Maladie d'Alzheimer: quel est votre facteur de risque ?

le 20 juillet 2011 à 09h23 , mis à jour le 06 août 2011 à 07h56

Une étude présentée mardi suggère qu'à peu près la moitié des cas de la maladie d'Alzheimer dans le monde seraient attribuables à sept facteurs de risque supposés, la plupart liés au style de vie.

Alzheimer : le tabagisme et l'inactivité intellectuelle en causeUne étude vient de révéler que le tabagisme et l'inactivité intellectuelle seraient des facteurs aggravants dans l'apparition de la maladie d'Alzheimer. © LCI

Ils sont sept. Sept facteurs de risque supposés de la maladie d'Alzheimer qui contribueraient à près de la moitié des cas dans le monde, d'après une étude présentée mardi lors de la Conférence internationale de l'Association Alzheimer, à Paris. "Nous avons été surpris que des facteurs de style de vie tels que l'inactivité physique et le tabagisme puissent contribuer à un aussi grand nombre de cas de maladie d'Alzheimer que les maladies cardiovasculaires dans notre modèle", explique le Pr Deborah Barnes, à la tête des chercheurs de l'Université de Californie chargé de l'étude.

Plus d'infos

Les résultats de l'étude suggèrent que 19% des cas de la maladie d'Alzheimer dans le monde pourraient être lié au faible niveau d'instruction, 14% au tabagisme, 13% à l'inactivité physique, 11% à la dépression, 5% à l'hypertension, 2% à l'obésité et 2% au diabète. Selon un modèle mathématique construit par les chercheurs, une réduction de 25% de ces sept facteurs de risque pourrait prévenir plus de 3 millions de cas d'Alzheimer dans le monde. Pour une réduction de 10%, c'est un million de cas qui pourraient être évités.

Mais les chercheurs restent prudents. Car les résultats de cette étude n'ont pas encore été prouvés scientifiquement. Il n'est donc pas démontré que le fait de modifier ces facteurs de risque pourrait diminuer le nombre de cas de la maladie d'Alzheimer. Prochaine étape pour les chercheurs : la réalisation d'études à grande échelle pour savoir si le fait de jouer sur ces facteurs de risque pourrait diminuer le nombre de cas de la maladie. Et le temps presse car le nombre de malades d'Alzheimer et des démences apparentées devrait doubler en 20 ans dans le monde. Selon des estimations de l'association Alzheimer's Disease International, il pourrait passer de 35,6 millions aujourd'hui à 65,7 millions en 2030.

Le remboursement des traitements anti-Alzheimer remis en question

Alors que Nicolas Sarkozy devait s'exprimer mercredi en fin de matinée lors de la Conférence internationale sur la maladie d'Alzheimer à Paris, les médecins reprochent au plan Alzheimer 2008-2012 du président de la République de laisser de côté la recherche au profit du médico-social. Seuls quatre traitements sont pour le moment disponibles pour les 900.000 malades en France. "Mais ces traitements ne ciblent que les symptômes de la maladie - les troubles de la mémoire - et pas ses causes, explique dans La Tribune Philippe Verwaerde, PDG d'Alz Protect qui développe un médicament contre cette maladie. De plus, leur efficacité est limitée à 20% des patients". Un manque d'efficacité qui pourrait remettre en cause les remboursements de ces traitements anti-Alzheimer. "La question est de savoir si les anti-Alzheimer ont encore leur place dans la stratégie thérapeutique", a déclaré la Haute Autorité de santé (HAS), toujours dans La Tribune. La HAS débute les débats ce mercredi.

le 20 juillet 2011 à 09:23
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9 Commentaires

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  • look165, le 20/07/2011 à 20h35

    ...Je ne me rappelle plus quel est mon facteur de risque.

  • criticdailleurs, le 20/07/2011 à 19h12

    Surpris en ce qui concerne le facteur lié au faible niveau d'instruction car j'avais l'impression que beaucoup de malades étaient des gens plutôt instruits ....

  • toutarefaire31, le 20/07/2011 à 17h50

    Je trouve ça limite des études publiées publiquements et dire au final à la fin de l'article que "ca n'est pas prouvé". Ou comment lancer les "on dit". N'importe quoi ! C'est pas de l'infos ça !

  • molly9999, le 20/07/2011 à 16h02

    Je travaille aussi en maison de retraite, et effectivement, je ne vois aucun lien avec cette etude,!!!

  • bob420, le 20/07/2011 à 14h57

    On peut aussi mourrir du cancer du poumon même si on ne fume pas...ça ne veut pas dire que le tabac n'est pas un facteur de risque

  • viivi13, le 20/07/2011 à 13h38

    Travaillant en maison de retraite pour personnes agées atteintes de cette maladie, je suis vraiment perplexe devant cette étude; En effet, la majorité des personnes ne correspondent en rien à ces résultats.

  • elixir29, le 20/07/2011 à 12h36

    Des études épidémiologiques démontrent l'importance de facteurs environnementaux, dont les effets sont modulés par la présence de gènes de susceptibilité à la maladie d'Alzheimer. De nombreuses publications mettent notamment en évidence l'implication de facteurs toxiques de nature chimique ou physique : métaux (mercure, plomb, aluminium. . .), pesticides, ondes électromagnétiques. . . Parmi ces facteurs de risque, l'exposition au mercure élémentaire, dont les amalgames dentaires constituent la source majeure, est particulièrement suspectée. Encore une fois , STOP aux plombages dans votre bouche ! beaucoup de pays ont déja arreté d'en poser !

  • philippe_94, le 20/07/2011 à 12h30

    J'ai de la chance, je n'ai aucun de ces 7 facteurs. Ca ne m'empêche pourtant pas d'avoir des trous de mémoire. Par contre j'aurai cru que le manque de sommeil serait un facteur car la mémoire se fixe bien pendant qu'on dort.

  • speedo974, le 20/07/2011 à 12h12

    Mon pere a cette maladie depuis une dizaine d'années et ne répond à aucun des 7 facteurs de risque de cette étude,comme quoi !

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