Le patient de 49 ans, dont l'identité n'a pas été révélée, souffre d'une grave infection pulmonaire et de sérieux problèmes rénaux. Il est atteint d'un virus qui "appartient à la famille des coronavirus, mais il ne s'agit pas du SRAS", a précisé l'OMS.
Les coronavirus font partie d'une large famille qui inclut des virus responsables de simples refroidissements mais aussi le "SRAS", qui a provoqué une épidémie de "pneumonie atypique" à l'origine de 800 morts dans le monde en 2003."L'homme originaire du Qatar était hospitalisé à Doha (...) puis il a été transféré en Grande-Bretagne, dans un service d'urgence d'un hôpital spécialisé", a ajouté l'organisme international de veille sanitaire. Il avait voyagé auparavant en Arabie Saoudite.
Une autre personne est décédée récemment en Arabie saoudite, à cause d'un virus similaire à celui observé chez ce Qatari, mais selon l'OMS, il est impossible pour l'instant de relier les deux cas. "Nous n'avons pas entendu parler d'autres cas similaires, nous ne savons pas à quel point ce virus s'est étendu", a ajouté le porte-parole, précisant que l'on ne savait pas comment il a été transmis. A Londres, l'Agence de protection de la santé (Health Protection Agency, HPA) a indiqué que ce nouveau virus était "différent de ceux qui avaient jusqu'à présent été identifiés chez l'être humain". Elle a noté toutefois que les premières investigations n'avaient révélé aucune contamination des personnes ayant été en contact avec le malade, y compris le personnel de santé. Selon l'agence, "un petit nombre de cas de maladies respiratoires graves ont aussi été signalés au Moyen-Orient au cours des trois derniers mois", et l'un des malades, qui a été soigné au Royaume-Uni, est décédé. Des examens sont en cours, mais "il n'y a pas de preuve pour l'instant que ce décès ait été provoqué par le même virus ou qu'il y ait un lien avec les deux autres cas", d'après l'agence.
"Spectre d'une nouvelle épidémie"
Selon elle, "si l'on se réfère à ce que l'on sait des coronavirus, beaucoup des personnes qui ont été en contact avec eux ont déjà passé la période au cours de laquelle elles auraient pu attraper ce virus". "Des mesures immédiates ont été prises" pour éviter toute propagation "et il n'y a aucun indice laissant croire à une contamination", a souligné le responsable du département des maladies respiratoires au HPA. "Seuls deux cas ayant été détectés dans le monde et en l'absence d'élément semblant indiquer une contamination, il n'y pour l'instant aucune mesure à prendre à destination du public ou des voyageurs de retour au Royaume-Uni", a-t-il estimé.
Toutefois, sans être alarmiste, il ne faut pas baisser la garde : le directeur du Centre des maladies respiratoires infectieuses à l'Imperial College à Londres, a jugé de son côté qu'il fallait "pour l'instant être vigilants". "Toute preuve de la transmission entre êtres humains (...) serait très inquiétante et ferait surgir le spectre d'une nouvelle épidémie comme celle du SRAS". "Il faut espérer qu'il s'agisse juste de formes rares d'une infection généralement sans gravité, qui









