- Le grand ménage à l'agence du médicament - 01 min 58 s
Le premier procès du Mediator s'ouvrira bien en mai
Malgré les demandes des avocats du groupe Servier, qui réclamaient une nouvelle audience de procédure, la date du procès a été maintenue. Ce dont se félicitent les avocats des victimes, qui se battent pour un procès rapide, avec en toile de fond la question des indemnisations.
Publié le 06/02/2012
Dossier Mediator : les parties civiles se divisent
L'audience qui se déroule ce lundi devant le tribunal correctionnel de Nanterre, saisi de citations directes dans l'affaire du Mediator pour des faits de "tromperie aggravée", vise essentiellement à déterminer le déroulé du procès. Avec déjà des divergences entre les parties civiles...
Publié le 06/02/2012
Mediator : le premier procès aura bien lieu en mai
La Cour de cassation a décidé mercredi de ne pas regrouper toutes les procédures en cours sur le Mediator en une même instruction menée à Paris. Ce sera le 1er procès pour "tromperie aggravée" contre Servier.
Publié le 14/12/2011
Dangers du Médiator : Servier savait-il depuis 1995 ?
Selon Le Monde, le laboratoire Servier était au courant "depuis au moins 1995" de la nocivité du Mediator. Une affirmation que Servier dément.
Publié le 12/05/2011
Fonds d'indemnisation du "Médiator" : Servier rectifie le tir
Le groupe pharmaceutique a expliqué vendredi que le futur fonds d'indemnisation des victimes du Mediator ne remettrait pas en cause le droit de celles-ci à poursuivre le groupe au pénal.
Publié le 18/03/2011
Médiator : Servier reconnaît un "drame de santé publique"
Le président des laboratoires Servier, Jacques Servier, et son équipe dirigeante se sont défendus peid à pied mercredi devant la mission d'information sur le médicament Mediator de l'Assemblée.
Publié le 02/03/2011
Médiator : deux informations judiciaires ouvertes
Ce médicament du laboratoire Servier, présenté comme un antidiabétique mais parfois prescrit comme coupe-faim, aurait fait de 500 à 2.000 morts en France entre 1976 et 2009.
Publié le 18/02/2011
Médiator : Servier doit payer l'expertise médicale d'une patiente
Le juge des référés du TGI de Toulon a ordonné mercredi une expertise médicale à la charge des Laboratoires Servier pour savoir si la valvulopathie dont souffre une mère de famille est liée à la prise de Médiator.
Publié le 09/02/2011
Le Médiator aurait dû être retiré bien plus tôt, selon l'Igas
L'Inspection générale des affaires sociales remet ce samedi au ministre de la Santé Xavier Bertrand ses premières conclusions sur le Mediator. Un rapport "constitué de 300 pages plus 1000 pages d'annexes", selon Le Figaro.
Publié le 15/01/2011
Scandale du Médiator : un médecin accuse Servier
Le professeur de cardiologie Bernard Iung affirme dans Libération que le laboratoire Servier a dénaturé en 2009 un rapport sur le Mediator et ses risques cardiaques, afin de tenter d'en poursuivre la vente.
Publié le 13/01/2011
Entre 1000 et 2000 victimes du Médiator ?
Le Médiator aurait fait entre 1000 et 2000 décès, selon une étude faite par des épidémiologistes. Des chiffres bien au-delà des 500 morts officiellement avancés. Par ailleurs, l'assurance maladie s'inquiétait de la nocivité du traitement dès 1998.
Publié le 17/12/2010
Médiator : une première plainte au pénal
Une plainte a été déposée à Nanterre jeudi contre les laboratoires Servier, accusés d'avoir entraîné de graves problèmes cardiaques avec le médicament Médiator. Ce médicament aurait fait 500 morts en France.
Publié le 23/11/2010
L'arrêt de mort est officiellement signé pour l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé), très critiquée pour sa passivité face aux laboratoires Servier dans l'affaire du Mediator. Elle va être remplacée par une toute nouvelle Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm), aux pouvoirs accrus. Le Parlement a adopté définitivement lundi soir la réforme du contrôle des médicaments, destinée à empêcher la réédition d'un tel scandale sanitaire. L'Assemblée nationale a approuvé, lors d'un ultime vote aux allures de bras de fer, ce projet de loi présenté par le ministre de la Santé, Xavier Bertrand.
L'adoption du projet en première lecture par les députés, début octobre, avait pourtant fait l'objet d'un relatif accord entre le gouvernement et le PS, qui s'était abstenu après avoir vu plusieurs de ses amendements pris en compte, notamment sur la création d'une base publique de données sur les maladies et leurs traitements. Xavier Bertrand a d'ailleurs rendu hommage au député PS et cardiologue Gérard Bapt, ainsi qu'aux médecins Irène Frachon et Georges Chiche pour leur dénonciation des effets nocifs du Mediator, qui serait responsable de 500 à 2000 décès. Mais ce consensus s'est fissuré un mois plus tard lorsque le Sénat, à majorité de gauche, a durci le texte, interdisant tout lien d'intérêts aux dirigeants d'autorités sanitaires et permettant aux victimes de médicaments nocifs de mener en justice des actions de groupe.
Ce qui dit le texte, ce qu'il ne dit pas
Fin novembre, l'Assemblée, jugeant notamment que l'action de groupe méritait un débat plus large, a supprimé la plupart des amendements du Sénat qui alors, mardi dernier, a voté contre le texte. Lundi, alors que l'Assemblée, ayant le dernier mot lors du vote, s'apprêtait à valider définitivement le texte, Jacqueline Fraysse, pour les communistes, a estimé que "le compte n'y était pas". Catherine Lemorton (PS) a reproché au gouvernement, malgré des "avancées", d'avoir plus changé "le contenant" que le contenu. Des accusations qui ont pris un relief particulier alors que le rôle passé de l'Afssaps a de nouveau été mise en cause durant les débats : le Figaro.fr a écrit lundi qu'un de ses anciens responsables, le Pr Jean-Michel Alexandre, avait perçu entre 2001 et 2009 près de 1,2 million d'euros de rémunération des laboratoires Servier. Xavier Bertrand a déclaré qu'il "allait voir juridiquement ce qu'il est possible de faire en espérant que les faits ne sont pas touchés par la prescription".
Selon la réforme adoptée par le Parlement, les responsables et experts d'autorités sanitaires devront désormais déposer et actualiser une déclaration publique d'intérêts sur leurs liens avec l'industrie pharmaceutique dans les cinq dernières années. Mais la partie interdisant formellement tout lien d'intérêt ne figure plus dans le texte final, pas plus que la possibilité pour les victimes de médicaments nocifs de lancer des actions judiciaires collectives. Aux termes du texte, l'Agence pourra demander à l'industrie pharmaceutique de mener des essais comparatifs pour montrer l'amélioration d'un nouveau produit par rapport à un médicament existant. En raison de la réglementation européenne, ces essais, dont les modalités seront fixées par décret, ne pourront cependant pas être imposés au laboratoire pour l'autorisation de mise sur le marché d'un médicament. Ils seront en revanche obligatoires, lorsqu'ils seront techniquement possibles, pour que le produit soit remboursé par la Sécurité sociale.
Un professionnel de santé qui alerterait les autorités sanitaires sur la nocivité d'un médicament sera protégé de toute sanction ou discrimination, en particulier de la part de son employeur. Sauf pour certains médicaments, les visiteurs médicaux présentant de nouveaux produits à l'hôpital devront le faire devant un groupe de médecins, et non plus en face à face avec un seul praticien.
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