Sida : où en est-on en France ?
A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida ce jeudi, état des lieux de la maladie dans l'Hexagone.
Publié le 01/12/2011
Aides "choquée" par les attaques sur sa gestion
Les responsables de l'association de lutte contre le sida se sont dits "choqués et abasourdis" par les critiques sur la gestion de ses fonds formulées dans Le Parisien.
Publié le 25/01/2011
Un espoir déçu dans la lutte contre le sida
Un gel microbicide vaginal antisida désigné sous le nom de PRO 2000, testé sur près de 9000 femmes dans plusieurs pays d'Afrique, s'est révélé inefficace, indique la revue scientifique The Lancet.
Publié le 20/09/2010
Sida : le gel qui réduit de moitié les risques d'infection
Un gel microbicide à destination des femmes, contenant un antirétroviral à hauteur de 1%, réduit jusqu'à 54% le risque de contamination par le VIH, selon une étude rendue publique lundi à Vienne.
Publié le 19/07/2010
Pour vaincre le sida, l'OMS veut traiter les malades plus tôt
A l'occasion de la 18è conférence internationale sur le sida, l'Organisation mondiale de la santé préconise le traitement des malades à un stade moins avancé. Le nombre de personnes traitées devrait donc continuer à augmenter.
Publié le 19/07/2010
Sida : la trithérapie limite aussi les nouvelles infections
Placer les séropositifs sous trithérapie divise par deux le nombre de nouveaux cas d'infection au VIH, selon une étude publiée dimanche par la revue The Lancet, à quelques heures de l'ouverture de la 18e conférence internationale sur le sida.
Publié le 18/07/2010
Les coiffeurs mobilisés contre le sida
A Bordeaux, un salon de coiffure s'est mobilisé pour sensibiliser sa clientèle sur le problème du Sida. Aujourd'hui en France, 50.000 personnes ignoreraient qu'elles sont séropositives.
Publié le 01/12/2010
Sida : "des personnes découvrent leur séropositivité cinq ou dix ans après l'infection"
Généraliser le dépistage du Sida, c'est une des propositions de Roselyne Bachelot dans son nouveau plan de lutte contre la maladie. Jean-Marie Le Gall, de l'association Aides, était l'invité du mix info de 13h.
Publié le 06/10/2010
Un ruban rouge géant devant la Maison Blanche, des opérations spectaculaires à travers le monde... et à Paris, un ruban rouge de 10 mètres de haut sur la façade de l'Hôtel de ville : en ce 1er décembre, le monde se mobilise une nouvelle fois contre le sida. La ville de Paris organise en outre une opération "café capote" dans plus de 250 cafés parisiens où des préservatifs et des sous-bocks "Paris protège l'amour" seront distribués gratuitement. Par exemple, dans le XXe, 45 bars et restaurants, dont des lieux connus comme La Bellevilloise ou le Mama Shelter, participeront à ces distributions.
A la veille de cette journée symbolique, le gouvernement a voulu lui aussi adopter une mesure symboliquement forte, en marquant sa volonté d'étendre le dépistage du VIH : dans une communication en conseil des ministres, Xavier Bertrand a rappelé que près de 144.000 personnes vivaient avec le VIH en France et que 40.000 à 50.000 d'entre elles avaient contracté le virus sans le savoir. "L'amélioration du dépistage constitue donc un axe prioritaire", a-t-il ajouté. Le gouvernement va donc inciter l'ensemble de la population à se soumettre à un test, avec une campagne engagée cette année par l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé. Le dépistage sera intensifié et ciblé sur les populations les plus à risque, notamment grâce à un test rapide d'orientation diagnostique en cours d'expérimentation.
Le sida a tué l'an dernier près de 2 millions de personnes dans le monde, mais 2010 apporte néanmoins une note d'optimisme avec le recul des nouvelles infections et des essais encourageants de traitements ou de gel, autant de moyens supplémentaires pour prévenir la contamination. Depuis le début de l'épidémie, quelque 30 millions de personnes dans le monde ont perdu la vie à cause du sida. Mais les nouvelles contaminations ont reculé d'un cinquième (19%) depuis 1999, atteignant 2,6 millions en 2009, selon l'Onusida. De plus l'accès aux traitements s'est élargi : plus de 5,2 millions d'habitants des pays en développement avaient accès au traitement antisida (antirétroviral) fin 2009 contre 700.000 en 2004. Toutefois, selon Michel Sidibé, directeur exécutif de l'Onusida, "on estime à 10 millions le nombre de ceux qui restent dans l'attente d'un traitement".
Des avancées durement acquises
Les avancées durement acquises sont fragiles, prévient-il, en s'inquiétant notamment de l'état des financements internationaux. Il existe à présent une palette d'outils pour la prévention et la réduction des risques : préservatif, traitement de maladies sexuellement transmissibles, connaissance de son statut sérologique grâce au dépistage, circoncision, programmes d'échanges de seringues et traitement de substitution à l'héroïne pour les toxicomanes. Mais faute de pouvoir proposer un vaccin puissamment préventif, les chercheurs tentent d'ajouter de nouvelles méthodes à cet arsenal.
Une des stratégies prometteuses repose sur l'utilisation des antirétroviraux chez des personnes non-infectées. Ainsi des essais d'un gel microbicide "suscitent de l'espoir pour toute une génération de femmes", selon Michel Sidibé. Publiée en juillet dernier, l'étude réalisé par le centre Caprisa chez des femmes d'Afrique du Sud a montré qu'un gel vaginal microbicide à base Tenofovir (un antirétroviral) réduisait de 39% le taux d'infection sexuelle. Tout récemment, un essai clinique (étude iPrEx), paru dans le New England Journal of Medicine, a démontré qu'une dose quotidienne d'une combinaison d'antirétroviraux, prise oralement, réduit de 44% le risque d'infection par le VIH, le virus responsable du sida, chez des hommes homosexuels.
Ces résultats ont été qualifiés "d'extrêmement importants" par le Docteur Anthony Fauci, directeur du NIAID, institut national américain des allergies et maladies infectieuses. D'autant qu'un certain nombre de participants n'ont pas pris régulièrement leur traitement préventif, faisant baisser la moyenne du résultat. Pour autant, les spécialistes s'accordent à préconiser la poursuite des travaux avant de répandre ce nouveau mode de prévention.
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