtiments corporels souffraient davantage de désordres mentaux une fois adultes, et étaient plus enclins à présenter un comportement agressif que les enfants ne recevant pas de fessées. Toutefois, ces études se penchaient sur le cas de personnes ayant reçu des sévices plus sévères. Trente-deux pays dans le monde ont interdit les punitions corporelles pour les enfants, mais pas les Etats-Unis ni le Canada.

Voir la vidéo : la fessée, un risque pour le cerveau des enfants 

 

 

Commenter cet article

  • sonikboum : Je ne suis pas pro-fessées mais les prisons sont remplies de ces jeunes qui n'ont pas dû recevoir de fessées de correction et donc d'éducation étant petits. Dans le petit % que les scientifiques ont dégoté, combien de fessées ont été données à tors et à travers ? Les fessées servent à faire comprendre aux enfants que ce qu'ils ont pu faire est mal, pas pour que les parents passent leurs nerfs après une journée difficile !!! Elles doivent être le dernier recours après plusieurs punitions sans effets et surtout être accompagnées d'un gros câlin pour montrer à nos enfants qu'on les aiment même si on les a punis.

    Le 17/07/2012 à 00h10
  • _mike : Aujourd'hui, on peut souffrir de tout et n'importe quoi. D'ailleurs, vous risquez d'abimer vos yeux si vous n'avez pas cligné depuis le début de mon commentaire.

    Le 14/07/2012 à 02h08
  • angus8 : Excellent...je me demande d ailleurs si certains jeux electroniques ou autres programmes televises ne sont pas plus dommageables pour les cerveaux de nos petits. Si moi je regarde un programme de telerealite je suis oblige de me servir un verre de gnole pour m en remettre. Plutot que de me mettre a boire j ai arrete la tele.

    Le 11/07/2012 à 19h59
  • helenepl : Oui, il faut peut être trouver un compromis pour réinstaurer l'autorité des parents. Si les limites étaient posées à la maison, les profs n'auraient pas à faire de la discipline au lieu de faire de l'enseignement. J'ai un fiston pas facile à la maison mais adorable à l'extérieur ... Je ne suis pas dingue, et je préfère qu'il soit apprécié partout où il passe et qu'il fasse ses "crises" à la maison. Au moins c'est moi qui gère !

    Le 10/07/2012 à 15h27
  • stelmaria0 : Merci kaehla

    Le 08/07/2012 à 12h25

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