La déficience intellectuelle, une question de gènes ?

le 28 août 2011 à 14h00 , mis à jour le 28 août 2011 à 14h02

Des chercheurs français viennent de faire une découverte qui apporte un nouvel argument en faveur du rôle majeur joué par des anomalies génétiques dans les causes de la déficience intellectuelle. Tout proviendrait d'une simple mutation... qui perturberait tout le développement du cerveau.

TF1/LCI Images de synthèse de l'activité d'un cerveauImages de synthèse de l'activité d'un cerveau © TF1-LCI

La déficience intellectuelle proviendrait-elle d'une simple mutation génétique ? C'est ce que pensent avoir découvert des chercheurs français, qui décrivent, dans des travaux publiés cette semaine aux Etats-Unis, comment apparaît ce handicap héréditaire. La mutation, selon eux, bouleverse le fonctionnement de gènes permettant au cerveau de se développer, de mûrir et de s'adapter en organisant ses réseaux de neurones pour fonctionner normalement.

La déficience intellectuelle est généralement définie comme "un fonctionnement intellectuel général inférieur à la moyenne, qui s'accompagne de limitations significatives des capacités d'adaptation." Dans leurs travaux, ces chercheurs ont pu démontrer que les cellules de patients qui ont un quotient intellectuel inférieur à la moyenne, présentent un défaut d'expression de certains gènes impliqués dans le fonctionnement du système nerveux central.

Un mal aux causes encore mal connues

Or leur activation rapide est une étape clé dans le développement et la plasticité cérébrale, explique Laurence Colleaux, de l'Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire à l'université de Strasbourg en France, une des co-auteurs de cette recherche, parue dans la revue américaine Science datée du 26 août.

"Les patients souffrant d'une déficience intellectuelle sont porteurs de cette mutation qui modifie les protéines impliquées dans la transcription des informations", explique la chercheuse. "Cela nous laisse penser que cette anomalie des gènes serait une signature moléculaire de ce trouble", avance-t-elle.

Les résultats de cette recherche apportent un nouvel argument en faveur du rôle majeur joué par des anomalies génétiques dans les causes de la déficience intellectuelle, selon elle. Ce handicap touche près 3% de la population générale. Si 20% des cas peuvent être attribués à des facteurs environnementaux, 40% résultent de causes génétiques connues et 40% ont une origine qui reste indéterminée, indiquent les auteurs de l'étude.

le 28 août 2011 à 14:00
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7 Commentaires

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  • mcac, le 03/11/2011 à 08h03

    Une bonne alimentation favorise une bonne irriguation du cerveau d'où un meilleur fonctionnement . L'intelligence se développe dans un environnent spécifique .

  • antoine100889, le 29/08/2011 à 09h47

    Whaou! J'ai rien compris.

  • fimadou, le 29/08/2011 à 08h25

    Vous n'auriez pas pété un câble,des fois?

  • 421123, le 29/08/2011 à 02h39

    En ce qui vous concerne: vous avez raison!

  • erleg71, le 28/08/2011 à 21h34

    Oui oui... Les mêmes "câblages" que vous avez fumé, semble t-il.

  • erwan8300, le 28/08/2011 à 20h35

    Je suis persuadé que pour arriver ce résultat nos chercheurs ont dû se servir de nos politiciens comme cobayes. Il y a quand même un petit hic, Mme Aubry n'a rien pris de son père.

  • paixmondiale, le 28/08/2011 à 18h31

    Il faut étudier les "câblages", puisque les individus sont "câblés" en anomalie d'équilibre en anomalie de rééquilibrage en anomalie de déséquilibre en anomalie d'ouverture en anomalie de fermeture en anomalie d'aimantations en anomalie d'énergies les gênes (ce sont des fuseaux transférables) ce sont des chaînes de programme qui transmettent des modèles d'équilibre, de rééquilibrage, c'est à dire plus de courant ou moins de courants les chaînes de programmes ne sont pas identiques pour tous les individus

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